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lundi 11 septembre 2017

PENSÉES CRÉATRICES








Probablement l'avez-vous expérimenté : vos pensées attirent la réalisation de leur contenu. Cela peut paraître une superstition, et pourtant...
Il n'est pas trop difficile de se le prouver, il suffit de vérifier. La manière dont on le vérifie le plus souvent, trop souvent, c'est quand l'objet des peurs que nous ressassons finit par se concrétiser (maladie, pertes, dettes, conflits, accidents, ...)





LE CONCEPT

Pour mieux se faire une idée de ce dont il s'agit, prenons l'image connue du verre à demi plein, ou à demi vide. Pour une même réalité, nous pouvons la regarder de manière positive, ou négative. Mais la "loi de l'attraction", telle que décrite dans le film "The Secret" (1), ainsi que le livre du même nom, rajoute une notion à laquelle peu de gens sont habitués. Plus on regarde le verre à moitié vide, plus il se vide, et l'on vérifie forcément qu'on avait raison. Et plus on regarde le verre à moitié plein, plus il se remplit, et on vérifie tout autant qu'on avait raison. Quelles que soient les lunettes avec lesquelles on regarde le verre, on vérifie donc toujours la justesse de ce que l'on observe et de ce que l'on croit.
C'est en fait le contenu même de ce à quoi l'on pense qui influence notre future réalité.
Bonne nouvelle! Il est possible de choisir le type de pensées qui nous occupent. En choisissant la couleur de nos lunettes, nous choisissons donc la couleur de notre réalité. La difficulté consiste alors à pouvoir mettre cela en pratique. Car qui peut se targuer de maîtriser parfaitement le contenu de ses pensées?








AVERTISSEMENT

Parvenir à utiliser la loi de l'attraction n'est pas affaire d'improvisation. Cela nécessite tout d'abord un niveau de conscience, d'évolution psychologique et spirituel, suffisamment important. En effet, tout ce qui est expliqué ici n'est pas à appliquer au premier degré, comme un rite magique. Il est important de savoir ce que l'on fait. Il ne s'agit pas de rêver de gagner le gros lot pour tirer le billet gagnant : ça se saurait. Il m'a été rapporté qu'aux Etats-Unis, certaines personnes ayant vu le film, se sont mises dans de sales pétrins en voulant appliquer la loi de l'attraction sans avoir parcouru le chemin d'apprentissage nécessaire pour maîtriser plus ou moins le processus. Je pense qu'il est donc important de prendre le temps de l'apprendre, de tester cela sur de petites choses, tout en travaillant en parallèle sur la gestion de nos pensées et de nos émotions, via la méditation entre autres ou d'autres moyens similaires.

COMMENT S'Y PRENDRE ?

La première chose est de savoir quelle est la réalité que nous désirons. Le plus simple est de commencer par des désirs simples et peu importants (par exemple, obtenir un objet (pas trop rare) qui nous serait utile ou bienfaisant et qui n'est pas à disposition, ou encore se prévoir une petite surprise positive inattendue dans la journée, mais en ignorant laquelle bien sûr.
La deuxième chose est de se formuler son désir sous forme de demande, de manière claire, succincte et neutre.
- Claire, c'est-à-dire en rapport direct avec nos désirs, nos attentes. Il faut donc connaître vraiment notre désir. Si le désir n'est pas clair, il peut être précédé par une demande de clarifier cela.
- Succincte, c'est-à-dire, en évoquant le principal, ce qui importe vraiment.
- Neutre, que l'objet du désir, du projet, ne dépende pas d'une personne en particulier : chacun ayant son libre arbitre, nos pensées ne peuvent influencer le choix des autres dans le but de le faire correspondre totalement à nos souhaits.
De plus il faut que cela soit possible selon notre propre réalité. Car il est important d'y croire.
Une fois le désir formulé, l'important est qu'il revienne souvent à notre esprit, donc sous forme de pensée. Et la pensée ne suffit pas. Il va falloir la charger de l'émotion, l'émotion qui accompagne la satisfaction du désir. Autrement dit, pour visualiser correctement notre projet, il faut s'imaginer la situation de déjà l'avoir réalisé. Il faut donc un ressenti au présent, vivre l'impression d'y être déjà, et cela à répétition, et le temps qu'il faudra, en confiance. Mieux on se sent en faisant cela, plus l'objectif, une fois atteint, nous plaira. Et c'est là la clé qui va nous guider vers les choses qui sont bonnes pour nous, nous conviennent, nous plaisent. En effet, le ressenti qui accompagne la pensée, est le fil conducteur qui va nous aider à choisir nos pensées, à nous rendre compte quand nous sommes dans le bon, ou quand nous ferions mieux de modifier nos pensées, voire, nos projets. L'émotion est donc un feedback qui nous indique la direction à prendre.
Une remarque importante concerne l'état d'esprit dans lequel les choses se font. Si ce que nous désirons doit combler un manque, nous risquons de nous focaliser sur le manque, et ce que nous obtiendrons c'est : plus de manque. Par exemple, si notre désir consiste à vivre dans un certain confort, et qu'il nous faut pour cela combler nos dettes, nous risquons de nous préoccuper du comblement de nos dettes plutôt que de notre confort. Et de la sorte nous attirerons plus de dettes. Ou encore, si notre désir est d'être en bonne santé, et que pour cela, il nous faut guérir, le risque est de nous préoccuper du fait de guérir, ou des moyens pour y arriver. Et cela nous maintiendra dans la maladie ou dans la convalescence plutôt que d'aboutir à la pleine santé.
Et pour se concentrer sur le désir et non sur le manque, il vaut mieux déjà être content de ce que l'on a, et en tout cas, ne pas le vivre en tant qu'état de manque, mais comme état de fait. Le meilleur moyen d'y arriver c'est de prendre conscience de tout ce qu'il y a de bon dans notre vie, au quotidien, les petites choses comme les grandes. Les remarquer, et éprouver le contentement, voire la gratitude.
Si l'on vit au présent le contentement pour ce que l'on a, et qu'on se met dans la situation d'éprouver le plaisir de ce que l'on n'a pas encore; on a, en quelque sorte, déjà atteint le principal, ici et maintenant. Car, en fait, la réalité se trouve bien plus dans notre esprit que dans les choses matérielles ou concrètes qui nous entourent (c'est en tout cas ce qu'évoque la théorie de la physique quantique).
Une dernière chose qui va permettre à nos désirs d'être réalisés, est l'attention que nous portons à ce qui se passe autour de nous. Il se peut qu'une ou des actions de notre part nous soit suggérée(s). Il sera alors nécessaire de la ou les effectuer, et parfois, de comprendre qu'il s'agit du bon moment, ou de la bonne action à faire. Là aussi le ressenti, l'attention, peuvent nous guider. Il est donc important de rester attentif aux opportunités que la vie nous offre et d'une certaine manière, d'apprendre à écouter notre intuition, d'apprendre, d'une certaine manière, à se laisser porter par le courant, tant qu'on s'y sent bien.
Au delà, faire confiance en la vie, et avancer en ignorant quelle étape suivra, comme lorsque nous avançons dans le noir, ne voyant que les quelques pas devant nous éclairés par une bougie, sans être capable de distinguer la destination finale.
On peut ainsi considérer que nous "créons" notre réalité.

CONTOURNER LES OBSTACLES

Je me permettrai d'insister tout de même sur les risques d'échec quand on n'a pas tout à fait compris de quoi il s'agit.
- J'ai déjà cité le fait de se préoccuper des manques plutôt que de ce qui est désiré.
- Très proche de cela il y a aussi le fait de se préoccuper des problèmes plutôt que des solutions. La solution n'est pas dans le problème. Elle est ailleurs : en ruminant les problèmes, on les nourrit.
- De la même manière, il est important de visualiser le "résultat fini". Si l'on visualise un "problème en voie de résolution", on ne fait que préparer le terrain pour rester dans un "problème" en voie de résolution.
- Toujours dans le même ordre d'idée, le désir ne peut pas correspondre à la négation de ce qu'on ne veut pas. Vouloir "ne pas être seul-e", "fuir la solitude", par exemple, c'est occuper nos pensées avec de la "solitude". Il est mieux de visualiser l'amitié, l'amour, la vie sociale, et toutes les situations les impliquant.
- Autre obstacle majeur : tout ce qui, dans notre vie, soutient, maintient de l'opposition, n'a pour effet, dans la réalité, que de stimuler ce à quoi on s'oppose. Par exemple, s'opposer à une règle qui ne nous convient pas, n'aura pour effet que de renforcer cette règle, comme les cartes qui s'opposent pour former le château de cartes.
Quand vous voulez que quelque chose disparaisse, vous ne faites que le renforcer si vous le combattez. Il vaut mieux investir son temps, ses pensées, ses actions, pour ce qui peut y être une alternative, sans le détruire. Savoir ce dont on ne veut pas ne devrait nous servir uniquement qu'à mieux définir ce qu'on veut vraiment, et rien d'autre. Quand on s'investit pour ce qu'on veut, ce qu'on ne veut pas disparaît. Un exemple donné par Hale Dwoskin : "Souvent les élections sont à l'avantage de la personne qui a le plus de gens contre elle, parce qu'elle jouit de toute l'énergie et de toute l'attention."
- Enfin, dernière situation à éviter, c'est celle de la pure observation. En effet, s'il est important de se contenter de ce qui est, il s'avère que dans de nombreux cas, "ce qui est" nous apparaît comme comportant beaucoup d'aspects négatifs. Baigner dans cet état d'esprit ne peut donc que favoriser la spirale négative. Il est possible cependant, sans nier la réalité telle qu'elle apparaît négative, de nourrir des pensées positives sur un futur potentiel. C'est là que le processus peut paraître comme un mensonge. Mais il s'agit là de déclencher une autre dynamique de pensée. Et il y aura toujours ça ou là, un détail au présent qui est positif et qui pourra nous contenter, et c'est celui-là qu'il vaut mieux rechercher. D'où l'utilité de cultiver l'attitude de gratitude pour ce qui est là, ce que nous vivons au présent.

LA PENSEE ATTIRE LA PENSEE

Il peut paraître difficile d'apprendre à gérer ce processus. Pourtant, une fois qu'on commence à remplir le verre, il existe un effet de spirale positive qui va renforcer le processus (et qui dans les conditions inverses le renforce également quand nous nous levons du mauvais pied, et le subissons toute la journée; quand nous ruminons sur un thème déplaisant et ne parvenons plus à nous en distancier). En effet, nos pensées attirent notre réalité, mais elles attirent aussi des pensées semblables. Plus on pense à des choses positives en se sentant bien, plus on aura tendance, sans effort, à continuer à nourrir ce genre de pensées. La plus grande difficulté est donc de commencer (tant qu'on ne s'est pas assez prouvé que ça marche), et par la suite de rester dans la spirale positive, quoi qu'il advienne. La reconnaissance, le contentement, au quotidien, sont un moyen puissant pour y arriver.


QUELQUES CARACTERISTIQUES DE LA LOI DE L'ATTRACTION

Le principe consiste à dire que l'on devient ce à quoi l'on pense le plus. Nos pensées fonctionnent comme des aimants.

1. Ce principe fonctionne toujours, sans exception (pas forcément dans le sens désiré s'il est mal appliqué), il est sans limite :
- Quand on est capable de l'observer, il est tout autour de nous.
- La valeur des pensées n'intervient pas : que nos intentions soient bonnes ou mauvaises, que ce à quoi nous pensons plaisent ou non, cela se réalise.
- La compréhension ou non du processus ne change rien à sa réalité.
- Le fait d'y croire ou pas n'intervient pas dans son fonctionnement.
  • La conscience du processus ne joue pas, le principe fonctionne aussi pour les gens qui l'ignorent. Et même en le connaissant et en ne maîtrisant pas forcément nos pensées, cela fonctionne.
2. On ne peut demander quelque chose qui implique le choix des autres, ou demander que les autres changent. Par contre on peut concentrer nos pensées sur les choses que nous aimons chez les autres, et c'est alors ce que l'on verra le plus chez eux. "Si vous connaissiez votre potentiel à vous sentir bien, vous ne demanderiez à personne d'être différent pour que vous vous sentiez mieux.
3. Le processus permet de se libérer des cadres autoritaires, des conditionnements et croyances, des règles arbitraires, car les réponses que nous cherchons sont à l'intérieur de nous.
4. L'application du processus donne réellement du plaisir. 
5. Quand on utilise la loi de l'attraction de manière consciente, elle prend vite de l'importance dans notre vie, elle nous guide, nous soutient, et cela donne du sens.



QUELQUES DERNIERS CONSEILS

- La concrétisation du processus dans notre réalité n'est jamais immédiate. C'est à la force de répétitions au niveau de nos pensées et émotions que la réalisation de nos désirs surviendra.
- On peut annuler le processus en cours, en changeant nos pensées. Rien ne sert de maudire nos pensées passées, il suffit d'en nourrir d'autres, positives, dans le présent.
- Ecrire nos désirs et projets, et le faire au présent est un bon moyen pour stimuler leur réalisation dans les faits.
- Il est important de ne s'attarder qu'au résultat final dans nos représentations mentales.
- L'acceptation de ce qui est, en reconnaissant ce qu'il y a de bon dans la situation et nous contente, est le moyen fondamental qui va transformer notre état d'esprit et nous permettre d'envisager un futur plus en confiance. Surtout que notre esprit ne fait pas la différence entre ce qui se passe dans notre mental (imaginé) et ce qui se passe dans la réalité (concret).
Dans la présente description, j'ai expressément éludé la question de la transcendance, pour éviter de heurter inutilement les croyances de certains. Mais il est naturel que la loi de l'attraction, tout ce processus, mène forcément à cette question. Cependant, il n'est pas nécessaire de s'interroger à ce niveau pour commencer à utiliser ses principes, de même qu'il n'est pas nécessaire de pouvoir comprendre la loi de la gravitation pour vérifier qu'une pomme lâchée au dessus du sol tombera irrévocablement. Mais il est clair que si nous avons un tel pouvoir (et nous pouvons tous le vérifier), sur le monde, par nos pensées, c'est parce que nous faisons partie d'un tout, nous sommes tous reliés. Et donc, une fois qu'on admet l'existence de cette loi, parce qu'on l'a suffisamment vérifiée au niveau de son expérience personnelle ou observée autour de soi, cette question finit par s'imposer. Libre à chacun d'y répondre à sa manière, en fonction des lunettes qu'il porte, ou qu'il choisira de porter.

POUR EN SAVOIR PLUS

Je ne saurais trop conseiller de visionner le film "The Secret" de Rhonda Byrne,ou de lire le livre du même nom, et j'ose espérer que ce dernier sera publié un jour en version française. Il est à mentionner que le livre a été traduit en néerlandais et en espagnol (entre autres), sous le même titre.



Le film n'est pas forcément un modèle universel. S'y reflètent les mentalités de ceux qui l'ont initié, et qui ne correspondent pas forcément à nos références personnelles. Pour ma part, j'ai été choquée par l'insistance continuelle à propos de la recherche de la richesse, de l'argent, du profit. Ce ne sont pas des références pour moi, bien au contraire. J'aurais plutôt choisi d'orienter le film bien plus vers la recherche de relations épanouissantes, vers la possibilité de pouvoir réaliser nos passions dans le travail ou les temps libres, vers l'ouverture de conscience, vers l'évolution de nos comportements, vers le bien-être, la santé, la sérénité, la paix, le bonheur etc.

Par Claire De Brabander






jeudi 7 juillet 2016

LA DOULEUR

LA DOULEUR NOUS JETTE DANS LES BRAS DES LABOS

Quand on souffre d'une douleur, on voudrait que ça s'arrête, tout de suite, peu importe comment,  ou par quel moyen. Les médecines naturelles, dans ce domaine, ont peu de prise car elles sont rarement des médecines d'urgence et là, il y a urgence. Alors on se jette dans les bras de la médecine allopathique et, en effet, la douleur passe, très vite. Mais il y a un prix à payer pour ce confort chimique, alors que d'autres solutions existent, même si elles prennent plus de temps.

L'aspirine, le paracétamol et l'ibuprofène n'ont rien d'anodin

Ces trois médicaments font partie de ce que l'on appelle "les antalgiques de pallier 1". Ce sont des antalgiques périphériques destinés aux douleurs légères à modérées. Ils sont dits périphériques car ils agissent au niveau local (plutôt que sur la transmission des signaux de douleur au niveau du cerveau comme les médicaments morphiniques). Même s’ils sont en vente libre, l’aspirine et le paracétamol et l'ibuprofène n’ont rien d’anodin !

L'aspirine : chaque année, des décès dus à une hypersensibilité méconnue à l’aspirine sont enregistrés. De plus, prise régulièrement, l’aspirine peut causer des hémorragies digestives occultes qui entraînent, au fil du temps, une anémie par manque de fer, cette dernière augmentant sérieusement les risques d’infarctus du myocarde. L’aspirine est aussi fréquemment la cause d’ulcères gastriques, notamment quand elle est prise à jeun ou sans eau.

Le paracétamol. Un surdosage régulier (au-delà de 4 g par jour) expose d’abord à des problèmes hépatiques fonctionnels (nausées, mauvaise digestion), puis à la constitution d’une stéatose hépatique non alcoolique, voire d’une cirrhose : la majorité des greffes hépatiques réalisées en France sont le fait d’un surdosage en paracétamol !

L'ibuprofène et ses cousins anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) tels que le kétoprofène, le naproxène... sont, eux, responsables d’ulcères gastroduodénaux après trois mois de prise régulière ainsi que d’accidents cardiovasculaires.

Les analgésiques à base de morphine : un peu plus violents

Les analgésiques morphiniques faibles ou mineurs agissent sur le système nerveux central. Ils sont destinés aux douleurs modérées ou sévères et aux douleurs qui ne sont pas soulagées par les antalgiques de palier 1. 

Ce sont des opioïdes dits faibles, des molécules proches de la morphine (et donc de l’opium). Ils sont souvent combinés avec des antalgiques de niveau 1 car, pris isolément, leur efficacité n’est souvent pas supérieure aux médicaments de niveau 1. Ils ne sont disponibles que sur ordonnance et contiennent souvent de la codéine ou un équivalent. 
On pense là encore qu'il n'y a pas de danger car la codéine est souvent retrouvée dans les sirops contre la toux sèche, les traitements contre la migraine et la douleur en général (notamment l’Efferalgan Codéine). Or, la codéine présente un fort risque d’accoutumance avec des difficultés de sevrage provoquant des crampes abdominales, de la fièvre, des larmoiements, des crises d’angoisse. 

Quant aux médicaments contenant du dextropropoxyphène (DXP), tels que le Di-Antalvic, il a fallu attendre 2011 pour qu’ils soient retirés des marchés européen et français ! Responsables de morts subites, l’Agence euro- péenne du médicament (EMEA) a estimé que les risques, en particulier celui de surdosage mortel – volontaire ou accidentel –, étaient supérieurs aux bénéfices… Huit millions de Français en prenaient régulièrement jusqu’à sa disparition des officines.

Les opioïdes : de la drogue dure

Pour finir, ce qu'il y a de plus fort, ce sont les analgésiques morphiniques (ou opioïdes). Ils sont destinés aux douleurs intenses rebelles aux autres antalgiques et analgésiques. Il s’agit de la morphine et de substances apparentées :
  • la buprénorphine (30 fois plus puissant que la morphine) ;
  • le fentanyl (100 fois plus puissant) ;
  • l’hydromorphone ;
  • la nalbuphine (2 fois plus puissant) ;
  • l’oxycodone (OxyContin) ;
  • la péthidine (Demerol).
Les opiacés (morphine et dérivés), outre les effets indésirables habituels (somnolence, sensations vertigineuses, constipation, nausées, rétention urinaire, dépression respiratoire), provoquent souvent une dépendance physique et psychologique qui implique un sevrage aussi long et pénible qu’en cas de toxicomanie. 

Alors que faire quand on a mal ?

Je vous l'ai dit, les médecines alternatives ne peuvent pas lutter contre les médecines allopathiques pour faire cesser rapidement une douleur, mais, face à une douleur chronique, elles peuvent au moins réduire l'exposition aux médicaments et diminuer ainsi leur effets secondaires nocifs. Trois angles d'attaque sont possibles.

1- Les fondamentaux

  • Perdre du poids. Plus on est lourd, plus on fait le lit de l’inflammation chronique et plus on est exposé à des pathologies dégénératives (notamment rhumatismales).
  • Arrêter le tabac. Même si cela n’a été démontré pour l’instant que chez les patients cancéreux, les malades qui continuent de fumer sont soumis à des souffrances nettement plus intenses que les non-fumeurs ou les fumeurs repentis.
  • Pratiquer une activité physique. Même lorsque la maladie chronique affecte les membres, l’exercice physique quotidien diminue les douleurs en même tant qu’il améliore l’état général et le moral.
  • Apprendre à respirer amplement quand une crise survient. Ralentir la respiration induit une augmentation immédiate du seuil de tolérance à la douleur.
2 - Les grands remèdes de la douleur

Toutes les douleurs n'ont pas la même cause, et il est un peu prétentieux de proposer des compléments alimentaires qui s'adresseraient à tous, uniformément.

Cependant, si on ne devait choisir que trois remèdes, il faudrait recommander : 
Je vous renvoie aux articles que nous avons déjà écrits sur ces compléments (en lien)  pour mieux cerner leurs propriétés.

3 - Les thérapies antidouleurs

L'acupuncture.  Cette branche de la médecine traditionnelle chinoise est bien connue pour agir sur de nombreuses pathologies douloureuses en réduisant également les phénomènes inflammatoires qui lui sont associés. Citons l’arthrite, l’entorse, les pathologies vertébrales, la périarthrite scapulohumérale, le syndrome du canal carpien, mais aussi la migraine de tension, les douleurs dentaires, le syndrome prémenstruel. L’efficacité de l’acupuncture a d’ailleurs été récemment mise en évidence grâce à des tests pratiqués sous imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMF) : la pose d’aiguilles induit une réduction hautement significative de l’activité des centres cérébraux stimulés par la douleur.

L'hypnose ericksonnienne. Cette pratique modifie considérablement la perception de la douleur. En effet, la douleur ressentie se compose de trois parties : la première liée aux souvenirs de douleurs anciennes, la seconde liée à la maladie actuelle et la troisième liée à l’appréhension de la douleur à venir. Se dégager des première et troisième composantes réduit la douleur des deux tiers. Pour la douleur actuelle, à l’aide de suggestions génératrices de sensations agréables, le thérapeute favorisera un changement de perception de la douleur, une levée des blocages instaurés par elle et, pour finir, la mise en place de nouveaux comportements positifs. En quelques séances, le patient est capable de s’autohypnotiser et ainsi de gérer sa douleur au quotidien.

Le massage. Plus qu’un massage de la zone douloureuse, la personne qui souffre a besoin de massages qui harmonisent le corps tout entier. Le shiatsu, le massage californien ou ayurvédique ont ce pouvoir de détendre le corps dans ses trois dimensions : physique, émotionnelle et intellectuelle. De plus, le massage réduit l’inflammation en renouvelant les mitochondries, ces petits organites cellulaires responsables de la production d’énergie, ce qui induit une diminution de la production des cytokines (hormones cellulaires inflammatoires).

La méditatIon : Grâce à l’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMF), on a découvert que, même si les adeptes de la méditation ont conscience de la douleur, cette sensation n’est pas traitée dans la zone du cerveau responsable de l’évaluation, du raisonnement ou de la formation de la mémoire (région préfrontale, amygdale et hippocampe). Ils ressentent bel et bien les sensations douloureuses, mais abrègent le processus en s’empêchant d’étiqueter ces stimuli comme douloureux. En recourant dans un premier temps à la méditation guidée, en écoutant des CD ou en fréquentant un groupe de méditation, on peut obtenir une véritable sensation de mieux-être.

La pensée positive : Des émotions négatives aggravent la sensation douloureuse alors que les pensées positives augmentent le seuil de tolérance. Il est alors nécessaire de transformer ses croyances relatives à la douleur pour moins en souffrir. Pratiquer des exercices comme ceux proposés par la méthode de visualisation créative Simonton (du nom du célèbre cancérologue américain convaincu du rôle de l’esprit dans le processus de guérison) peut aider à sortir de l’impasse psychologique créée par l’état douloureux. Il s’agit d’observer ses croyances une par une et de les transformer en des croyances plus justes, plus indulgentes, plus joyeuses et porteuses d’espoir.

Je sais que pour ceux qui souffrent intensément, ces conseils paraîtront insuffisants et que ceux qui utilisent notamment les antalgiques les plus puissants auront du mal à envisager de s'en passer. Mais au vu des effets secondaires des antidouleurs chimiques, il faut tâcher de diminuer autant que possible les quantités consommées et dans ce cas, les médecines alternatives peuvent être d'un grand secours.

Une dernière chose

Si vous ne souhaitez pas envisager d'autre choix que les antalgiques chimiques de deuxième et surtout de troisième catégorie (opiacées), je vous recommande d'appliquer le protocole suivant :
Avant la prise d’anti-douleurs, penser à saturer l’organisme en sel liposoluble de magnésium (en dehors de toute insuffisance rénale terminale). Cela permet de diminuer d’environ 30 % la dose d’antalgiques nécessaire. Il est évidemment recommandé de continuer après l’opération tant que durent les douleurs en demandant un suivi médical.
Après la prise d’anti-douleurs, combiner :

  • Opium 30 CH, 3 granules trois fois par jour pendant le temps des antalgiques morphiniques
  • et la semaine qui suit leur arrêt : Nux vomica, 3 granules deux fois par jour tout le temps de la prise des antalgiques, puis une dose en 9 CH le jour de l’arrêt des antalgiques, en 12 CH le deuxième jour, en 15 CH le troisième et en 30 CH le quatrième ;
  • Kudzu (Pueraria montana), plante reconnue posséder une certaine efficacité face aux substances induisant une dépendance, 2 gélules deux fois par jour pendant un à trois mois selon le degré de dépendance.