Affichage des articles dont le libellé est MALADIES. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est MALADIES. Afficher tous les articles

mercredi 26 juillet 2017

IL Y A GOUTTE ET GOUTTE.


Goutte : n’attendez pas la première crise pour agir.


Dr Jean-Pierre Willem



La « goutte » qui réchauffe le cœur des habitants de certain village, c’est tout simplement l’eau-de-vie, distillée chaque année par les bouilleurs de cru. Cette « gnôle » n’a (presque) rien à voir avec la goutte dont je vais vous parler, qui est une maladie métabolique. 


On peut être goutteux sans le savoir... jusqu'au jour où, après un stress, une grande fatigue, un excès alimentaire (alcool surtout), une exposition au froid et à l'humidité ou un choc sur l'articulation, survient la fameuse crise de « goutte ». Elle se manifeste, au niveau du gros orteil, par une douleur brutale, intolérable, permanente, battante, qui débute souvent la nuit. L'articulation du gros orteil est gonflée, rouge, chaude, ne supporte aucun contact, même pas celui d'un drap. En l'absence de traitement, la crise dure 5 à 10 jours avant la disparition de la douleur. Elle peut se reproduire et, si le gros orteil est le plus souvent touché, d’autres articulations peuvent néanmoins être atteintes (pied, cheville, genou, main, poignet ou coude). 

Pour la petite histoire, il m’est arrivé de soigner une religieuse, qui souffrait de ce dérèglement métabolique. Je n’ai alors pas osé lui demander si elle appréciait particulièrement l’apéro… !

Les vraies causes de la « goutte ».


Souvent héréditaire, dix fois plus fréquente chez les hommes que chez les femmes, la goutte est liée à un excès d'acide urique dans le sang. Cet acide est apporté en partie par l'alimentation, mais il est surtout fabrique par le foie, puis il est éliminé dans les urines et les reins. Cet excès d’acide urique a deux causes principales :
un excès de production dû à l'hérédité ou au surpoids et aux apports alimentaires. La goutte a d'ailleurs la réputation d'être la maladie du bon vivant, amateur de bonne chère, et l'image traditionnelle du goutteux est celle du « podagre », gros homme un peu congestionné ; 
une élimination insuffisante par les urines, à cause d’une faiblesse rénale ou de traitements prolongés par les corticoïdes. 
Dans les deux cas, le résultat est le même : l'acide urique excédentaire se dépose dans les tissus sous forme de cristaux microscopiques, allongés et pointus, d'urate de sodium. Les articulations, en particulier celle du gros orteil, sont le siège favori de ces dépôts, qui peuvent aussi se localiser sous la peau sous la forme de tophi goutteux (excroissances indolores remplies d'un liquide blanchâtre) et dans les reins (formation de calculs d'acide urique, responsables de coliques néphrétiques).

Boire beaucoup… d’eau, et bougez !

Pour éviter les crises de goutte, il est capital de boire beaucoup (1,5 à 2 litres d'eau par jour) et de faire de temps en temps des cures d'eau bicarbonatée (Badois, Vichy ou Saint-Yorre) : ces eaux limitent la formation de calculs urinaires, du fait de leur caractère alcalin. 

Pour boire régulièrement en quantité suffisante, il faut s'imposer un peu de discipline : 

garder autant que possible la bouteille d'eau à portée de main et se servir régulièrement : boire 10 fois par jour vaut mieux qu'absorber 1 fois 1/2 litre ; 
profiter des repas pour absorber 1 ou 2 verres supplémentaires ; 
boire systématiquement un verre d’eau après avoir uriné. 
Il peut être nécessaire de perdre du poids, mais prenez garde aux restrictions exagérées et aux régimes fantaisistes : les cellules graisseuses ainsi supprimées libèrent leurs protéines, que le foie transforme… en acide urique. 

L’autre recommandation majeure, c’est de faire de l’exercice : la sédentarité favorise la crise de goutte.

Faites du tri dans votre Frigidaire !

Pour éviter les crises, essayez de limiter les produits suivants : 

Les abats (foie, rognons, ris de veau, langue, tripes, cœur, pieds de porc et tête de veau), la charcuterie, mais aussi les viandes grasses ; 
Limitez les fruits de mer, les sardines, les anchois ; 
Fuyez les alcools, particulièrement le vin blanc, mais aussi les jus de fruits industriels ; 
Diminuez les légumineuses (haricots, fèves, lentilles, soja, pois, pois chiches), les asperges et les épinards. 
Le café serait bénéfique, car il aiderait à éliminer l'acide urique. Il faut manger beaucoup de légumes, beaucoup de fruits, particulièrement les cerises et les fraises, remplacer les viandes par du thon et du saumon, et manger du pain complet.

Les traitements naturels les plus efficaces.

En plus d’un mode de vie adapté, je vous recommande quelques traitements naturels qui ont fait leurs preuves contre les crises de goutte :
D’abord, n’hésitez pas à prendre de la vitamine C qui facilite l’élimination de l’acide urique ; 
Faites le plein d’omégas-3 (et oméga-6) qu’on trouve dans les poissons gras, les fruits à coques, l’huile de colza, les graines de lin ; 
Le bicarbonate de soude va vous soulager lorsque des crises surviennent (1/2 cuillère à café deux fois par jour dans un verre d'eau). 
La gemmothérapie et le concentré de principes actifs contenu dans les bourgeons peut aussi être d’un grand secours. Voici ce que je recommande :
Le matin 50 gouttes + eau : Ribes nigrum (cassis) Bg. Mac. Glyc. 1D 
Le midi 50 gouttes + eau Betula pubescens (bouleau) Bg. Mac. Glyc. 1D 
Le soir 50 gouttes + eau Fraxinus excelsior (frêne) Bg. Mac. Glyc. 1D 

L’aromathérapie aussi va vous aider : voici les huiles essentielles les plus importantes à mon sens pour lutter contre la goutte : 
Par voie orale :
(2 gouttes du mélange suivant 3 fois par jour sur du miel ou du sirop d’érable) :
HE juniperus communis montana 2 ml
HE gaulthéria procumbens 1 ml
Ess. Citrus lemonum 2 ml 

Par voie cutanée :
(4 gouttes du mélange suivant en massage léger sur les articulations) :
HE ocimum basilicum 5 ml
HE junipirus communis 3 ml
HE Helichrysum italicum 2 ml
HE gaultheria procumbens 3 ml
HV millepertuis 30 ml

Les traitements conventionnels.

La crise de goutte est traitée de manière efficace par la colchicine, issue des plantes de la famille des colchiques. En général, il s’agit d’un traitement continu par des médicaments hypo-uricémiants (qui diminuent le taux d'acide urique dans le sang par limitation de sa synthèse). C’est le cas de l'allopurinol (Zyloric) par exemple. 

Pendant la crise, la colchicine empêche la précipitation des cristaux d'urate dans les articulations (très efficace sur la douleur, mais qui provoque des diarrhées). Souvent, on y associe des anti-inflammatoires non stéroïdiens. En traitement de fond, on a recours à l'allopurinol qu’il faut cependant arrêter en cas d'allergie (qui peut être très grave). 

Important : ne prenez pas d’aspirine pour soulager la douleur. Elle favorise les dépôts des cristaux d'urate dans les articulations. 

Avant de vous quitter, je dois avouer que j’ai omis un aspect. La prise d’eau-de-vie et d’alcool fort peut bel et bien donner la goutte. A votre bonne santé ! Transmettez mes excuses à la petite bonne sœur ! 

Je vous souhaite une très belle journée et surtout, portez-vous bien. 

******

PS : Pour tous ceux qui s’intéressent à l’homéopathie – et je sais que vous êtes nombreux – voici quelques remèdes efficaces aussi.

Lorsqu’il y a une crise
Bryonia alba 7 CH, colchicum 4 CH, ledum palustre 7 CH, 5 granules de chaque toutes les heures. 
Bryonia alba : en cas d’articulation gonflée, rouge foncée, chaude, peau tendue et brillante, douleurs lancinantes aiguës, aggravées par le moindre mouvement, améliorées par le repos, par les applications froides et par la pression forte, aggravation à 2 h du matin, avec sécheresse des muqueuses (bouche sèche et soif). 
Colchicum : mêmes effets que la colchicine allopathique (sans les inconvénients). En cas d’inflammation du gros orteil, forte douleur aggravée au toucher et par le mouvement. 
Ledum palustre : en cas de douleurs aiguës dans les orteils, aggravées la nuit, par la chaleur du lit, améliorées par les applications d'eau froide. Bon remède de goutte chronique, avec rhumatisme chronique et tophus. 
Traitement de fond, si les crises se répètent 5 granules matin et soir pendant plusieurs mois.
Ledum palustre 7 CH, vu ci-dessus. 
Sulfur 9 CH : si alternances d'éruptions et d'autres maladies (asthme, diarrhées, crises de rhumatisme ou de goutte). Terrain habituel : sujet jeune, actif, aimant la bonne table et les bons vins, souvent obèse, craignant la chaleur, peau brûlante, avec des éruptions, orifices rouges, coup de fatigue vers 11 h, souffrances revenant périodiquement (tous les trois ou six mois), pieds brûlants le soir (hors du lit), diarrhée vers 5h, impatient 
Uricum acidum : 15 CH, pour essayer de diminuer la formation d’acide uriq
Lycopodium clavatum : 7 CH, bon remède pour éliminer l’acide urique, insuffisance rénale et hépatique. Terrain habituel : digestion lente avec ballonnements, douleurs de l'estomac 2 à 3 heures après les repas 
Natrum phosphoricum : 4 CH, goutte du gros orteil (ou poignets ou petites articulations) par temps chaud, avec acide urique sanguin élevé, langue recouverte d'un enduit épais jaune, tendance aux acidités d'estomac, aux vomissements et diarrhées acides. 
Il existe aussi des complexes homéopathiques. 
Au choix :
Urarthone : 1 cuillère à soupe le matin à jeun et 1 cuillère le soir au coucher. En cas de poussée inflammatoire : 1 prise supplémentaire - Labo Lehning (flacon 250 ml) 
OuLedum complexe N°81, 3 fois 20 gouttes en dehors des repas.
 







mardi 18 juillet 2017

L'ÉRYSIPÈLE - Une infection bactérienne de la peau


Qu'est-ce que l'érysipèle ?





Peu connue, cette maladie de la peau est une pathologie qui nécessite une prise en charge rapide afin que l'infection bactérienne ne dissémine pas dans tout l'organisme. L'érysipèle est une infection qui touche principalement les adultes de plus de 50 ans. Certains facteurs favorisent la survenue de cette infection comme la présence d'une plaie cutanée ou d'un ulcère, un déficit de l'immunité, une insuffisance de la circulation veineuse des jambes ou le diabète. 

La contagion de l'érysipèle

L'érysipèle est contagieuse et nécessite un traitement sous antibiotiques. Un antalgique peut être administré pour faire baisser la fièvre qui survient lors de l'infection.


Les symptômes de l'érysipèle






Les symptômes de l'érysipèle sont les suivants: Manifestation de plaques rouges sur le visage ou sur les membres inférieurs, avec parfois des gonflements et une fièvre très forte pouvant dépasser 40°C. Ces rougeurs s'accompagnent de douleurs parfois importantes. La prise en charge médicale doit être rapide.




L'érysipèle implique la prescription immédiate d'un traitement. Celui-ci repose sur la prise d'antalgiques et d'antibiotiques de la famille des antistreptococciques comme la pénicilline. Le malade doit évidement rester au repos pendant plusieurs jours et jusqu'à la disparition de la fièvre et des 'inflammations.








samedi 26 novembre 2016

DYSFONCTIONNEMENTS INTESTINAUX


Maladies du colon


Causes et symptômes


 
               Côlon = 1 m. de longueur — intestin grêle = 6 à 7 mètresTransit intestinal normal complet = 34 h. 
Constipation chronique = 7 jours



Maladies de la première étape :

Constipation — Diarrhée - gastro-entérites - hémorroïdes — colites —  vers intestinaux — la turista — amibiase — diverticulite - syndrome du côlon irritable et tous les troubles du transit intestinal.

Maladies de la seconde étape :

Cancer du colon — polypes — occlusion intestinale — choléra — rectocolite — – maladie de Hirschprung — péritonite - maladie de Crohn — maladie cœliaque. 
La compréhension des maladies selon la macrobiotique, procède d’une vision globale de l’homme et de son environnement, soumis eux-mêmes aux lois de l’ordre de l’univers.
Cette approche a disparu depuis plusieurs siècles au profit d’une médecine symptomatique allopathique (médecine qui emploie des médicaments tentant à contrarier et si possible à supprimer les symptômes apparents d’une maladie). Supprimer un symptôme sans en connaître la cause, c’est comme supprimer les indices dans une enquête policière, on ne pourra jamais connaître le véritable auteur à l’origine du forfait.
Si vous avez lu l’article “ la maladie n’est pas une fatalité” où nous donnons les 7 étapes de la progression des maladies, vous aurez retenu que les causes de la fatigue chronique, de la première étape sont digestives et intestinales.
Les intestins sont les racines (comme les racines d’un arbre) du corps humain, c’est par là que nous puisons dans notre environnement par l’intermédiaire de la nourriture, l’ensemble de nos besoins en éléments nutritifs. Ces éléments après avoir traversé les villosités intestinales iront enrichir le sang qui les acheminera vers les organes concernés.
Quelque soit la qualité de votre alimentation, et d’autant plus si elle est incorrecte, si le processus de digestion ne s’effectue pas correctement depuis la mastication jusqu’à l’élimination des déchets, le transfert des éléments nutritifs sera insuffisant et dans le pire des cas des toxines alimentaires pourront franchir la barrière de muqueuse protectrice des parois intestinales et passer ainsi dans le sang. Notre organisme est si bien fait, que lorsqu’un organe est défaillant, c’est un autre qui lui succède, le filtrage et l’élimination des déchets toxiques ne se faisant plus dans l’intestin, c’est le foie et les reins qui vont faire le travail à sa place, la priorité étant de protéger les fragiles neurones du cerveau contre toute attaque toxique. C’est ce surcroît de travail qui, s’il se prolonge, provoque peu à peu une fatigue générale.
Si nous ne rétablissons pas la situation et que la cause initiale de la pollution sanguine n’est pas supprimée, la progression infernale s’enclenche avec les maladies du sang, du système nerveux, des glandes et des organes, pour finalement se terminer pour les plus résistants par les maladies de décomposition comme le cancer, la leucémie ou la gangrène. Il aura fallu souvent toute une vie, 50-60 ans d’erreurs et d’abus pour en arriver à l’instant où notre corps à bout de ressource abandonne la partie.
Pourtant à tout moment, la situation peut-être rétablie, il suffit pour cela de changer sont mode de vie et son alimentation en adoptant l’art de vivre macrobiotique, il y a bien sûr d’autres méthodes, mais la macrobiotique plus complète, est la plus rapide. Pour les maladies de la première étape, un mois de régime standard suffit à éliminer tous les symptômes et à rétablir un transit normal. Pour les maladies de la seconde étape, plus graves... entre 6 et 12 mois de régime spécial, seront nécessaires (à ce niveau, cours de cuisine et consultation avec un conseiller ou un médecin macrobiotique s’avèrent indispensables).
Tout commence comme nous l’avons vu par la fatigue, non pas une grosse fatigue normale après un effort intense de courte durée, mais une fatigue générale accompagnée parfois d’une légère dépression, le matin au saut du lit. Constipation ou diarrhée, règles douloureuses, migraine et rhume chroniques, ces signes devraient nous alerter sur une condition de santé chancelante.
Conséquence d’un mode de vie chaotique et d’une alimentation désordonnée. 
Les premiers pas dans la vie, souvent le lot d’étudiants et de jeunes adultes se libérant d’une protection familiale trop contraignante ainsi que certaines professions à horaire irrégulier (policiers – personnel hospitalier, etc.) où les repas habituels se composent le plus souvent d’un sandwich et d’un café consommés sur le pouce, sont des comportements à risques et malheureusement aussi les premiers pas sur le chemin de la maladie.
Si vous êtes atteint d’un dysfonctionnement de la première étape ou d’une maladie intestinale plus sérieuse, voilà quelques conseils et traitements qui vous permettront de retrouver une santé parfaite et une vie normale.
Et surtout si vous ne voulez plus retomber malade, n’oubliez pas les causes primordiales que nous avons décrites au début de cet article, sinon vous retomberez à nouveau irrémédiablement malade.



Traitements et recommandations alimentaires.

Pour les personnes très malades nécessitant des ajustements personnalisés, nous recommandons de vous adresser à un conseiller macrobiotique expérimenté.
Si vous êtes suffisamment motivé, et il faut l’être fortement pour changer radicalement sa manière de vivre, de se comporter et de s’alimenter, alors commencez par étudier l’art de vivre macrobiotique, tel que je l’enseigne dans mon dernier livre que vous pouvez acheter sur ce site. Vous y trouverez un pas-à-pas vers la transition macrobiotique qui vous aidera dans votre démarche.
Repas :
Commencez avec l’assiette standard comme alimentation de base avec 2 repas par jour. 
Céréales : riz — millet – sarrasin — quinoa – polenta – couscous.
Légumes cuits : carottes — panais – rutabagas – céleris – potimarrons – pâtissons – courgettes — côtes de bettes – brocolis – endives – poireaux - fenouils – cresson.
Légumes sauvages : dent-de-lion — orties – consoudes — plantains – chénopodes.
Légumineuses : uniquement des azukis et des lentilles (vertes, corail, brunes).
Algues : kombu — wakame — nori — hizikis — dulse.
Protéines végétales : tofu — seitan – tempeh – humus — mochi — pâté de lentille.
Protéines animales : œufs — fromage de chèvre – poissons à chair blanche — fruits de mer.
Potages au miso avec légumes.

Eviter tous les fruits plus particulièrement : ananas, oranges, tous les fruits tropicaux.
Eviter les légumes suivant : Pommes de terre, tomates, aubergines, asperges, rhubarbe, légumes tropicaux.


Nourriture à éviter pour améliorer la santé :
Toute nourriture issue d’une production industrielle.
Tous les aliments traités chimiquement ou irradiés.
Tous les produits contenant des colorants et des conservateurs.
Tous les aliments raffinés, blanchis ou polis.
Tous les produits solubles instantanés.
Tous les moyens de conservation autres qu’artisanaux.
Tous les produits génétiquement modifiés.
Tous les produits carnés issus d’élevages intensifs,viandes,charcuterie,etc.
Tous les poissons élevés en pisciculture.
Tous les produits laitiers : lait, fromages, crème, yaourts, beurre, etc.
Tous les fruits et légumes tropicaux, frais ou secs.
Les fruits crus et leur jus, les légumes crus et leur jus.
Les boissons artificielles à base de coca ou gazéifiées.
Les cafés et thés contenant des arômes et des colorants.

  • Ne pas consommer d’huile crue
  • Ne pas consommer de graisse animale cuite
  • Ne pas consommer de beurre cuit (beurre noir)
  • Ne pas consommer d’algues crues




******



Suite prochain article : 


 


Gérard Wenker -  26 novembre 2016















dimanche 20 novembre 2016

DIABÈTE TYPE 1 ET 2 -


GUÉRIR LE DIABÈTE



1.) Selon G.Ohsawa
2.) Version médecine officielle
3.) Version médecine holistique
4). Méthode macrobiotique








Celui qui est étranger à cette grandiose idée de l’ordre de l’Univers vit une vie sans signification. Celui qui essaie de réaliser le bonheur, la liberté et la justice dans ce monde de relativité, réalisera toujours une vie sans signification.Que sert donc à l’homme de gagner le monde s’il ruine sa propre vie ? 

G. Ohsawa






LE DIABÈTE, LE TUEUR DES PLUS FORTS 



Une des maladies typiques de la civilisation moderne est le diabète. On dit que dans la plupart des pays civilisés 1 à 2 % de leur population souffre de cette maladie. S’il en est ainsi, La France doit avoir officiellement 600 000 à 1 000 000 de diabétiques dans sa population plus du double avec les cas non détectés, pour un des pays les plus civilisés du monde.!  
Il est intéressant de constater que d’après les statistiques des hôpitaux universitaires, le nombre des diabétiques diminue unanimement jusqu’au point zéro pendant les périodes de disette, comme à l’époque de la Seconde Guerre mondiale. Ceci illustre éloquemment la caractéristique de cette maladie. La cause du diabète n’est que la gourmandise, l’alimentation trop riche à quoi s’ajoute la facilité du déplacement et le manque d’activité physique, etc, etc..., En un mot, la vie quotidienne de la civilisation moderne qui s’oppose diamétralement à la vie macrobiotique. 
De sorte que ceux qui sont gros, bourrés d’aliments riches et carnés, ont beaucoup plus l’occasion d’avoir cette maladie que les gens qui sont maigres et plus végétariens. C’est généralement une maladie des pays riches ou bien des égoïstes, des exclusifs, qui ne savent plus donner ou rendre leur sang et leur chair aux autres. Ils consomment beaucoup plus de nourriture, de confort et de loisirs par rapport à ce qu’ils donnent aux autres. 
C’est pourquoi l’on peut dire que le diabète est une punition précise donnée par suite d’une violation de l’ordre de l’Univers comme toute autre maladie. Après tout la santé n’est qu’un état physique d’équilibre Yin-Yang, l’équilibre des éléments alimentaires, la balance entre l’absorption et la consommation des calories et lorsque ceci se perd, il se produit des maladies de tous genres. 
"Vivere Parvo" est un mode alimentaire où l’on absorbe que ce qui est indispensable, et si l’on mange plus, on doit le dépenser sans rien laisser. 
Le Sumo est le catch traditionnel Japonais. Les lutteurs professionnels de ce catch athlétique sont appelés "O-SUMO-SAN". En raison de l’attrait énorme qu’exerce le charme de leur constitution géante et leur force herculéenne, ils sont adulés par le public Japonais comme des vedettes.




Leur match est très différent du catch professionnel occidental. Les deux lutteurs apparaissent sur l’arène de Sumo, nus, décorés d’un pagne Japonais (Fundoshi), se mettent face à face très cérémonieusement, et l’arbitre ne donne le signal de la lutte que lorsqu’il y a concordance dans la respiration des opposants. Le match est absolument intègre et l’on n’admet aucune infraction. Les deux géants nus se heurtent de toutes leurs forces en faisant trembler le sol. 
Parmi ces O-SUMO-SAN, quelques-uns sont entrés, après leur retraite de Sumo, dans le monde du catch professionnel de style occidental après la seconde guerre mondiale, et ont souvent remporté le championnat du monde en luttant avec des catcheurs américains monstrueux. 
Ces O-SUMO-SAN ne sont jamais nés dans ce monde avec cette constitution particulière:Taille de plus de 175 cm, poids de plus ou moins 150 kg qui est aussi inébranlable qu’un rocher, et qui les fait reconnaître par le public comme des surhommes, tout au moins physiquement parlant. 


Lorsqu’ils entrent dans le monde du SUMO à partir de l’âge de quinze ans, ils sont à peine plus grands que les autres. Pour devenir un O-SUMOSAN, géant à la silhouette bien particulière, il leur faut un entraînement rigoureux et violent et une vie quotidienne très originale. 
Chaque matin dès le lever à 6 h l’entraînement de Sumo de la matinée commence. Pas de petit déjeuner. Au début, ces jeunes stagiaires ne font qu’être les partenaires d’exercices des anciens. Ils projettent de toute leur force leur corps nu vers le corps d’un ancien. Aussitôt ils sont jetés d’un seul balayage par terre sur le sol rude et caillouteux. Sans relâche cela se répète toute la matinée : heurter un corps géant et être projeté ou repoussé. S’ils sont blessés, on recouvre la blessure avec du sable. Le corps complètement recouvert de sueur, de sang et de terre, prend l’allure d’une taupe qui vient de sortir d’un trou du sol. 
Leur alimentation est encore plus exceptionnelle. Comme ils s’entraînent chaque jour de la façon rude et dure décrite ci-dessus, la quantité, de leur nourriture est fixée en proportion. Il est courant qu’ils reçoivent cinq fois plus que les gens ordinaires. Le poids étant extrêmement important dans cette forme de catch qu’est le Sumo, on recommande de manger en quantité dans le but bien déterminé d’augmenter le poids. Il n’est pas rare qu’ils doublent leur poids en un laps de temps très bref. 
En raison de cet entraînement rude et d’une alimentation pléthorique, leur corps se transforme très rapidement en un objet géant, fort comme un rocher. Ainsi ils gravissent un à un les échelons de la gloire en guettant le trône de combat de Sumo. Un peu après vingt ans, certains deviennent champion, le roi invincible, la vedette numéro un du sport traditionnel du Japon. 
Tout va bien dans cette fameuse vie d’O-SUMO-SAN, tant que la quantité énorme de leur nourriture (Le corps géant) et l’entraînement épuisant et violent (La consommation de l’énergie physique) demeurent en sain équilibre. Mais une fois cet équilibre rompu, ces vedettes sont battues sans lutter sur les champs de bataille du Sumo. Rome a été abattue non par des causes extérieures, les ennemis, mais par des causes intérieures, la décadence du peuple. 
L’ennemi intérieur qui ruine ces géants est le diabète. 
Un jour O-SUMO-SAN sent une soif irrésistible et inhabituelle. L’urine devient très fréquente ; le vertige, la fatigue, l’engourdissement.... et c’est la fin d’une vie d’O-SUMO-SAN. 
Bien que peu de maladies puissent être effectivement guéries, au vrai sens du terme, par la médecine symptomatique moderne, le diabète est le cas typique d’échec de cette thérapeutique. 
Une fois capturé par les griffes noires de cette maladie, l’on doit passer toute une vie sous un régime très insatisfaisant, avec divers médicaments et des contrôles répétés du sang. Devenant un "cadavre ambulant" après avoir vécu 30 ou 40 ans avec de l’insuline, assombrissant la famille entière le malade se lasse de loisirs tristes, et subit une fin tragique.
La capacité de la médecine moderne se borne seulement à contrôler le taux de sucre dans le sang pour le diabète et de même pour la tuberculose, à rendre les poumons inhabitables pour les bacilles. Il n’y a pas dans cette médecine un moyen d’améliorer la constitution elle-même. 

d


Si on tient compte de ce qui a été cité, le traitement du diabète vient de lui même : on ne devient pas diabétique si l’on n’abuse pas de l’alimentation moderne, si l’on travaille jusqu’à la sueur et si l’on ne mange pas gloutonnement, si l’on mastique bien, si on ne mange que la nourriture nécessaire et indispensable.  
C’est le vivere parvo et c’est la pratique du jeûne. Le meilleur moyen pour expulser le diabète est la privation comme en temps de guerre que l’on n’a pas encore oublié. La vie macrobiotique comprend toutes ces conditions anti-diabète.
Une méthode fondamentale et positive pour guérir le diabète est la Macrobiotique. Il suffit d’observer le régime suivant : 

1. CÉRÉALES : Riz complet ou Millet cuits avec un peu de sel. Préférer les céréales en forme de graines, non concassée ni moulue. Bien mâcher chaque bouchée 100 fois avec une proportion de 70 % de céréales et de 30 % de légumes. 

2. LÉGUMES : en Nituké, préparés avec un peu plus d’huile. 
Les beignets de légumes : oignons, potirons japonais, carottes, cresson, pissenlit etc... Le miso, cuit avec des oignons à l’huile. 

3. SPÉCIFIQUE : (particulièrement efficace) 
Azukis, Kombu et potiron Japonais cuits ensemble avec du sel. Un petit bol à chaque repas. 

4. CONTRE-INDICATION : Les fruits, les sucreries, les pommes de terre, l’alcool, les piments, la viande, les poissons crus, les œufs crus, les aliments vinaigrés, les bains chauds. 

5. BOUGER LE CORPS AU MAXIMUM : travailler à la sueur jusqu’à ce que toute la nourriture absorbée soit consumée en énergie à 100 %.
Il y a des médecins et des experts macrobiotiques au Japon qui se consacrent spécialement à guérir des diabétiques incurables, de même que les cancéreux. 
Les cliniques macrobiotiques, qui ne sont pas nombreuses, sont toujours pleines de ces malades inguérissables par la médecine classique. Les aliments que ces médecins et experts utilisent dans ce but n’ont rien de particulier : ils sont banals.
Au début, ce n’est que le N° 7 en petite quantité. Par cette alimentation banale et bien simple, les malades abandonnés par la médecine guérissent complètement, et entrent dans une nouvelle vie sans maladie. 
Chez les experts macrobiotiques, c’est un fait connu et établi que le diabète est l’une des maladies les plus faciles à guérir, à condition qu’elle n’ait pas été traitée auparavant avec des médicaments, durant 10 ans ou quelquefois 30 ans. 


d


2.) Selon la médecine officielle


Diabète : le nouveau fléau

Aujourd’hui, on recense 194 millions de diabétiques, soit six fois plus qu’il y a 15 ans. Avec près de 3 millions de malades recensés, la France n’est pas épargnée par cette épidémie. 

Qu’est-ce que le diabète ?


Se caractérisant par un excès permanent de sucre dans le sang, le diabète peut résulter de facteurs génétiques et environnementaux agissant de concert. Face à une incroyable augmentation du nombre de malades, les experts parlent aujourd’hui d’épidémie.


Le diabète en quelques chiffres et faits de type I ou II, le diabète traduit une élévation anormale du taux de glucose dans le sang. Cette anomalie est due à une insuffisance ou une mauvaise utilisation de l’insuline. Le diabète est une maladie grave qui, sans traitement approprié, peut être à l’origine de maladies cardiaques, de la cécité, de l’impuissance, voire d’amputations.


Chez l’homme normal, la glycémie oscille en permanence entre 0,50 et 1,50 g par litre de sang. A partir de quelle valeur peut-on parler de diabète ? D’hypoglycémie ?


La glycémie

Le glucose apporte l’énergie aux différents tissus de l’organisme. Si le taux de glucose dans le sang reste stable même après un repas ou après un effort physique, c’est qu’il existe un système régulateur complexe dans lequel l’insuline joue un rôle primordial.


La glycémie est le taux de sucre dans le sang.


Valeur moyenne : 1 gramme par litre (5,5 mmol/l).
Elle varie entre 1 et 1,4 g/l deux heures après un repas.
Elle varie entre 0,8 et 1,26 g/l à jeun le matin.

Selon les critères de l’OMS (Organisation mondiale de la santé), il y a diabète quand la glycémie à jeun est supérieure ou égale à au moins deux reprises à 7 mmol/l ou 1,26 g/l.

•  L’hypoglycémie correspond à une glycémie inférieure à 0,45 g/l.

La glycémie capillaire fait partie des techniques d’auto-surveillance.  Elle se mesure par une piqûre au bout du doigt. La goutte de sang obtenue est déposée sur une bandelette qui est immédiatement lisible par le lecteur de poche du patient.

La glycosurie est le taux de sucre dans les urines. Lorsque la glycémie atteint 1,60 g/l, le sucre passe dans les urines

Le diabète dans le monde

 En 1998, on comptait 143 millions de diabétiques. Les prévisions pour 2025 font état de 300 millions, dont 2,4 millions pour la France.

•  Environ 2,8 % de la population adulte est atteinte.

Entre 6 et 10 % de la population américaine est atteinte. Les minorités noires, indiennes et hispaniques sont les plus touchées.

Le DID (Diabète insulino-dépendant) n’est pas réparti uniformément dans le monde. La France est parmi les pays où le taux est assez bas. La Finlande a un taux 3 fois plus élevé que la France, la Chine et le Japon ont des taux plus faibles.

Il y a deux fois moins de DNID (Diabète non insulino-dépendant) dans les populations rurales actives que dans les populations urbaines sédentaires. 
On évalue à 300 le nombre de transplantations d’îlots pancréatiques et à 7000 le nombre de transplantations de pancréas pratiquées jusqu’ici et qui ont réussi dans une certaine mesure.

Diabète : le fléau du XXIe siècle

Alors que vient de s’achever le Congrès de la Fédération internationale du Diabète, de nouvelles prévisions risquent de faire du diabète le fléau du XXIe siècle. D’ici 25 ans, le nombre de diabétiques devrait atteindre 333 millions. Agissons avant qu’il ne soit trop tard !

Un défi majeur pour les prochaines années

Plus de 300 millions de personnes sont à risque de développer le diabète : c’est ce que révèle un nouveau rapport publié dans le Diabètes Atlas, ouvrage édité par la Fédération Internationale du Diabète (FID). On estime que 314 millions de personnes dans le monde, soit 8,2 % de la population adulte, souffrent de tolérance abaissée au glucose, un état souvent précurseur du diabète. Selon le Pr. Alberti, Président de la FID, "c’est la première fois que des chiffres sur la tolérance abaissée au glucose ont été collectés à l’échelle mondiale. Ces informations nous donnent une image plus juste du fardeau probable du diabète et attestent que nous nous dirigeons vers l’une des plus grandes catastrophes que le monde ait jamais connue. Les personnes atteintes de tolérance abaissée au glucose courent le risque d’évoluer vers le diabète de type 2 et de développer une maladie cardio-vasculaire. C’est le cas d’environ 70 % des patients qui souffrent de cette condition.
 La proportion de diabétiques devrait passer de 5,1 % aujourd’hui à 6,3 % en 2025. D’ici 25 ans, la population adulte vivant avec le diabète à travers le monde passera de 194 millions à 333 millions. Deux tiers d’entre elles habitent dans les pays en développement, où les chiffres devraient grimper rapidement. En 2025, la région du monde qui comptera le plus grand nombre de diabétiques sera l’Asie du Sud-Est avec 82 millions de malades.

Agir maintenant !

Le diabète de type 2 constitue entre 85 et 95 % de tous les cas de diabète dans les pays développés, et une proportion encore plus élevée dans les pays en voie de développement. Ces derniers doivent également faire face à un autre problème : l’accessibilité limitée à l’insuline. La Task Force on Insulin de la Fédération internationale du diabète a réalisé en 2003, une enquête sur l’accès global à l’insuline. Résultat : sur 74 pays, 30 avouent ne pas fournir de l’insuline de manière continue et ininterrompue aux personnes souffrant de diabète de type 1. "En Afrique, l’insuline n’est accessible dans aucun pays à 100 %", explique le Pr. Jean-Claude Mbanya (Cameroun), vice-président de la Fédération internationale du diabète. La République Démocratique du Congo a ainsi le triste privilège d’être le pays africain où le taux d’accessibilité à l’insuline, inférieur à 25 % pour les patients atteints du diabète de type 1, est le plus bas. Mais, aucun continent n’est épargné. En Europe, l’Ukraine fait par exemple figure de lanterne rouge avec un taux inférieur à 25 %. Idem en Amérique du Sud, où un péruvien diabétique sur 4 peut se procurer régulièrement de l’insuline, ou en Amérique centrale où le taux d’accessibilité à l’insuline est compris entre 26 et 49 % au Salvador.
 "Le temps file", si des mesures ne sont pas prises maintenant pour endiguer la montée du diabète, il y a un risque important que les gouvernements et les systèmes de sécurité sociale se trouvent dans l’incapacité de garantir des soins appropriés aux millions de personnes qui seront atteintes de diabète en 2025.
 De plus, en encourageant la prévention du diabète, nous ferons en sorte que les millions de patients déjà malades ne subiront pas une diminution de la qualité des soins de santé à laquelle ils ont droit, et nous permettrons également d’améliorer la qualité des soins dans de nombreuses régions du monde qui en ont grand besoin.

Prévenir par l’alimentation et l’activité physique


Dans la plupart des pays, l’augmentation du nombre de personnes diabétiques résulte des changements sociaux et culturels rapides, du vieillissement des populations, d’une plus grande urbanisation, des changements de régime alimentaire, de la baisse d’activité physique, et d’autres modèles de comportements et de mode de vie non sains. "Aujourd’hui, 90 % des diabétiques sont obèses". On estime actuellement que plus de 1,1 milliard de personnes sont en surpoids dans le monde et, parmi elles, 320 millions sont considérées comme obèses. D’où l’intérêt de la prévention de l’obésité.


Différentes études ont démontré qu’un exercice physique régulier, associé à d’autres modifications du style de vie (diététique…) pouvaient réduire de 50 % le risque d’être diabétique. De même, une réduction du poids même modeste peut prévenir le développement du diabète de type 2 chez les adultes prédisposés.


Diabète de type 1 : de nouveaux espoirs

Représentant un cas sur dix, le diabète de type 1 se caractérise par une incapacité du pancréas à produire une quantité suffisante d’insuline. Des injections quotidiennes permettent de contrôler la maladie mais pas de la guérir. La recherche donne aujourd’hui un second souffle à la lutte contre cette pathologie.


Le diabète de type 1, insulino-dépendant (DID), est aussi appelé diabète "maigre", car l’un des premiers symptômes est l’amaigrissement, ou encore "juvénile" parce qu’il touche des personnes jeunes. Il résulte de la destruction des cellules du pancréas productrices de l’hormone insuline (les îlots de Langherans). Beaucoup moins fréquent que le diabète de type 2, dit "gras", il représente 10 % des cas. Cette maladie est obligatoirement traitée par l’insuline.


Diabète : l’épidémie galopante !

Obésité galopante, changements brutaux d’habitudes alimentaires, différences d’accès aux soins, mauvais suivi des traitements prescrits, mauvaise information, etc. De nombreux facteurs expliquent l’inquiétude des médecins sur la situation du diabète dans le monde. Pourtant, des solutions pragmatiques et médicamenteuses existent !

Le diabète de type 2 est une maladie chronique difficile à prendre en charge, d’où l’importance d’une information constante des patients, mais aussi des médecins, réunis en symposium au Medec pour faire le point sur cette affection.


Des chiffres qui font peur : 

Dans le monde, on compte 150 millions de diabétiques, ils seront 300 millions en 2025. En France, nous passerons de 2 à 3 millions sur cette même période. Le diabète type 2 est responsable dans notre pays de 15 % des infarctus, angioplasties et pontages, 20 % des dialyses rénales, 500 à 1 000 cécités par an, 8 500 amputations par an.
 Le coût estimé de la gestion du diabète type 2 est de 4 à 6 % du budget de la santé.

De plus, l’observation de la situation aux États-Unis, qui préfigure peut-être celle de la France dans quelques années,  est encore plus inquiétante : le diabète représente chez eux 40 % des dialyses, ou encore 20 à 30 % des événements cardio-vasculaires sévères. Il y a donc urgence à enrayer cette épidémie mondiale de diabète !

Un contexte socio-économique mondial favorisant

Une étude bien connue des spécialistes avait montré dès 1970 que des changements radicaux de mode de vie s’accompagnait d’une augmentation de nombre de diabétiques : cette étude a montré que près de la moitié des indiens Pima d’Arizona est diabétique, phénomène attribué à leur sédentarisation forcée dans une réserve et à l’accès facilité à la "junk food" américaine. Ce scénario se répète aujourd’hui à l’échelle de la planète. Le phénomène le plus inquiétant, surtout dans les pays en voie de développement, est l’adoption généralisée d’un mode de vie combinant désir occidental de consommation et relatif manque de moyens. 
 En dehors du cas très particulier de ces indiens (du fait de la brutalité du changement de mode de vie), on remarque tout de même que par exemple 11,5 % des indiens d’Inde urbains sont diabétiques, contre 2,7 % des ruraux. Il semble bien que la "coca-colonisation" évoquée par les diabétologues ne soit pas un vain mot : autrefois, les personnes à revenu modeste étaient plutôt rurales, vivant des produits de la terre et en bonne condition physique. De nos jours, ces personnes vivent en milieu urbain ou péri-urbain, font peu de sport, ont une alimentation hypercalorique, grasse et sucrée, d’où une obésité de plus en plus fréquente !
A ces problèmes de changement de mode de vie s’ajoutent le vieillissement de la population, l’inégalité de l’accessibilité aux soins, la mauvaise coordination de ces derniers.
On a mis longtemps avant de comprendre la vraie nature du diabète. En 1974, plusieurs chercheurs ont montré qu’il s’agissait d’une maladie auto-immune, c’est-à-dire qui se manifeste comme une attaque de l’organisme contre lui-même. Dans ce cas précis, les lymphocytes du système immunitaire se mettent à attaquer certaines cellules du pancréas, celles qui produisent l’insuline nécessaire à la régulation du sucre dans l’organisme, et finissent par les détruire au bout de plusieurs années.

Sait-on maintenant ce qui incite le système immunitaire à se rebeller ainsi ? 
Pas précisément. Cela résulte d’une conjonction de plusieurs facteurs : une prédisposition impliquant plusieurs gènes, sans doute aussi une infection par un virus appelé «Cocsackie», qui les active, peut-être également l’alimentation — la consommation de lait de vache, par exemple, pourrait jouer un rôle... Tout cela contribuerait à déclencher la maladie dès l’enfance. Mais il y a ensuite une longue phase de maturation silencieuse avant que les symptômes se manifestent. Pendant ce laps de temps, on peut néanmoins détecter le processus en cours en effectuant un simple test sanguin (pour rechercher la présence de certains anticorps dans le sang), ce qui permet de prédire l’apparition probable de la maladie.

3.) Approche holistique


Diabète juvénile de type I (DID)

Description médicale

Le diabète de type I touche environ 10 % de tous les diabétiques. Cette forme de la maladie peut se manifester à tout âge, mais le plus souvent, elle apparaît durant l’enfance ou au début de l’âge adulte, d’où son appellation ancienne de « diabète juvénile ».
Le diabète peut se développer de manière asymptomatique durant une longue période. Les individus qui en sont atteints produisent très peu ou pas du tout d’insuline en raison d’une réaction auto-immune qui détruit partiellement ou entièrement les cellules bêta du pancréas. Ces dernières ont pour rôle de synthétiser cette hormone, qui est essentielle à l’utilisation du glucose sanguin par l’organisme comme source d’énergie. Dans ce type de diabète, il est absolument nécessaire de prendre régulièrement de l’insuline, d’où le nom qu’on lui attribue souvent de « diabète insulino-dépendant (DID) ».
On ignore ce qui pousse précisément le système immunitaire à réagir aux cellules bêta. Les chercheurs pensent qu’une prédisposition génétique et certains facteurs liés à l’environnement contribuent au développement du diabète de type I. On sait notamment que certains virus et certaines toxines peuvent déclencher une telle réaction chez les personnes ayant des prédispositions génétiques.

Symptômes

  1. Une élimination excessive d’urine 
  2. Une augmentation de la soif et de la faim.
  3. Une perte de poids.
  4. Une faiblesse et une fatigue excessive
  5. Une vision floue
  6. Une augmentation de l’occurrence et de la récurrence des infections de la peau, des gencives, de la vessie, de la vulve ou du prépuce.
  7. Un ralentissement du processus de cicatrisation.
  8. Un engourdissement ou un fourmillement dans les mains et les pieds.
  9. Nécrose des pieds


Les symptômes du diabète de type I surviennent plutôt brusquement, au moment où 80 % à 90 % des cellules pancréatiques productrices d’insuline sont déjà détruites.

N.B. Un diabète non traité cause des symptômes graves qu’il est important de savoir reconnaître.



 Personnes à risque

• Les personnes ayant une prédisposition génétique .
•  Comme l’indiquent des études épidémiologiques, les Américains de peau blanche et les Européens (surtout les Finlandais et les Suisses) sont plus sujets à cette maladie.
• Les personnes ayant une prédisposition génétique .
•  Comme l’indiquent des études épidémiologiques, les Américains de peau blanche et les Européens (surtout les Finlandais et les Suisses) sont plus sujets à cette maladie.


Facteurs de risque :

Grossesses tardives. On a récemment émis l’hypothèse que le risque de développer un diabète de type I était accru chez les enfants dont la mère avait plus de 45 ans au moment de la grossesse. Pour l’instant, ce phénomène, qui a été observé dans le cadre d’études épidémiologiques, n’a pas reçu d’explication scientifique. La relation entre l’âge de la mère et le risque de diabète de type I demeure complexe, tandis que l’âge du père à la conception ne serait d’aucune influence.

Lait de vache. Les résultats de plusieurs études épidémiologiques réalisées dans divers pays ont incité des chercheurs à postuler que la consommation de lait de vache chez des enfants prédisposés pouvait représenter un facteur de risque. Les auteurs d’une étude finlandaise récente estiment que la consommation de formules à base de lait de vache avant l’âge de trois mois constituerait un facteur de risque. Les résultats de cette étude indiquent qu’il serait préférable d’éviter de donner du lait de vache aux enfants en bas âge ayant des antécédents familiaux de diabète de type I.

Certains chercheurs croient que les enfants allergiques au lait de vache pourraient développer des anticorps qui attaquent le pancréas, ce qui causerait le diabète de type I.

 Les infections et les vaccinations en bas âge — (controversé). La rumeur court que la vaccination en bas âge peut causer le diabète de type I. Il s’agit d’une hypothèse fort controversée. En fait, certaines infections naturelles pourraient être protectrices parce qu’elles éduqueraient le système immunitaire, tandis que d’autres pourraient favoriser le diabète de type I chez des personnes susceptibles génétiquement. Certains soupçonnent que la vaccination, une forme d’infection, pourrait aussi causer la maladie. 


Prévention.


Selon le point de vue officiel, rien n’indique qu’il est possible de prévenir le diabète de type I, même si on consulte très tôt dans la vie de l’enfant. Néanmoins, des essais cliniques de grande envergure sont présentement en cours pour tenter de vérifier l’efficacité de quelques approches préventives.

Recherches en cours.

 – Une des approches préventives testées consiste en l’administration de petites doses d’insuline chez les personnes à risque. Bien que les résultats préliminaires de ces essais soient peu encourageants, les experts estiment qu’il est trop tôt pour abandonner cette piste et qu’il vaut mieux attendre la fin des recherches sur le sujet pour tirer des conclusions définitives.
– Des chercheurs travaillent présentement à développer un vaccin qui préviendrait le diabète de type I. Ce vaccin empêcherait le système immunitaire de détruire les cellules du pancréas responsables de la production d’insuline. Un nouveau centre de recherches vient d’être créé à cet effet en Australie.
– Certains experts recommandent l’allaitement maternel pour les enfants à risque et certains croient qu’il faudrait proscrire le lait de vache dans ces cas (voir « Lait de vache » dans la section Facteurs de risque).
– Il se pourrait que la prise de suppléments de vitamine B3 aide à prévenir le développement du diabète de type I. Les résultats de plusieurs études effectuées entre 1987 et 1998 se contredisent toutefois à ce sujet. Une méta-analyse publiée en 1996 et portant sur dix études (dont cinq seulement à double insu avec placebo) indique qu’un traitement de niacinamide peut contribuer à retarder la survenue du diabète de type I en prévenant la destruction des cellules bêta qui produisent l’insuline dans le pancréas. 


Traitements médicaux

Insulinothérapie, contrôle de la glycémie, régime alimentaire, exercice physique, transplantation du pancréas, transplantation des îlots de Langerhans.

Traitements non conventionnels

Médecine traditionnelle chinoise (acupuncture et pharmacopée), yoga.
Les diabétiques peuvent espérer mener une vie active, autonome et dynamique à condition de respecter, durant toute leur existence, une discipline stricte par :
•  le contrôle du glucose sanguin à l’aide d’un lecteur de glycémie ;
•  un régime alimentaire approprié ;
•  un programme d’exercices physiques.

Médication

Les personnes atteintes de diabète de type I doivent s’injecter de l’insuline afin de compenser l’insuffisance du pancréas à en produire. L’injection plutôt que la prise d’insuline par la bouche est nécessaire du fait que celle-ci est détruite par les sucs digestifs. Comme les traitements sont quotidiens (souvent plusieurs fois par jour), le patient doit apprendre à s’administrer lui-même ses injections.

Le dosage et le type d’insuline utilisé varieront en fonction des besoins réels du sujet en insuline, à chaque moment de la journée. D’où la nécessité d’un suivi médical serré.

L’approche classique consiste à s’administrer une à trois injections d’insuline par jour. La tendance actuelle est de remplacer cette approche par ce qu’il est convenu d’appeler l’« insulinothérapie intensive », qui consiste à pratiquer trois à cinq injections par jour, ou encore à avoir recours à une « pompe à insuline », petit appareil installé sur le corps du patient et conçu pour offrir, 24 heures sur 24, une perfusion continue d’insuline. L’objectif est de s’assurer, à tout moment, que la glycémie est aussi proche que possible de la normale. On a récemment démontré que l’insulinothérapie intensive avait pour effet de diminuer sensiblement l’incidence et la gravité des complications associées au diabète de type.

Insuline animale ou humaine ?

 Jusqu’à récemment, l’insuline pharmaceutique provenait principalement du bœuf, du porc ou d’une combinaison des deux. Depuis quelques années, les compagnies pharmaceutiques commercialisent une insuline synthétique qui serait fort semblable à l’hormone produite par le pancréas des humains. Cette forme d’insuline est de plus en plus répandue, et comporte l’avantage de ne pas susciter de réactions allergiques. À la Fédération internationale du diabète, on mentionne que certaines personnes ont de la difficulté à contrôler leur diabète en utilisant l’insuline humaine. En effet, il semble que la vitesse d’absorption de l’insuline animale et de l’insuline humaine soit différente. Des organismes d’entraide mènent des actions afin que l’insuline animale demeure accessible aux personnes qui le désirent.

 Chirurgie

Depuis quelques années, les chercheurs s’intéressent de plus en plus aux bienfaits thérapeutiques de la transplantation du pancréas ou des îlots de Langerhans chez les diabétiques du type I. En raison des risques, la transplantation du pancréas est réservée aux cas où le diabète ne peut être contrôlé par les injections d’insuline ou en cas de complications graves. Moins coûteuse et moins risquée, la transplantation des îlots de Langerhans est encore au stade expérimental.

Traitements non conventionnels

Les traitements non conventionnels ne sont pas indiqués pour les personnes diabétiques de type I. À ce jour, aucun n’est connu pour améliorer les fonctions du pancréas. L’insuline est une hormone indispensable pour la vie des diabétiques de type I, un manque pouvant entraîner des conséquences graves, et même un décès.
Cependant, certains produits naturels peuvent aider à prévenir les complications associées au diabète de type I. Consulter la fiche Complications associées au diabète.

Autres approches

  Médecine traditionnelle chinoise. L’acupuncture et la pharmacopée chinoise peuvent aider à contrôler le diabète de type I. Bien que le diabète de type I soit plus récalcitrant au traitement que le diabète de type II, la médecine chinoise peut « aider à améliorer l’état général du patient et ralentir l’évolution de la maladie ». Un traitement à vie et un suivi rigoureux sont nécessaires. S’adresser à un praticien en médecine chinoise qui a une formation adéquate et une bonne expérience clinique.

   Yoga. En plus d’avoir une action antistress, cette très ancienne pratique indienne pourrait jouer un rôle plus spécifique en cas de diabète de type I, selon certains. Certaines postures de hatha-yoga (yoga du corps) permettent en effet de rééquilibrer les processus naturels du corps et par-là même améliorent le fonctionnement du pancréas. À propos des effets bénéfiques d’une posture spécifique, Halasana (la charrue) : « Le pancréas est (également) massé, dégorgé, tonifié. Dans certains cas, des diabétiques ont pu réduire leur dose quotidienne d’insuline ou même réussir à normaliser complètement leur état, ce qui s’explique puisque le pancréas renferme les îlots de Langerhans qui produisent l’insuline. »
Parmi les autres postures jugées bénéfiques pour améliorer la fonction du pancréas figurent : Matsyasana (le poisson), Pashchimotanasana (la pince), Bhujangasana (le cobra), Shalabasana (la sauterelle).

4.) Par la méthode macrobiotique

DIABÈTE SUCRÉ (type 1) ou diabète juvénile DID (diabète insulo-dépendant)


Une telle condition, qui affecte des millions de personnes, est due au fait que les îlots de Langerhans ne produisent pas une quantité suffisante d’insuline. L’hyposécrétion d’insuline (hormone yang) fait que la qualité du sang devient trop yin, le taux de sucre dans le sang étant notablement élevé. Cette condition est dénommée hyperglycémie. Dans des circonstances normales, la quantité de sucre contenue dans le sang est d’environ 100 mg (70 - 120 mg) pour 100 cm3. La fatigue et la lassitude commencent à être ressenties si ce taux dépasse 130 mg, et s’il monte à 180 mg, ce que l’on nomme le seuil de la réabsorption rénale est atteint. A ce niveau, du sucre commence à apparaître dans les urines (glucosurie) et la sécrétion d’urine augmente (polyurie). La perte d’eau par excès d’urines fait que le patient est assoiffé tandis que la perte de glucose et de minéraux lui donne une sensation de faim. 

Comme le métabolisme du sucre est perturbé, l’oxydation des graisses qui dépend de l’oxydation du glucose, ne se fait pas régulièrement. Les graisses partiellement oxydées vont créer ce que l’on appelle les corps cétoniques, et de l’acétone (C3HsO) apparaît dans les urines, l’haleine ayant souvent aussi une odeur d’acétone. D’autres types de corps cétoniques. acides se forment égaIement en grandes quantités, et en conséquence un processus de réactions-tampons doit se déclencher en permanence, qui épuise les réserves du corps en minéraux. Cette situation conduit à un état d’acidose et rompt le métabolisme du gaz carbonique. Comme le gaz carbonique ne peut plus être éliminé régulièrement, il reste dans le corps comme une toxine, pouvant provoquer des convulsions, le coma et la mort. 

Un taux élevé de sucre dans le sang a aussi pour effet d’affaiblir les parties périphériques du corps, en particulier la peau. Les blessures guérissent lentement, des ulcères de la peau se forment souvent, la peau perd sa souplesse naturelle et commence à devenir plus dure, et la circulation dans les mains et les pieds devient mauvaise. Comme le diabète engendre un épuisement des minéraux, la structure des dents s’affaiblit. Divers troubles des yeux, tels que le glaucome, sont souvent aussi associés au diabète. 

Autrefois, le diabète était considéré comme une maladie de la vieillesse, car il était plus fréquent chez les personnes de plus de 60 ans — résultat souvent d’une bonne réussite matérielle permettant une riche alimentation de gourmet. Aujourd’hui pourtant, le diabète survient à tout âge, et beaucoup de jeunes déjà en sont atteints. 

Le traitement médical actuel du diabète consiste à injecter de l’insuline, mais cela ne guérit pas le mal. Comme la consommation d’hydrates de carbone a une influence sur l’utilisation de l’insuline, le dosage doit être adapté à l’alimentation et à l’activité du malade. Dans beaucoup de cas, les diabétiques sont soumis à un régime pauvre en hydrates de carbone et riche en graisses et protéines. Une dose trop forte d’insuline peut provoquer un choc insulinique, des convulsions, le coma et dans certains cas, la mort, alors qu’un manque fera réapparaître les symptômes diabétiques. Il est très difficile de maintenir un dosage correct de l’insuline et les malades doivent fréquemment faire des analyses pour ajuster leurs dosages. On a trouvé récemment que l’insuline combinée à de la protamine et au zinc est absorbée plus lentement, ce qui nécessite donc des injections moins fréquentes, et plusieurs médicaments oraux, principalement l’orinase (Tolbertamide) se sont révélés quelque peu efficaces pour éviter les variations de la teneur en sucre du sang. 


Cause du diabète 

Médicalement parlant, la cause du diabète est inconnue. Pourtant, avec le principe unique de yin et yang, la solution de ce problème est très facile. L’insuline est sécrétée dans le pancréas par les îlots de Langerhans. Ces masses de cellules sont éparpillées dans tout le pancréas et varient en nombre de 200 000 à 1 800 000 . Elles sont les plus nombreuses dans la partie terminale du pancréas. 


A l’intérieur des îlots, les cellules bêta plus yang sécrètent l’insuline, alors que les cellules alpha plus grosses et plus yin sécrètent le glucagon. Dans le diabète, les cellules bêta se sont dilatées, devenant aussi incapables de sécréter l’insuline. Cela est dû à un sang trop yin résultant d’une consommation excessive de sucre, fruits, produits laitiers, drogues et médicaments et autres aliments similaires ainsi qu’à la consommation de produits animaux en excès qui créent une condition acide. 


Recommandations concernant les repas

Un diabétique devrait mastiquer parfaitement, au mieux entre 100 et 200 fois chaque bouchée, et se garder de boire et manger trop. Il est préférable qu’il mange de petites quantités 4 à 5 fois par jour plutôt que de prendre un seul grand repas. Le diabétique évitera également de manger pendant les quelques heures qui précèdent le coucher. 

Façon de vivre

Pour le diabétique, une activité physique intense est importante, mais celle-ci ne devrait pas exiger trop d’efforts. De longs bains ou douches chauds ainsi que des bains trop fréquents entraîneraient une perte de minéraux et un affaiblissement. Un bain ou douche chaud et rapide ou une toilette à l’éponge est préférable, à condition de ne pas être trop fréquent. Si un malade a un malaise après avoir pris un bain, une tasse de thé de 3 ans avec du tamari ou une pincée de gomasio l’aidera à retrouver ses forces. Un diabétique devrait essayer de se lever tôt tous les matins ; en dormant trop tardivement, il resterait faible. 


Traitements externes.

Des compresses de gingembre chaudes ainsi que les traitements par les méridiens aideront le malade à guérir plus rapidement. Pour les personnes diabétiques, en plus de l’approche alimentaire, on peut donner une stimulation par moxa au niveau du chakra de l’estomac. Cela permet à l’énergie de circuler dans cette zone et aide très efficacement et rapidement le malade à se rétablir. On peut ainsi réduire plus vite les doses d’insuline. Bien sûr, il faut être très vigilant, surtout lorsqu’on arrive à une dose inférieure à 10 unités : 6, 5, 4 unités. Il vaut mieux alors demander l’avis d’une personne compétente et expérimentée.
(le chakra de l’estomac se situe le long du méridien "vaisseau de conception" au point 12 : CHU-KAN,)

Médications.

Un diabétique doit continuer ses injections d’insuline à son dosage habituel pendant les deux premières semaines d’alimentation macrobiotique. Au fur et à mesure que l’état du pancréas s’améliorera, sa capacité naturelle à sécréter l’insuline reviendra peu à peu, et durant cette période le malade pourra réduire graduellement les doses d’insuline. Le patient devrait prendre conscience que ses besoins changent graduellement et ajuster en conséquence ses doses. Après la période initiale, il peut commencer l’alimentation macrobiotique standard. Si le diabète est apparu après 35 ans, il peut être guéri complètement en une période allant de 2 à 4 mois. Toutefois, le diabète juvénile est beaucoup plus difficile à guérir. Beaucoup de cas s’améliorent au début, mais après être descendues à un certain niveau (le dosage de l’insuline passant par exemple de 60 à environ 10 unités par jour), des fluctuations apparaissent. Il est très difficile de parvenir à la guérison complète chez les personnes de moins de 20 ans. 

Une cause lointaine au diabète juvénile tient à la qualité des aliments mangés par la mère au cours de la grossesse. Comme chez la plupart des gens la façon de s’alimenter est devenue de plus en plus mauvaise durant les 25 dernières années, beaucoup de bébés sont nés avec une constitution faible les prédisposant à des maladies comme le diabète.

Néanmoins, à cause de leur jeune âge, les jeunes diabétiques devraient être capables de régénérer leurs cellules pancréatiques plus rapidement que les adultes. La raison de leur difficulté à y parvenir semble tenir au fait que les jeunes ont besoin de plus d’hormones yin que les adultes, car ils ont encore à achever leur croissance. Les personnes de plus de 35 ans n’ont pas besoin de tant d’hormones yin, car leur structure physique a pu se stabiliser déjà depuis un bon nombre d’années. 


HYPER-INSULINISME 

L’hyper-insulinisme est une condition yang à l’excès dans laquelle une quantité trop importante d’insuline est sécrétée. Les symptômes sont le contraire de ceux observés dans le diabète sucré, à savoir : (1) hypoglycémie (faible teneur en sucre du sang) ; (2) fatigue ; (3) faiblesse musculaire ; (4) transpiration et soif excessives ; (5) irritabilité nerveuse, y compris angoisse et névrose, et dans les cas extrêmes (6) convulsions et coma. Si une personne qui souffre d’une telle condition tombe dans le coma, l’ingestion ou l’injection immédiate de glucose amènera un soulagement temporaire. 

Dans certains cas, l’hyper-insulinisme est la conséquence d’une dose d’insuline trop forte. C’est ce qu’on appelle le choc insulinique. Un état d’hyper-insulinisme chronique peut être dû à des tumeurs qui entourent les îlots de Langerhans, ou à une hypersensibilité des îlots quant à la teneur en sucre du sang. Des tumeurs se produisent dans cette région à cause de la présence d’un excès d’insuline qui attire divers acides gras yin qui ensuite se coagulent. Dans ce cas, le traitement médical consiste à enlever la tumeur, ou dans le cas d’une hypersensibilité, à recommander une alimentation riche en graisses et en protéines et pauvre en hydrates de carbone. Pourtant, cette alimentation est identique à celle recommandée pour le diabète qui est la condition opposée. Et cela bien sûr n’amène pas la guérison.

 Dans des circonstances normales, la teneur en sucre du sang reste à peu près constante. Les anomalies sont détectées au moyen de ce que l’on appelle le test de tolérance au glucose, dans lequel une quantité de glucose, en général 100 grammes, est donnée au malade après une nuit de jeûne. Chez une personne en bonne santé, la teneur en sucre du sang ne s’élèvera pas en général au-dessus de 150 mg pour 100 cm3 de sang. Chez un diabétique, cette teneur augmentera plus rapidement, en général au-delà de 150 mg et elle aura tendance à rester au-dessus du taux normal. Du glucose peut aussi commencer à apparaître dans les urines. Dans le cas d’hyper-insulinisme, la teneur en sucre du sang tombe souvent au-dessous de 70 mg quatre heures après la prise de glucose. 

Une personne qui souffre d’hyper-insulinisme devrait commencer l’alimentation macrobiotique standard en tenant compte des modifications suivantes : (1) le riz complet cuit sans sel avec du millet devrait être la nourriture de base ; (2) les légumes devraient être préparés avec très peu de sel et d’huile, et il faudrait choisir de préférence les légumes verts et feuillus ; (3) prendre chaque jour 2 tasses de soupe (les soupes au miso ou tamari auront une saveur légère) ; (4) parmi les légumineuses, choisir plutôt les variétés plus yin, comme les lentilles, les haricots de soja et les haricots noirs ; (5) dans l’ensemble, les préparations culinaires devraient être plus yin. 


L’HYPOGLYCÉMIE.

Préférez le riz et le millet. Prenez 50 % de chaque, et une tasse de soupe au miso épaisse, chaque jour. Faites cuire vos légumes assez longtemps, sauf deux ou trois fois par semaine où vous les cuirez plus légèrement (pour éviter un excès yang). N’oubliez pas le potiron, les lentilles, les azukis cuits avec des algues (wakamé et kombu, alternativement). Enfin, vous ferez des compresses de gingembre (10 à 15 minutes par jour) dans le dos, à la hauteur de la rate et du pancréas. Chez un enfant, l’hypoglycémie est causée par le lait sucré. Il suffit de donner à l’enfant le régime standard et de lui faire des compresses de gingembre sur la région du pancréas. 

ALBUMINURIE ou PROTÉINURIE

La maladie se localise dans la fonction des glomérules de Malpighi qui, lorsqu’on est bien portant, ne filtrent que les petites molécules telles que l’eau et le sel. Si l’albumine dont les molécules sont beaucoup plus grandes que l’eau et le sel, passent librement ce filtre, c’est évident qu’il y a une dilatation des glomérules. C’est donc un excès de YIN ; produit par une alimentation trop riche en vitamine C — en potassium et en sucre. Pour guérir, mangez à l’opposé de vos habitudes. L’assiette standard et conseillée durant un ou 2 mois.

En résumé :

Le diabète et par excellence la maladie type de notre société de consommation.
Absorber des milliers de calories sans les brûler est la cause de nombreuses maladies dites de civilisation.
Cette maladie se déclare par excès de facteurs YIN. Le traitement par conséquent doit être YANG mais pas trop pour ne pas compenser par des écarts dans le YIN.

Spécifiques : Céréale, riz-millet 50/50. Haricots azukis. Légumes bien cuits. Potimaron, carottes aux kuzu, sarrasin, soba, goma-sio 1/10. Algues kombu et wakame. Pas de crudité ni de fruits crus. Régime standard.

Le traitement macrobiotique du diabète

Un diabétique devrait s’abstenir de tous les aliments indiqués comme étant trop yin ou trop yang et se contenter des aliments proposés dans le régime macrobiotique standard. Les céréales complètes en grains devraient représenter au moins 50 à 60 % de votre alimentation. Les céréales yang comme le riz rond et petit, le millet et le sarrasin sont particulièrement recommandées. Le millet contient beaucoup de vitamines B qui servent de catalyseur dans la formation d’hormones telles que l’insuline, et vous devez souvent préparer des mélanges riz - millet en parties égales ou à 1/4 de millet. Cuire les céréales avec une petite quantité de sel marin. Le gomasio devrait être un peu plus yang, peut-être dans le rapport de 12 à 1 . Prendre pas plus d’un petit bol de soupe par jour ; les soupes miso ou tamari auront une saveur légèrement salée, mais pas trop. Les soupes représenteront environ 5 % de l’alimentation quotidienne. Les légumes devraient représenter entre 20 et 25 % de la consommation journalière. Ils seront plutôt sautés à l’huile et assaisonnés avec un peu plus de sel que normalement. 

Si vous avez soif, au lieu de réduire la quantité de sel, augmenter la quantité d’huile. Employez des huiles plus yang comme l’huile de sésame ou de colza. Parmi les légumes, les légumes racines comme les carottes, bardanes et autres sont les meilleurs, mais les légumes ronds qui poussent au-dessus du sol comme les oignons et les choux peuvent également être consommés. Les légumes verts devraient être choisis selon leur forme, la préférence étant donnée à ceux qui ont de petites feuilles dures, à structure plus complexe. Les choux de Chine, les feuilles de radis (daïkon), les fanes de carottes, le cresson, le persil et autres font partie de cette catégorie. Quant aux légumineuses, elles devraient représenter 10 à 15 % de l’alimentation, la préférence étant donnée aux plus petites telles les haricots azukis et les lentilles. Les pois chiches sont trop yin pour un diabétique. Ne consommer que 3 à 4 % d’algues, mais régulièrement pour fournir un apport constant en minéraux. 

Un diabétique devrait s’abstenir de manger des fruits, même cuits. La saveur sucrée est trouvée dans le complexe polysaccharide-glucose des céréales et des légumes (courges d’automne et d’hiver, potimarron, carottes). A l’occasion, un dessert fait de haricots azukis adoucis avec du sucre de riz ou du malt d’orge peut être consommé. 

Plat spécial pour diabétique : il est composé de 50 % de potimarron (ou potiron très dur), 30 % d’azukis et 20 % d’algues kombu cuits ensemble et assaisonnés avec du sel marin. On pourra ajouter quelques gouttes d’huile de sésame après cuisson. Ce plat a une saveur sucrée et je vous recommande d’en manger une portion équivalente à la grosseur du poing à chaque repas. 
 En général, un diabétique devrait limiter sa consommation de liquides, y compris les boissons qui lui sont recommandées. Les thés de céréales grillées, comme l’orge ou le riz, sont particulièrement conseillés. Un diabétique ne devrait jamais prendre d’huile crue. 


o


L’ALIMENTATION MODERNE ACTUELLE 

ALIMENTS TROP YANG À ÉLIMINER.

Beaucoup d’aliments consommés de nos jours très régulièrement sont plus yang que ceux conseillés dans le régime standard. Ces produits, pris chaque jour par la plupart des gens, sont : 
– les œufs
 – la viande (bœuf, porc, mouton et autres) 
– la volaille (poulet, dinde et autres)  
– les fromages (surtout les plus salés). 
– le sel. 
Le sel est souvent utilisé comme conservateur pour éviter la putréfaction de la viande et autres produits animaux. Par exemple, le jambon, le bacon, les hot dogs, etc... sont souvent conservés de cette façon, le sel étant souvent ajouté après cuisson. Quand le sel n’est pas employé, des produits chimiques sont ajoutés pour prévenir la putréfaction. Ils ont un effet antagoniste ou yin. Si nous consommons des produits comme ceux-là régulièrement, nous avons tendance à prendre trop de sel.


ALIMENTS TROP YIN A ÉLIMINER 

Les aliments suivants, tous consommés régulièrement, sont plus yin que ceux conseillés dans le régime standard :
– les produits chimiques (additifs, pulvérisations, fertilisants, drogues, médicaments, etc...) 
– le sucre 
– le chocolat 
– le miel, le sirop d’érable et autres sucres simples 
– la saccharine et autres produits édulcorants 
– les boissons sucrées et autres préparées artificiellement 
– les fruits tropicaux ou semi-tropicaux (oranges, pamplemousses, bananes, ananas, mangues, papayes, etc...) 
– les légumes d’origine tropicale ou semi-tropicale (pommes de terre, tomates, aubergines, avocats, etc...) 
– les légumes acidifiants (asperges, épinards, betteraves, courgettes, poivrons verts et autres) 
– les vinaigres artificiels fabriqués industriellement 
– les produits laitiers fabriqués industriellement et traités chimiquement, comme le lait, le beurre, le fromage (fromage blanc, fromage à la crème et autres), les yoghourts 
– les produits à base de farines blanches ou de céréales raffinées.
– les épices et assaisonnements « ketchup », moutarde, poivre, paprika, pili-pili, etc...) 
– les alcools — les thés et cafés du commerce 
– les tisanes aromatiques ayant un effet excitant, comme la menthe ou la menthe poivrée. 

L’alimentation actuelle de la plupart des gens comprend des aliments de ces deux catégories. Si nous mangeons des aliments de l’un de ces groupes, nous sommes automatiquement attirés par des aliments de l’autre groupe. Tout individu équilibre yin et yang, mais dans la plupart des cas, cet équilibre est maintenu intuitivement sans attention ni conscience. Cependant, les aliments énumérés ci-dessus sont très difficiles à équilibrer. Après avoir mangé pendant 10, 20 ou 30 ans des aliments de ces deux catégories, votre condition deviendra soit excessivement yang, soit excessivement yin, ou les deux à la fois. En général, une alimentation de ce type amène un état de déséquilibre chronique très chaotique. 

Parmi les aliments qui font partie du régime standard, aliments plus équilibrés vers le centre, certains créent un état légèrement acide, alors que d’autres produisent un état légèrement alcalin. Dans l’ensemble, une alimentation de ce type engendrera et maintiendra une qualité du sang très faiblement alcaline. 



e

Gérard Wenker - 20 novembre 2016