mardi 23 juin 2015

ORIGINE DES MALADIES - (6)



L'origine de toutes les maladies






EXISTE-T-IL UN ÉTAT SANS MALADIE ?

Dans l’absolu... oui, mais en réalité il est pratiquement impossible, pour l’homme, d’en retrouver la source, bien que l’art de vivre macrobiotique nous en montre une approche crédible et efficace, elle est toujours malgré tout partielle.

Pour découvrir le modèle original, il faut faire appel aux grandes lois de l’évolution, telle que les ont définies les deux grands naturalistes du 19è, siècle, Charles Darwin et Lamarck.  

Comme on l’a souvent dit la nature a horreur du vide, chaque case du grand échiquier doit être remplie, une case noire une case blanche, une case yin une case yang, et ceci à tous les niveaux de la création ; du monde des éléments au monde des végétaux, puis à celui des animaux.

Restons dans le monde du vivant. Au cours du milliard d’années d’évolution, le développement du règne végétal et animal s’est fait à travers plusieurs milliards d’espèces, depuis les premiers simples monocellulaires, jusqu’aux plus complexes des mammifères pour aboutir finalement il y a 500 000 ans à la quintessence de l’évolution, l’Homo Habilis. 

Chaque espèce occupe son espace vital, sa niche écologique, conquise de haute lutte par la sélection naturelle induite par la compétition, les mutations et l’adaptation aux conditions du milieu. 

Avant l’apparition de l’homme, il ne restait plus aucune case de libre, tous les créneaux étaient occupés de bas en haut de l’échelle biologique. À cette époque, qu’on peut qualifier d’Eden, la maladie n’existait pas. Chaque espèce était protégée et se protégeait mutuellement, totalement immunisée par les lois de la sélection naturelle. Une seule condition à cette protection, ne jamais sortir de sa de sa niche écologique dans sa zone vitale. Enfreindre cette règle signifiait, envahir un espace déjà occupé par une autre espèce forcément mieux adaptée, l’intrus était alors rejeté par un affaiblissement de ses défenses immunitaires provoquant des perturbations physiologiques dans son organisme, première étape vers la maladie qui finira par entraîner son élimination. À ce niveau il n’y a qu’une seule façon d’éviter la maladie et une mort prématurée, revenir à la case départ, dans sa propre zone vitale d’origine.

Le premier être vivant à avoir enfreint cette loi, vous l’avez compris est l’ancêtre de l’homme, probablement un grand primate d’Afrique poussé par un brusque changement climatique a quitté les grands arbres de la forêt tropicale, sa zone vitale d’origine. Certainement que la plupart en son morts, tués par les prédateurs de la savane, intoxiqués par des aliments inconnus, piqués par des insectes leur inoculant des bactéries et des virus contre lesquels ils n’étaient pas encore immunisés ou déshydratés par l’ardeur implacable du soleil en l’absence de l’ombre protectrice des sous-bois auquel ils étaient habitués. Malgré tout, quelques spécimens vont survivent à ces conditions extrêmes, c’est indubitable puisque nous sommes toujours là, après 4 millions d’années.

Depuis ces premiers pas dans les grandes plaines d’Afrique nous avons parcouru un long chemin, tant du point de vue géographique que généalogique. De la forêt africaine à l’ensemble de la planète, d’un grand singe à l’homo sapiens sapiens, il y a de quoi être fier et reconnaissant à toute la lignée de nos ancêtres pour avoir osé enfreindre et contraindre toutes les lois de la nature.



Mais comme nous le disons souvent « plus grande la face plus grande le dos »  et la face est si grande, alors quand est-il du dos ? Le dos c’est l’extrême fragilité de la vie humaine continuellement attaquée par d’innombrables maladies. Jusque-là l’espèce humaine a réussi à survivre grâce à sa phénoménale ingéniosité et à un exceptionnel pouvoir d’adaptation. Il semble malheureusement que depuis quelques décennies, nous sommes arrivés au bout de notre marche en avant, ceci pour avoir oublié les lois dialectiques de la logique universelle où tout avantage correspond toujours un désavantage équivalent.

Maintenant toute l’intelligence, la persévérance, la volonté de la société humaine se trouvent conditionnées et dirigées vers un seul objectif. Toujours plus… plus de PROFIT… plus d’argent, plus de plaisir, plus de loisirs, plus de confort, plus de sécurité, manger plus, plus vite, plus loin, plus haut.

Ce n’est plus le bien-être des hommes qui compte, ni l’amélioration des conditions de vie de l’ensemble de la communauté, mais l’enrichissement envers et contre tous d’une minorité.

Cette déviance a amené les hommes à s’emparer de toutes les zones vitales existantes sous terre, sur terre, dans les mers, dans les airs, et à en expulser ou à en éliminer ses occupants légitimes.

La terre aujourd’hui ne représente plus qu’une seule et unique case, une seule zone non plus vitale, mais mortelle, avec un unique occupant illégitime –  L’Homme.

Au cours de son long voyage à la conquête de nouveaux espaces vitaux, l’homme ne s’est jamais adapté naturellement, s’il a survécu c’est grâce à son intelligence supérieure qui lui a permis d’inventer des systèmes artificiels de substitution. Encore aujourd’hui aucune communauté humaine ne serait capable de vivre sans ces multiples béquilles que son le chauffage, des vêtements, une maison, l’agriculture et l’élevage, la métallurgie, les armes et les outils, les médicaments, l’écriture et la communication.

La surface de la planète a été entièrement transformée et adaptée à nos besoins, la plupart des forêts ont été rasées, des fleuves détournés, des mers asséchées. De gigantesques mégalopoles abritant des millions d’individus ont été construites, reliées par d’inextricables réseaux autoroutiers et ferroviaires déroulant leurs chemins de béton et de fer sur des milliers de kilomètres. Des vallées ont été fermées par de colossaux barrages, puis inondées afin de produire l’indispensable énergie nécessaire pour faire tourner ce Nouveau Monde industriel de l’homme.

En quelques siècles l’homme a bouleversé la surface de la planète que la nature avait mis des millénaires à façonner. Par contre en ce qui concerne la physiologie et la morphologie de son propre corps, elle est pratiquement identique à peu de choses près aux australopithèques d’il y a 4 millions d’années. L’Homme nu dépouillé de ses protections artificielles et plus fragile qu’un oisillon tombé du nid.

Au cours de sa longue expansion géographique, l’espèce humaine a occupé toutes les zones vitales, végétales et animales, rencontrées sur son chemin. À chaque fois il les a exploitées jusqu’à l’extinction de leurs véritables occupants qui ont été mangés ou mis en esclavage (domestiqués).


En voilà une liste non exhaustive :


  1. Mammouths – un des premiers à être chassé jusqu’à extinction.
  2. Bisons – tués jusqu’au dernier dans les plaines de l’Ouest américain.
  3. Loups – éliminés ou transformés en toutou.
  4. Buffles – devenu vaches à lait.
  5. Ours – chassés juste pour le plaisir.
  6. Sangliers – réduit à un cochon pour ces deux jambons.
  7. Cheval –  domestiqué pour le labour et la guerre.
  8. Éléphant d’Afrique – tué pour ces deux canines d’ivoire.
  9. Éléphant d’Asie – réduit à l’esclavage.
  10. Baleine – exterminée pour éclairer les chaumières.
  11. Saumon – mis en cage et fumé.
  12. Hermine – tes poils si doux conviennent aux rois.
  13. Vison – ta fourrure soyeuse pour les belles joyeuses.



                             Même notre ancêtre n’a pu éviter les cages des laboratoires. 

Des milliers d’espèces ont ainsi disparu ou sont proches de l’extinction. 

Selon les sources scientifiques officielles, 30 % du total des espèces ont déjà disparu. Dans certaines régions – Europe, Amérique du Nord, 80 % des espèces nobles, mammifères, poissons et oiseaux ont été exterminées.

En contrepartie, pour nous remercier d’avoir été rayés de la liste des espèces vivantes, les disparus nous ont laissé un héritage ; leurs bactéries et leurs virus. 

Lorsque ceux-ci se trouvent dans une niche particulière, supprimer l’espèce animale ou végétale qui s’y trouve, on a alors un report microbiologique dans un milieu qui n’est pas adapté pour le combattre ou le neutraliser, on assiste alors à une multiplication aberrante. C’est alors l’homme qui en fait les frais. 

Voilà pourquoi :

Plus nous oublions notre véritable origine.
Plus nous nous approprions d’espace vital
Plus nous nous éloignons des modèles universels
Plus nous adoptons un mode de vie artificiel    exclusivisme, plus nous développerons de maladies.

Comme nous l’avons démontré ci-dessus, les maladies ont toutes une origine commune ayant pour cause l’appropriation et l’occupation inconsidérée de zones vitales étrangères à l’espèce humaine.

Une fois une nouvelle zone occupée, il faut bien s’adapter aux nouvelles conditions pour pouvoir y survivre. Par conséquent la première étape est des maladies d´adaptation, qui se divisent elles-mêmes en deux branches.

a) les maladies nutritionnelles (aliments)

b) les maladies environnementales (climatiques)

Les dernières maladies apparurent récemment dans la société moderne, conséquence de la prolifération des maladies d’adaptation;

les maladies iatrogènes. Elles sont dues aux traitements chimiques médicamenteux et aux soins qui les accompagnent (rayons, radiations, lasers).
De nombreuses maladies ne sont plus classifiables, étant le résultat de la cumulation et de l’interférence de plusieurs causes.

Partant de ce constat, il est possible de mieux comprendre le chemin de la guérison et de la santé. Bien que le retour aux conditions initiales des origines de l’homme ne soit plus possible, dans ces temps d’affaiblissement et de dégénérescence du potentiel vital humain, nous pouvons définir quelques règles, capables de nous protéger de la plupart des maladies.

La guérison définitive

Les êtres humains sont une manifestation physique, mentale, et spirituelle de l’Univers infini. Toutes les expressions morphologiques, psychologiques et spirituelles de l’Homme sont une manifestation du milieu et de son environnement direct.

Les facteurs de l’environnement externe suivants participent à l’élaboration de notre organisme interne : énergie électromagnétique terrestre et céleste – vibrations – air – eau – minéraux – végétaux et animaux.

Il existe une interaction permanente entre l’environnement externe qui se dilate jusqu’aux dimensions de l’univers infini et notre corps qui est en est l’expression condensée finie. La vie, et par conséquent la santé, est l’expression de l’équilibre énergétique entre tous les facteurs de l’environnement externe et de nos organes internes.

Quand l’énergie absorbée est en excès par rapport à celle dépensée, il se produit un état de dilatation, d’hyperactivité, de croissance et de maturité dans un premier temps, puis dans un 2e temps une phase de saturation, d’étouffement, de fatigue, de ralentissement et de paralysie.

Par contre si l’énergie absorbée est en pénurie par rapport à celle rejetée, il se produit un état de contraction, d’amaigrissement, d’agitation puis de fatigue et finalement de blocage.

Nous pouvons comprendre par ces explications l’analogie qui existe entre notre corps et le milieu environnemental, c’est pourquoi en dehors du seul aspect nutritionnel des aliments, de leur assimilation physiologique et des perturbations engendrées par la malnutrition ou la trop nutrition, la macrobiotique essaye d’avoir une vision la plus large et la plus universelle possible, ce qui nous amène à considérer en priorité ce qui relie les phénomènes plutôt que ce qui les différencie et de chercher ce qu’ils ont de commun avec nous sur les différents plans.

Avec chaque bouchée, à chaque repas, chaque jour durant toute la vie ce que nous absorbons à travers la nourriture, ce n’est pas seulement de la viande, des légumes, des céréales ou des fruits, non ce que nous avalons tout rond ou ce que nous mastiquons consciencieusement et ce qui finalement va devenir « Nous », notre corps, notre esprit et notre âme, ce que nous avalons ainsi à chaque bouchée, c’est l’univers entier, le soleil, la lune et la terre, l’air, l’eau et les végétaux et à travers eux l’environnement de la région où nous vivons.

Quel miracle permanent, ce que nous mangeons et buvons, ce n’est pas qu’un simple grain de riz, une tranche de pain, du poisson, un œuf avec du sel et une salade et un verre de vin, c’est des milliards d’années d’évolution élaborées atome après atome, molécule après molécule, cellule après cellule à travers la spirale de l’univers infini pour arriver jusqu’à nous.

Nous sommes le résultat de ce que nous mangeons, de ce que nous buvons, de ce que nous respirons et de tout ce que nous absorbons avec nos 5 sens; les odeurs, les saveurs, les sons, la vision et le contact direct par le toucher.

Ces différentes nourritures : solides, liquides, crémeuses, gazeuses et vibratoires, participent directement à notre développement physique, influencent nos comportements psychiques et déterminent notre niveau spirituel. Pour cette raison nous devrions être attentifs à la qualité énergétique et vibratoire que nous transmet l’ensemble de ces nourritures. 



Comme vous pouvez le voir sur cette illustration, la cause ultime à l’origine de la maladie, c’est en premier lieu l’alimentation. Nous pouvons rajouter également, l’environnement (le milieu), un mode de vie chaotique, destructeur et l’hérédité (karma).

Si votre alimentation et inadéquate et qu´en plus vous menez une vie chaotique qui ne respecte plus les cycles biologiques (repos, activité – repas, digestion – jour, nuit) le système immunitaire va ce dégrader, le Ki s’affaiblir et le corps ne sera plus capable de faire face aux agressions externes, comme un changement brusque de température, une attaque virale ou bactérienne, et la pollution de l’environnement, etc.

C’est dans ces situations, lorsqu’elles se prolongent, que vont se manifester les premiers signes d’une dégradation de la santé – Rhumes, sinusites, migraines, bronchites, toux, eczéma, allergies diverses, gastro-entérites, hépatites, diabètes, etc. Si ces troubles, encore relativement bénins, mais qui sont en réalité une alerte de désordres physiologiques plus profonds, ne sont pas pris en compte, peu à peu les problèmes vont s’aggraver et des maladies plus graves apparaissent.













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Prochain article : La vie éternelle, c'est pour demain !!

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Gérard Le Wenk - juin 2015 - 1315 - CH.