mercredi 24 juin 2015

UN PEU DE MON HISTOIRE

UN PEU DE MON HISTOIRE ( 1933-2015) à ce jour !!!


Paraît que c’était mon tour au grand tirage des karmas : Direction  la Voie Lactée système solaire planète Terre pays Suisse karmarissage : Genève.
Ouf ça y est… J’en ai reçu une (de vie) sans grand enthousiasme, année terrestre 1933/34. Voilà que les problèmes commencent déjà, je suis né aux environs de minuit, chez ma grand-mère, dans la cuisine pour ne pas salir les tapis et à vrai dire, personne n’a pensé à regarder l’heure. Vous vous rendez compte… une année de plus ou de moins, ça compte, surtout le jour où l’armée vous convoque pour participer au prochain casse-pipe.

Je ne le sais pas, mais je viens de tirer le bon numéro. Dans dix ans, certains qui n’ont pas eu cette chance vont en faire la terrible expérience.
Adresse de mon « karmarissage» : un petit théâtre devant la cathédrale, bien visé sur la colline en plein centre de la ville. Famille d’accueil — Tobias et Hélène Le Wenk. Je ne les connaissais pas... avant !! 
Tobias le père; antiquaire, libertaire, anarchiste. Hélène la mère; écrivaine, rêveuse, poétesse, pudique, modiste. Pour le moment mes parents sont gérants du casino-théâtre de la cour St. Pierre à Genève. Ceux qui l’ont connu, ne sont plus là… je sais, je sais !
Moi le né-nouveau, sexe masculin, beau bébé à l’air renfrogné; évidemment je dois me rappeler encore d’où je viens. En arrivant je me souviens vaguement m’être dit, quel est le salaud qui m’a poussé, je sais qu’il y a un héros qui a crié ça, dans le pays où j’ai été transféré. Ensuite après la descente vertigineuse dans le long tube lumineux, oui... le même qu’on prend pour remonter, c’est le trou blanc, je ne me rappelle plus de rien, même pas de ne me rappeler de rien, heureusement d’ailleurs, sinon j’aurais été encore plus désespéré.
– Ah oui... mon nom est « Monbb » ou « Monbobb » en style SMS. En fait c’est Blaise-Basile, mais personne ne m’a demandé mon avis. Je tète, je dors, je pleure – toujours dans cet ordre – c’est ainsi que les jours s’écoulent, enfin, je suppose, car je n’en ai aucun souvenir.
Déjà 6 mois que je suis arrivé, mon « compteur-enregistreur de vie qui passe » commence à fonctionner par intermittence.
Souvenirs, rêves ou réalité, vous savez, à cet âge, c’est pareil, il n’y a pas encore de différence.
Je passe mes premières années à jouer avec ma petite copine Isabelle. Notre terrain de jeu, la place devant la cathédrale St. Pierre, nous sommes les seuls à occuper le terrain avec trottinettes et tricycles, sur ces pavés brillants patinés par les siècles. 
Dès l´âge de 2 ans, ma maman c’est mise en tête de m’apprendre à lire, faut dire qu’elle possède une bibliothèque qui occupe toute une paroi du salon.
Chaque jour j’ai me leçon de lecture, maman a sa propre technique d’apprentissage, c’est une adepte de Rudolph Steiner dont elle possède la plupart des livres.
A : comme arbre. Maman dessine un arbre dans le grand cahier de lecture.
B : comme bébé. Elle dessine un beau bébé.
C : Cul comme pan-pan cucu. Elle dessine mon petit cul rose.
D : Dé, Il y en a qui traîne partout, maman dit que ce sont les outils de papa !
F : Feee… Feu, tu connais...
P : Pon… comme pin-pon ou pompier, tu les connais aussi.
Et ainsi de suite, à 3 ans je lis les mots sous les illustrations, à 4 ans je lis couramment, à 5 ans lorsque j’arrive à l’école, je sais lire et comprendre ce que je lis.
Ce système est formidable, maintenant je peux lire les livres de la bibliothèque de maman. Par prudence, les livres ont été classés différemment.
Premier rayon, tous les livres que je peux lire maintenant, j’ai 4 ans.
Heidi, Bambi, Pinocchio, Croc-Blanc de Jacques London, Crin-Blanc, Flicka le cheval de l’empereur, les contes d’Andersen, les contes des frères Grimm, Dieu et héros grecs, contes de la Forêt-Noire, Cendrillon et Barbebleue de Charles Perrault.
Sur le deuxième, cela sera pour plus tard, ce sont les grands romans d’aventures : Les Jules Verne à la magnifique reliure rouge et or avec des dessins en couleurs — Michel Strogoff — le Tour du monde en quatre-vingts jours. Blaise Cendrars avec L’Or, la Main coupée et Moravagine. Maurice Leblanc : Arsène Lupin, ah, celui-là... — Les sœurs Brontë et les Hauts de Hurlevent. Les contes des Mille-et-une Nuits. 
Le 3ème rayon comprend tous les Rudolf Steiner en français et en allemand et des livres des philosophes : Kant, Nietzsche, Rousseau, Voltaire, Platon. Homère avec L´Odyssée et L´Iliade, les Voyages d´Ulysse que je lis plusieurs fois reste mon préféré.  
Les 4ème et 5ème rayon sont réservés aux grandes personnes. Tu n’as pas le droit de les lires. C’est l’Enfer là haut. Tu m’as bien compris... Oui maman !!!!! 
De toute façon je suis trop petit pour les atteindre... Pour le moment...!
Je finirai par y arriver vers l’âge de 10/11 ans je crois, ce fut la seule et unique fois où ma mère m´a filé une baffe et ma puni de lecture durant 1 mois, vous vous rendez compte. Je m’étais endormi avec Justine de Sade et Salambô de Flaubert auxquels d’ailleurs je n’avais pas compris grand-chose. Le Kamasûtra illustré sera plus explicite. Manon Lescaut de l’Abbé Prévot et le très, très polisson Histoire de l’Œil, de Lord Auch alias (Georges Bataille). Je commençais à entrevoir un monde d’adulte trouble et inquiétant. C’est ainsi que je deviens un dévoreur de livres et un rêveur d’aventures. Comme vous l’avez compris, j’ai déjà un esprit aventurier, qui ne me quittera jamais. J’ai d’ailleurs de qui tenir avec mes ascendances Chaux-de-Fonnières, la cité horlogère du Jura Suisse.

Les célèbres aventuriers de La Chaux de Fonds.

Les trois C : Cendrars — Chevrolet — Le Corbusier.
Mon arrière grand-mère maternelle Cristina est la fille de Johann Sutter né en 1803 qui a eu 5 enfants. Il laisse sa famille au soin de son frère en 1934, suite à la faillite de son entreprise et émigre aux États-Unis. 
Après avoir pas mal bourlingué, Johann Sutter arrive en Californie en 1840, il obtient une concession de 20 000 hectares, au confluent des rivières American et Sacramento. Il développe à cet endroit un immense domaine agricole qu’il appelle « La Nouvelle-Helvétie ». (plus connu sous le nom de « Fort-Sutter »). Lorsqu’en 1847, les États-Unis annexent la Californie, John Sutter possède 12 000 têtes de bétail (1000 porcs, 2 000 chevaux et 10 000 moutons) il emploie 150 personnes. Son domaine comprend également un atelier de tissage, une distillerie, un moulin et une tannerie. Sutter, a 44 ans, il est alors un des hommes les plus riches de Californie.




Le 24 janvier 1848 :
C’est alors qu’un événement vient tout bouleverser. James Wilson Marshall, un charpentier embauché par Johann Sutter pour la construction de la scierie, découvre de l’or sous quinze centimètres d’eau. Mi-mars, la découverte de l’or en Californie atteint San Francisco puis se répand dans tout le Pacifique. Le 19 août 1848, la nouvelle est annoncée à toute la côte Est. Le 5 décembre, le président fait part au congrès de la découverte de « fabuleuses mines d’or » en Californie. Le monde entier est alors au courant.
Sutter décide de vendre son fort et de se retirer un peu plus au nord, dans sa propriété de Hock Farm. C’est là qu’à partir de janvier 1850 viennent le rejoindre sa femme et 3 de ses plus jeunes enfants, après quinze années de séparation. 
La fille cadette de Sutter, Christina, restée en Europe s’est mariée entretemps à un certain Ferenc Matteyaz, maître ciseleur hongrois. Elle habite désormais à La Chaux-de-Fonds en Suisse où son mari a créé un atelier de joailler-ciseleur renommé, situé dans la grande avenue Léopold Robert de la cité horlogère suisse.
Le couple Matteyaz-Sutter qui possède maintenant la nationalité suisse sous le nom de Matteï a un fils en 1875 du nom de Stanislas. Stanislas se marie avec Caroline Cochet, ils sont mes grands-parents maternels, ils auront une fille, ma mère Hélène née en 1910 qui se marie avec Tobias Le Wenk, cadet d’une famille de 11 enfants. Eux en auront un, unique, fait rare en 1930… moi Blaise-Basile. (Gérard Le Wenk)
C’est quoi… ? Ces prénoms insolites ?
Blaise : Blaise en référence à Blaise Cendrars, ami des parents de ma maman, à qui elle vouait une grande admiration.
Basile pour Vassili = Basile en mémoire des origines Hongroises de Stanislas mon grand-père.
La maison de mes grands-parents Matteï à La Chaux-de-Fonds jouxtait celle de Frédéric Louis Sauser, un écrivain plus connu sous le nom de Blaise Cendrars. C’est en 1925 qu’il écrit, « L´Or » les aventures, du général Sutter en Californie qui le rendra célèbre. La proximité avec la demeure de mes grands-parents Matteï laisse à penser que Cristina, mon arrière grand-mère et fille de Sutter, a eu des contacts avec M.Sauser alias Cendrars et lui aura confié l’extraordinaire histoire de sa famille aux États-Unis d’Amérique. 



Louis-Joseph Chevrolet : ce pionnier constructeur et pilote automobile de grand talent qui naquit le jour de Noël 1878 également à La Chaux-de-Fonds. L’emblème des « Chevrolet » est inspiré par la croix suisse. Doté d’un courage conquérant, Louis Chevrolet, cette force de la nature (1 m 80, 100 kg) doit sa notoriété à sa bravoure. Une fois émigré aux États-Unis, Chevrolet glane de multiples coupes dans des courses automobiles. Sa folle dextérité au volant de sa Buick lui vaut sans tarder une immense notoriété sur le territoire américain. C’est précisément la renommée de Chevrolet, doublée du talent inné du Neuchâtelois pour la mécanique, qui intéresse en 1911 Bill Durant, patron de Buick et futur fondateur de la General Motors. L’industriel et le pilote créent à la fin de la même année à Detroit, dans le Michigan, une marque qui porte le patronyme déjà si célèbre de Louis Chevrolet.

Le Corbusier : Architecte le l’ère et de l’art moderne. Le 6 octobre 1887, naissance au 38 rue de la Serre, à La Chaux-de-Fonds, de Charles-Édouard Jeanneret (dit Le Corbusier), Charles-Édouard Jeanneret est, par son père, le descendant d’une lignée d’artisans, protestants émigrés du sud-ouest de la France, et par sa mère, de famille d’industriels essentiellement horlogers de Suisse. En 1900 Charles-Édouard entame une formation de graveur-ciseleur à l’école d’art de La Chaux de Fonds dans le Jura suisse. Mais l’évolution catastrophique de sa vue – il ne voit que d’un œil – ne lui permet plus d’envisager la poursuite de cette formation. Charles L’Eplattenier, émule de l’Art Nouveau, l’accueille dans son cours de dessin d’art, et le dirige vers l’architecture et la décoration en 1904. Il deviendra par la suite un des plus importants architectes de l’époque moderne. Il décède en 1965.
Rare photo de Le Corbusier avec Albert Einstein




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Mes ancêtres paternels vers 1925 avec leurs 8 enfants



Mes grands-parents paternels et leurs 8 enfants (sur 11) en haut à droite mon père.


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MA TRIPLICI VITA

L’action se déroule au départ principalement à Genève (Pâquis), en Suisse, avec des incursions en Europe, derrière le rideau de fer, une suite U.S. et une finale dans un paradis fiscal.
J’écris depuis que je suis à la retraite (25 ans déjà) des ouvrages philosophique, métaphysique et quelques romans autobiographiques au format numérique e-Pub et PDF ou Word pour impression sur papier.
Avant de partir pour le grand voyage, je vide mes valises. Pour aller loin, faut voyager léger, alors je m’allège. À mon âge je peux enfin dire tout ce que je veux. Je provoque, je disloque, je soliloque, je me moque. 
Ayant eu une vie longue et aventureuse ma mémoire déborde. 1000 mois que je vis cette vie. Ce quelle fut, ce quelle est ? Vous allez l’apprendre dans ces romans ou je dévoile mes deux faces, la sombre et la lumineuse.
Ce n’est pas du littéraire, c’est de la vraie vie : tendre, ardente, amoureuse, violente, mortel.

TRIPLICI VITAE — Tome I
« GRAINE DE POTENCE » 
Traite de mes années d’enfance heureuse et de mon adolescence tumultueuse. 
Tobias mon père ; joueur, antiquaire, libertaire, anarchiste et la belle Hélène ma mère ; écrivaine, rêveuse, poétesse, pudique, modiste.  
Moi Blaise le «bo-bb» à sa maman enfant gâté, bien éduqué qui devient peu à peu une graine de potence sous l’influence pernicieuse d’un père sans foi ni loi.
Ce récit traite de cette dérive qui m’amènera après de multiples larcins à rendre des comptes à l’injuste justice des hommes et à la divine, plus radicale et définitive.

TRIPLICI VITA — Tome II
«REVOLUTION - ALGERIE les années douleurs »
C’est pour tenter d’échapper a cet inquiétant destin que les dés décideront de m’expédier en Algérie à la mauvaise date, ou je vais m’impliquer, bien malgré moi, du bon ou du mauvais côté de la barrière, c’est selon… dans cette sanglante guerre de libération.
L’odyssée d’un « petit-suisse » (c’est moi) parti a la mauvaise date et a la mauvaise époque, pour une lune de miel, qui sera pris malgré lui dans la tourmente tragique des années rouge sang de la révolution algérienne.
Il lui faudra choisir entre son petit confort et ces convictions sociales héritées de son pays d’origine et la révolte de sa conscience devant l’exploitation abusive d’indigènes frustrés de leurs terres ancestrales par les dérives d’une colonisation qui ne dit pas son nom.
Engagé par un des plus riches propriétaires d’Algérie, il sera confronté à la dure réalité du terrain, à l’injustice, à l’impitoyable tyrannie, à la brutalité allant jusqu’à la mort, dans l’indifférence aveugle et cupide des maîtres du jeu.
Il ralliera la cause de l’indépendance, aidant les rebelles ou combattants de la liberté, c’est selon… — suivant quel côté on ce trouve !
Lorsque l’heure de régler définitivement les comptes viendra, la main de Dieu ou d’Allah, c’est selon ! étendra sa protection le préservant d’une mort certaine.

TRIPLICI VITA — Tome III
« TRAFICS » 
De retour dans la pacifique Helvétie, mes vieux démons d’antan me reprennent. Jeux, maîtresses, trafics en tout genre occupent à nouveau tout mon temps. La mort dramatique de mon épouse avec laquelle j’ai vécu la sanglante aventure algérienne, provoque enfin l’électro-choc qui me ramène à repentance, après m’avoir jeté dans les profondeurs du désespoir. 
Un nouvel amour enflamme mon corps et mon âme.
Le coup de foudre m’a touché. Je tombe éperdument amoureux.
Quelques mois plus tard, je me marie.
Eh oui, l’amour fou rend fou…
Dès cet instant ma vie bascule ; 1°) parce qu’elle est belle et fraîche, elle a 18 ans… 2°) parce que moi, pas très frais, j’en ai 38. 
Atteint du syndrome de Faust je me lance à corps perdu dans la recherche utopique de ma jeunesse perdue.
Martina, avec sa beauté perverse, ce sont les amants qu’elle collectionne et rejette après usage. 
Ça suffit, c’est insupportable. Le dernier qui la veut pour lui seul, un coup de couteau dans le bide, met fin à ces prétentions. Crime passionnel, circonstances atténuantes, condamnation légère, prison, séparation. La mort du fils dans un amas de ferraille me replonge dans une douleur incommensurable que seul l’alcool a haute dose calme provisoirement.
La rencontre de l’ultime chance avec la douce Cléo apaise enfin mes démons intérieurs. 
La rédemption survient dans les boites à jazz de La Nouvelle-Orléans, après avoir fait un doigt d’honneur à la grande faucheuse.
L’argent sale accumulé dans mes trafics est finalement investi et blanchi dans une fondation qui œuvre dans les médecines parallèles. 
La retraite venue, une vieillesse paisible remplie de mes souvenirs est la récompense à une résilience gagnée dans les tourbillons d’une vie aventureuse.






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Blaise Le Wenk - 2015