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dimanche 28 juin 2015

TEMOIGNAGE – PLUS JAMAIS ÇA…SOIGNER LA MALADIE DE L'ÂME…







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"Plus le corps est faible, plus il commande plus il est fort, plus il obéit "


       J’ai 82 ans, et plus de 45 ans que je pratique l’art de vivre macrobiotique. J’ai fait connaissance de cet art de vivre, au plus haut de ma réussite professionnelle et au plus profond du désespoir.
Mon épouse et mère de mes deux filles de 10 et 11 ans, venait d’être terrassée brutalement à l’âge de 36 ans par un cancer généralisé, après avoir été disséquée par des apprentis sorciers aveugles sans état d’âme.
Au soir de ce 25 décembre 1968, je suis à son chevet dans une chambre isolée de l’hôpital de Genève. Totalement inconsciente depuis plus d’une semaine, étendue, immobile, le visage cireux, reliée aux nombreux tuyaux qui la maintiennent prisonnière, sur ce lit de souffrance, donnant l’illusion d’un souffle de vie arrivé depuis longtemps à son terme.
En ce  jour de Noël, comme chaque soir depuis depuis de nombreux jours, je viens veiller près de ce corps inerte, dans un silence pesant, troublé uniquement par le  flux régulier du respirateur.
La soirée  est déjà bien avancée, je m'apprête à partir, plus désespéré que jamais devant mon inutilité, lorsque la porte s’ouvre, l’interne de garde, passe la tête en disant d’une voix endormie « tout va bien ici » ! . Brutalement je suis envahi par une poussée d’adrénaline, dans un furieux sentiment d’indignation, je réponds calmement, OUI, OUI… attendez-moi dans le couloir, j’ai deux mots a vous dire. Je me lève d’un seul coup, traverse la chambre, pousse le toubib dans le couloir et le saisis par le col de sa blouse blanche, et tout en le secouant, je lui hurle au visage :
– «Vous avez l’intention de la laisser “comme-ça“ encore longtemps,
vous savez bien que c’est finiiiiii…»
Et là, stupéfait, j’entends « l’interne de garde ce soir de Noël » me
répondre calmement… Mais monsieur, si vous m’exprimez clairement votre
décision de faire stopper le soutien médical vital indispensable pour
maintenir Madame W… en vie, je peux le faire immédiatement.
– Là… abasourdi, par ce que je viens d’entendre, je le lâche.
– Quoi… qu'est-ce que vous dites !
– Écoutez, je n’ai pas le droit de prendre cette décision de mon propre chef, mais si vous me le demandez, dans ces circonstances, je peux prendre la responsabilité de la débrancher.
Je n’hésite pas une seconde.
– Faites-le, tout de suite.
– D’accord, mais ne restez pas là, allez dans mon bureau, je viendrai vous chercher quand tout sera fini.
1/2 heure plus tard, le jeune interne est de retour.
C’est fait, vous pouvez retourner dans la chambre dans laquelle repose votre femme.
Là un choc m’attend… Marie est là, étendue, un petit bouquet de fleurs entre ces mains croisées sur sa poitrine. Son visage détendu reflète une sérénité indescriptible.
Tout les instruments de tortures ont disparu, le lit à été fait, avec des draps d’un blanc immaculé. C’est terminé, le temps suspendu un instant, s’est remis en marche, il est minuit, en ce soir de Noël 1968. Je vais rester auprès d’elle pour la veiller jusqu’au matin, puis complètement sonné pas les événements de la nuit, je rentre chez moi, une boule dans le ventre qui mettra plusieurs mois pour disparaitre.
C’est durant cette nuit, anéanti, scandalisé et révolté, que j’ai pris la décision irrévocable d’abandonner le système que cette société me propose et la voie toute tracée qui m’était destinée, et surtout, de renoncer à cette médecine symptomatique destructrice dont j’ai pu constater l’hypocrisie et les terribles limites.
« Plus jamais ça ».
OUI…oui, plus jamais ça,  renoncer, changer, mais par quoi remplacer ?
– Je n’en avais pas la moindre idée.
Quoi qu’il en soit, depuis cette tragique nuit de Noël, “je renonce“.
J’ai vendu mes meubles, abandonné mon appartement, et me suis acheté un mobile home que j’ai installé dans un camping sauvage à quelques kilomètres du centre de Genève, au bord de l’Arve, ( une rivière boueuse issue du Massif du Mont-Blanc qui traverse la ville et ce jette dans le Rhône au lieu dit « la Jonction».)
Un an plus tard, je m’efforce de revenir à l’état d’homme. Je ne sais pas vraiment comment m’y prendre, je cherche, je crie… pourquoi !  ; tout allait si bien... pour moi.
C’est là que le destin va me faire signe…
Pour téléphoner, il faut se rendre à la cabine téléphonique la plus proche. Eh oui, à cette époque, le téléphone portable n’était pas né, et n’avait pas encore envahi la planète.
C’est donc en allant téléphoner à cette cabine, qu’un jour je découvre un petit livre vert, posé sur la tablette des anciens bottins téléphoniques papier, abandonnés ou oubliés là par le précédent utilisateur. Merci inconnu.


Je ne le sais pas encore, mais à cet instant ma vie vient de basculer et va bientôt connaître de profonds changements.
Intrigué, je l’ouvre machinalement, feuillette quelques pages, qui me semblent totalement incompréhensibles sur le moment, l’auteur un certain « Ohsawa » parle du Zen, de macrobiotique, et de cuisine yin-yang !!!
Sur la première page, dans l’avant-propos, je lis :
LES CHEMINS DU BONHEUR
Le bonheur, qui est le but de chacun dans ce monde, a reçu des Sages de l'Orient il y a quelques milliers d'années une définition qui me paraît encore grandement valable.
D'après eux, l'homme heureux est celui:
1  - qui a une vie saine, longue et qui s'intéresse à tout;
2  - qui n'a pas de soucis d'argent;
3 - qui sait instinctivement éviter les accidents et les difficultés entraînant la mort prématurée;
4 - qui comprend que l'univers est ordonné à tous les degrés.
5 - qui n'a pas le désir de briller au premier rang, ce qui provoque la chute au dernier, mais recherche le dernier, afin d'être mis pour toujours au premier.
La philosophie orientale enseigne le moyen d'atteindre ce bonheur sur tous les plans: individuel, familial et social.
Là je suis bien parti pour gagner le trophée de l’homme le plus malheureux en 5 points.
Encore quelques pages, l’auteur parle de santé et de paix. Des sept conditions de la santé et du bonheur. De yin et de yang.
Le reste du livre: – de cuisine, de recettes et d’ingrédients aux noms étranges... azuki – miso – kacha – tempura – gomasio – nituké – tofu – hizikis etc.
Tiens! un livre de cuisine japonaise, je vais pour le reposer, mais une petite voix, vous connaissez, celle qu’on écoute jamais... me dit prends-le, garde-le.
Cette fois je l’ai écoutée.
Quelques mois passent, je suis roulé en boule sur le plancher de ma caravane, en proie à une crise de calcul néphrétique, paraît que c’est aussi douloureux qu’un accouchement, heureusement que je suis un homme.  Mais la douleur ne diminue pas pour autant.
C’est pas la première fois, je connais, il n’y a que la morphine qui fasse de l’effet, jusqu’à ce que le calcul passe. Mais la morphine y en n’a pas à l’épicerie du coin.
Je dois halluciner, non je n’ai pas encore pris de... juste un verre de whisky. Un passage du livre vert que j’ai trouvé il y a quelque temps me revient avec insistance avec le mot «néphrite».
Mais où est passé ce satané bouquin, on n’a pas idée, un livre si petit, comment le retrouver, vous savez comment c’est, le rangement dans une caravane. Je fouille, je remue, je plonge sous les banquettes, mais où ai-je bien pu mettre ce bouquin avec une couverture verte, en ce moment d’ailleurs, je ne sais même plus si elle était verte... ma vallée, non là je délire! La couverture. Je l’ai, je le tiens normal,  je l’avais mis avec mes livres de cuisine, eh oui j’ai dû m’y mettre, j’en avais marre des œufs au plat et des spaghettis al dente, pas cuits.
Fébrile, je vais directement à l’index et je là trouve «maux de reins p. 164».
Maux de reins: Ces maux sont fort nombreux, mais souvenez-vous que les reins sont très yang, trois fois plus que le cœur. C'est pourquoi toutes les maladies des reins sont dues à une alimentation yin et en particulier à des boissons trop yin. Buvez de moins en moins et évitez toutes les nourritures qui sont très yin en consultant le tableau des aliments. Le remède spécifique consiste à prendre de la crème de riz (192 a) et du jus d'azukis avec un peu de sel (185). Si le mal est sérieux, utilisez les recettes 238, 239, 3, 123, 178, 50.
Je suis pourtant chimiste, (oui…oui…chez l’Oréal) mais là! Je suis sur une autre planète. Tout que j’ai c’est des borlottis et du sel, je les cuit, je les passe et bois le jus avec une grosse cuillère de sel.
J’ai soif mais il est dit de boire peu. Quant à ce qui est trop yin, comment voulez-vous que je le sache ? le whisky à votre avis, c’est trop yin ou quoi…?
Vous le croirez peut-être pas, mais 1 heure après ce traitement de cheval, la douleur a disparu et je pisse un caillou gros comme un diamant de 10 carats.
Je n’y crois pas encore vraiment, ça doit être une coïncidence comme disent les incrédules dans ces cas-là. Mais je suis quand même intrigué, va falloir que j’étudie plus à fond ce «zen macrobiotique» qui guérit apparemment toute les maladies et en plus qui vous rend heureux, parce que là je suis pas très bien servi.
Voilà comment tout a commencé. La suite, c’est comme maintenant, un vrai parcours du combattant. Mais où se trouvent ces macrobiotes, et les produits,? comment se les procurer. 
Maintenant vous avez de la chance il y a internet  et  Google : tapez - macrobiotique - et miracle tous est là, bon faut trier – mais quand même.
Moi, j’ai fait simple, j’ai téléphoné à la librairie J. Vrin l’éditeur des livres de Georges Ohsawa, ils doivent bien le connaître cet Ohsawa!.
Allô... bla-bla-bla, je leur raconte mon histoire - pourrais-je avoir l’adresse de Monsieur George Ohsawa, je voudrais le rencontrer —, mais Monsieur W. Monsieur Ohsawa est décédé depuis 4 ans, je vous donne l’adresse de son ancienne secrétaire qui s’occupe de diffuser son enseignement : Mme Françoise Rivière. 8 rue Rochebrune - 75011 - Paris.
Maintenant, je suis impatient, j’ai la nette impression de tenir quelque chose d’important, de primordial, vite, vite. Le lendemain sans autre, je prends le train pour Paris ; Boulevard Voltaire - Rue Rochebrune - Tenryu. Ouf j’y suis et j’ai trouvé Madame Rivière, je vous passe les détails, où - comment - pourquoi ? Le soir même je prenais mon premier cours de cuisine macrobiotique.
Arrivé à mi-vie à la croisée des chemins, j’ai perçu là- bas au fond de la nuit de mon désenchantement, une lumière de vérité, maintenant je sais qu’elle existe... venant de si loin!… Pourrais-je la saisir ?
Depuis bien de l’eau est passée sous les ponts de Paris et de Genève.
1970 - 2015
40 ans, à la vitesse de la vie qui passe. La macrobiotique m’a durablement et profondément transformé, elle m'a permis de découvrir la Voie qui mène à la  véritable santé, à la liberté et au bonheur.
Comme vous pouvez le voir et le sentir... hum... hum, le monde a changé depuis ces cinquante dernières années, surtout dans les villes, alors toutes ces années passées dans les zones urbaines ça suffit, nous partons à la campagne respirer l’air pur avec ce qui me reste de poumons après 50 années de clope et de gaz d’échappement sans catalyseur, mais en ayant mangé macrobiotique et biologique quand même.
L’époque actuelle est extraordinaire, dangereuse et aléatoire.
Regardée avec les lunettes dialectiques des lois universelles, rappelez-vous    « la face et le dos de toutes choses » cela devient magique. Prévoir et anticiper les événements dans leurs grandes lignes confère un grand pouvoir, mais être dans l’incapacité d’en modifier le cours aussi peu que ce soit, provoque une grande frustration.
Installés à l’écart de l’agitation du monde, sans plus aucune obligation, débarrassé des lancinantes questions d’argent, une petite retraite suffit à des petits besoins, illusions ou rêves de jeunesse envolés, retraite bien méritée, entrée dans le 3e âge, petit passage en EMS  et sortie définitive dans le 4e – Vive la vie !
Oui, c’est comme ça que cela se passe – quand tout va bien – les fins de vie dans nos sociétés avancées.

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Soigner la maladie de l’âme pour guérir les maladies du corps


J’étudie l’évolution alimentaire mondiale depuis bientôt 50 ans. D’abord pour des raisons professionnelles, étude d’agronomie et de biologie agricole; et par la suite – après la mort de ma femme, décédée d’un cancer de l’estomac à l’âge de 36 ans – par une approche médicale, diététique et finalement macrobiotique. C’est d’ailleurs à cette époque, 1969, révolté par les dangers de l’alimentation issue de l’agro-alimentaire industriel, que je commençais à percevoir dans l’agriculture productiviste – et le mutisme total du corps médical à ce sujet — que je suis devenu un fervent partisan de la révolution biologique lancée par G.Ohsawa dans les années 50.
Depuis cette époque héroïque des pionniers de la culture biologique et de la préservation de la nature, bien de l’eau polluée a coulé sous les ponts. Le vert a perdu son statut de couleur, pour devenir en Europe celui des partis politiques écologiques. L’alimentation biologique est devenue un enjeu économique, visant 10% de part du marché. La macrobiotique est connue de tout un chacun, en bien ou en mal, dans la plupart des pays de la planète. De nombreux scientifiques s’intéressent aux pollutions exponentielles de la société moderne industrielle et sonnent l’alarme, preuves à l’appui, sur les conséquences dramatiques, (réchauffement climatique, hausse des océans, etc. )  prévisibles à court terme. Alors tout va pour le mieux, pourrait-on croire, maintenant que le monde entier est au courant de la situation inquiétante où se trouve l’humanité. Les principaux dirigeants politiques devraient rapidement prendre les mesures adéquates pour stopper la dégradation de notre environnement vital.
Eh bien… détrompez-vous, tout n’est que poudre aux  yeux et désinformation. Les lobbies des multinationales – pétroliers, pharmaceutiques, de la chimie et de l’agro-alimentaire – mènent la danse et poursuivent en toute quiétude, leur expansion et leur mainmise sur les ressources naturelles de la planète. Au stade actuel, rien, absolument rien de peut véritablement modifier la formidable expansion du modèle économique capitaliste, basé sur le profit et la loi du plus fort. Tout est cadenassé, particulièrement en ce qui concerne la filière alimentaire. De plus, pour couronner le tout, de nouveaux prédateurs encore plus dangereux sont venus se rajouter: ceux qui brevettent le vivant pour le vendre, les marchands grainiers, et les bio-généticiens. 
Il n’est plus nécessaire de revenir sur la multitude d’additifs chimiques qui polluent toute l’alimentation industrielle. Faut-il encore rappeler dans quelles conditions abominables sont élevés les animaux, dans les usines à produire de la protéine animale vivante. Pour faire complet, n’oublions pas les radiations ionisantes que subissent les végétaux pour les conserver indéfiniment et supprimer chez eux toute velléité de se reproduire naturellement. Si on ne s’en tient qu’au secteur alimentaire, la situation s’aggrave de jour en jour, au fur et à mesure des nouvelles avancées de la science et des biotechnologies. (OGM)
Dans ces conditions, c’est encore miraculeux qu’un certain nombre d’êtres humains parviennent encore à vivre normalement, sans développer de maladie chronique mortelle. Rassurez-vous cela ne va pas durer encore bien longtemps, tout au plus une génération (30 ans) avant que les 3/4 de la population mondiale ne disparaissent.
Lorsque j’ai commencé la macrobiotique, nous pouvions encore trouver de la nourriture acceptable dans les magasins et sur les marchés, heureusement d’ailleurs, car à cette époque la production de produits bio était quasi inexistante et il n’existait que 5 magasins « bio-macro » en tout et pour tout, entre la France, la Belgique et la Suisse.
50 ans ont passé, des rayons entiers d’aliments biologiques s’offrent au chaland, dans toute les grandes surfaces, mais la majorité des petites épiceries macrobiotiques ont disparu, avalées par l’ogre du profit à tout prix. Les produits spécifiques à la macrobiotique peuvent être achetés sur internet, encore faut-il avoir un ordinateur. Paradoxe, un plus grand choix, une plus grande diffusion ont rendu le ravitaillement plus compliqué, surtout si on se soucie de la qualité.
Dispersés dans une multitude de sites, la recherche de produits de qualité bio ou pas, est devenue un vrai parcours du combattant et demande des qualifications et des connaissances spéciales en agriculture, en biochimie et en génétique.
Devant de telles complications, nous serions tentés de baisser les bras, d’aller au magasin le plus proche, tendre le bras, remplir son caddy et passer à la caisse, en se disant que finalement ces produits sont contrôlés, et ne peuvent pas vraiment nous faire du mal.
Erreur, grave erreur, grâce aux techniques sophistiquées mises en place dans l’agro-alimentaire pour produire toujours plus à moindre prix, les produits les plus courants indispensables au maintien de la vie humaine sont devenus le premier facteur de mortalité. (obésité, cancer, maladies cardiaques, diabètes… etc. etc.)
Donc se procurer des produits de qualité, malgré toutes ces difficultés est devenu non seulement nécessaire mais vital. Alors… bio pas bio – complet ou raffiné – régional ou importé – équitable ou esclavage – pas de sucre ou sucre complet – sel blanc ou sel gris… A ces nombreuses questions, une seule et unique réponse d’après mon expérience présente. Ne jamais cuisiner et consommer des aliments que vous n’avez pas préparés vous-même et dont vous ne connaissez pas la provenance. N’achetez aucun aliment ayant subi une ou plusieurs préparations/dégradations industrielles, même certifiés bio.
Nous voilà revenus aux sources de la macrobiotique et de la nature ; céréales – légumes – algues – légumineuses – fruits. Le reste dépend uniquement du savoir-faire du cuisinier ou de la cuisinière.
  • Dans la situation présente de confusion et d’interrogation, il n’y a pas d’autre moyen, pour se maintenir en bonne santé ou pour la retrouver si vous l’avez perdue. 
  • Il n’y a pas d’autre approche si vous voulez avoir une vie heureuse et pleine d’aventure.
  • Il n’y a pas d’autre voie plus efficace pour enfin commencer à entrevoir la lumière dans une vie sombre et désespérée.
La macrobiotique existe depuis au moins 3000 ans. Sa pratique a de tout temps été un exercice périlleux, combattue par toutes les autorités en place, l’église, l’état, et même maintenant par la science et le corps médical. Comme vous le voyez, rien n’a vraiment changé, malgré la démocratie et la liberté de penser, la macrobiotique fait toujours peur… aux autres.



Mais pourquoi un tel acharnement, une telle incompréhension pour un mode de vie naturel si simple et économique, qui préserve la santé physique et mentale des hommes tout en préservant leur environnement écologique.
L’Art de Vivre Macrobiotique donne trop de liberté à l’individu en lui permettant de décider de sa propre Vie : maladie — santé — malheur — bonheur  — longévité — sérénité — mortalité – sont en réalité des choix personnels qui nous ont été dérobés pour mieux nous manipuler.
Dans les temps anciens, seules la numérologie puis par la suite l’église, c’est-à-dire Dieu a pu décider de la longévité de la vie humaine sur terre, on peut comprendre que la macrobiotique qui donnait les recettes de cette liberté à l’individu fut tellement combattue. Actuellement ce sont les corporations médicales qui ont pris le relais, qui interdisent toute intrusion dans leur pré-carré. Vous imaginez une population qui ne serait plus malade, qui ne consommerait plus de médicaments et qui ne payerait plus de prime d’assurance abusive…! Big Brother ne le permettra jamais, mais tout change, avec le temps yang devient yin et yin devient yang, alors qui sait…!
Mais pour ceux qui sont pressés et qui veulent vraiment s’en sortir, l’assiette standard ou le No.7 ne sont pas suffisants. L’art de vivre macrobiotique, comme tout système complet, comprend 3 aspects ou 3 approches différentes, qui ne peuvent pas être dissociés.
Cette trinité s’exprime ainsi :
1° Spirituel: La reconnaissance des lois de l’Ordre de l’Univers.
2° Métaphysique : La dialectique universelle énergétique.
3° Physique: Biologique, physiologique, matérialiste.
Malheureusement, dans la majorité des cas, la macrobiotique se résume à un régime alimentaire correspondant à une pathologie ou à un dérèglement organique (point 3°). C’est ainsi qu’elle est connue du grand public et c’est ainsi qu’elle est vendue, parfois fort cher.
Si vous êtes malade, malheureux et désespéré, vous devez avant toutes choses en rechercher la cause dans votre propre vie. Si vous pouvez admettre que vous avez violé certaines lois universelles, (ce n’est pas moi qui vous dirai lesquelles) et que vous êtes donc responsable de vos maladies et de votre propre malheur ; vous avez fait le pas le plus important vers la guérison définitive. 
– Ça c’est pour le point 1°.
Vous pouvez acheter, préparer et consommer les meilleurs produits du monde, selon les recommandations macrobiotiques, si vous n’êtes pas capable de discerner la différence énergétique entre yin et yang et de l’appliquer – dans votre alimentation journalière – dans vos comportements et pour diagnostiquer les maladies –  vos efforts, votre abnégation et même parfois vos frustrations seront stériles ou peu efficaces. 
Voilà pour le point 2°.
Quant au point 3°: il est connu de tous, en tout cas en ce qui concerne les aliments, les régimes et les maladies : poids – forme – couleur – goût – composition chimique – zone climatique – environnement – mode de production – conservation – mise en œuvre – recettes de cuisine – cuisson – organes malades — dérèglement pathologique – maladies – soins externes – No.7 – régime non-non… etc.
Nous pouvons en conclure que l’Art de Vivre Macrobiotique depuis Platon jusqu’à Ohsawa est une application spirituelle à un Art de vie pratique et comme Oshawa l’a écrit :

«Le but de la macrobiotique est de guérir la maladie de l’âme, ce que la guérison physique ne peut pas faire. C’est seulement après un travail sur l’âme que nous sommes capables d’absorber les aliments justes. C’est l’âme qui guérit la maladie. Ce n’est pas la macrobiotique qui guérit, mais la compréhension de la philosophie dialectique. Ce n’est pas le riz ou le gomasio qui guérissent, mais votre esprit qui vous donnent la volonté. Ensuite la guérison arrive en quelques jours».

Gérard L.W. - 2012










mercredi 24 juin 2015

UN PEU DE MON HISTOIRE

UN PEU DE MON HISTOIRE ( 1933-2015) à ce jour !!!


Paraît que c’était mon tour au grand tirage des karmas : Direction  la Voie Lactée système solaire planète Terre pays Suisse karmarissage : Genève.
Ouf ça y est… J’en ai reçu une (de vie) sans grand enthousiasme, année terrestre 1933/34. Voilà que les problèmes commencent déjà, je suis né aux environs de minuit, chez ma grand-mère, dans la cuisine pour ne pas salir les tapis et à vrai dire, personne n’a pensé à regarder l’heure. Vous vous rendez compte… une année de plus ou de moins, ça compte, surtout le jour où l’armée vous convoque pour participer au prochain casse-pipe.

Je ne le sais pas, mais je viens de tirer le bon numéro. Dans dix ans, certains qui n’ont pas eu cette chance vont en faire la terrible expérience.
Adresse de mon « karmarissage» : un petit théâtre devant la cathédrale, bien visé sur la colline en plein centre de la ville. Famille d’accueil — Tobias et Hélène Le Wenk. Je ne les connaissais pas... avant !! 
Tobias le père; antiquaire, libertaire, anarchiste. Hélène la mère; écrivaine, rêveuse, poétesse, pudique, modiste. Pour le moment mes parents sont gérants du casino-théâtre de la cour St. Pierre à Genève. Ceux qui l’ont connu, ne sont plus là… je sais, je sais !
Moi le né-nouveau, sexe masculin, beau bébé à l’air renfrogné; évidemment je dois me rappeler encore d’où je viens. En arrivant je me souviens vaguement m’être dit, quel est le salaud qui m’a poussé, je sais qu’il y a un héros qui a crié ça, dans le pays où j’ai été transféré. Ensuite après la descente vertigineuse dans le long tube lumineux, oui... le même qu’on prend pour remonter, c’est le trou blanc, je ne me rappelle plus de rien, même pas de ne me rappeler de rien, heureusement d’ailleurs, sinon j’aurais été encore plus désespéré.
– Ah oui... mon nom est « Monbb » ou « Monbobb » en style SMS. En fait c’est Blaise-Basile, mais personne ne m’a demandé mon avis. Je tète, je dors, je pleure – toujours dans cet ordre – c’est ainsi que les jours s’écoulent, enfin, je suppose, car je n’en ai aucun souvenir.
Déjà 6 mois que je suis arrivé, mon « compteur-enregistreur de vie qui passe » commence à fonctionner par intermittence.
Souvenirs, rêves ou réalité, vous savez, à cet âge, c’est pareil, il n’y a pas encore de différence.
Je passe mes premières années à jouer avec ma petite copine Isabelle. Notre terrain de jeu, la place devant la cathédrale St. Pierre, nous sommes les seuls à occuper le terrain avec trottinettes et tricycles, sur ces pavés brillants patinés par les siècles. 
Dès l´âge de 2 ans, ma maman c’est mise en tête de m’apprendre à lire, faut dire qu’elle possède une bibliothèque qui occupe toute une paroi du salon.
Chaque jour j’ai me leçon de lecture, maman a sa propre technique d’apprentissage, c’est une adepte de Rudolph Steiner dont elle possède la plupart des livres.
A : comme arbre. Maman dessine un arbre dans le grand cahier de lecture.
B : comme bébé. Elle dessine un beau bébé.
C : Cul comme pan-pan cucu. Elle dessine mon petit cul rose.
D : Dé, Il y en a qui traîne partout, maman dit que ce sont les outils de papa !
F : Feee… Feu, tu connais...
P : Pon… comme pin-pon ou pompier, tu les connais aussi.
Et ainsi de suite, à 3 ans je lis les mots sous les illustrations, à 4 ans je lis couramment, à 5 ans lorsque j’arrive à l’école, je sais lire et comprendre ce que je lis.
Ce système est formidable, maintenant je peux lire les livres de la bibliothèque de maman. Par prudence, les livres ont été classés différemment.
Premier rayon, tous les livres que je peux lire maintenant, j’ai 4 ans.
Heidi, Bambi, Pinocchio, Croc-Blanc de Jacques London, Crin-Blanc, Flicka le cheval de l’empereur, les contes d’Andersen, les contes des frères Grimm, Dieu et héros grecs, contes de la Forêt-Noire, Cendrillon et Barbebleue de Charles Perrault.
Sur le deuxième, cela sera pour plus tard, ce sont les grands romans d’aventures : Les Jules Verne à la magnifique reliure rouge et or avec des dessins en couleurs — Michel Strogoff — le Tour du monde en quatre-vingts jours. Blaise Cendrars avec L’Or, la Main coupée et Moravagine. Maurice Leblanc : Arsène Lupin, ah, celui-là... — Les sœurs Brontë et les Hauts de Hurlevent. Les contes des Mille-et-une Nuits. 
Le 3ème rayon comprend tous les Rudolf Steiner en français et en allemand et des livres des philosophes : Kant, Nietzsche, Rousseau, Voltaire, Platon. Homère avec L´Odyssée et L´Iliade, les Voyages d´Ulysse que je lis plusieurs fois reste mon préféré.  
Les 4ème et 5ème rayon sont réservés aux grandes personnes. Tu n’as pas le droit de les lires. C’est l’Enfer là haut. Tu m’as bien compris... Oui maman !!!!! 
De toute façon je suis trop petit pour les atteindre... Pour le moment...!
Je finirai par y arriver vers l’âge de 10/11 ans je crois, ce fut la seule et unique fois où ma mère m´a filé une baffe et ma puni de lecture durant 1 mois, vous vous rendez compte. Je m’étais endormi avec Justine de Sade et Salambô de Flaubert auxquels d’ailleurs je n’avais pas compris grand-chose. Le Kamasûtra illustré sera plus explicite. Manon Lescaut de l’Abbé Prévot et le très, très polisson Histoire de l’Œil, de Lord Auch alias (Georges Bataille). Je commençais à entrevoir un monde d’adulte trouble et inquiétant. C’est ainsi que je deviens un dévoreur de livres et un rêveur d’aventures. Comme vous l’avez compris, j’ai déjà un esprit aventurier, qui ne me quittera jamais. J’ai d’ailleurs de qui tenir avec mes ascendances Chaux-de-Fonnières, la cité horlogère du Jura Suisse.

Les célèbres aventuriers de La Chaux de Fonds.

Les trois C : Cendrars — Chevrolet — Le Corbusier.
Mon arrière grand-mère maternelle Cristina est la fille de Johann Sutter né en 1803 qui a eu 5 enfants. Il laisse sa famille au soin de son frère en 1934, suite à la faillite de son entreprise et émigre aux États-Unis. 
Après avoir pas mal bourlingué, Johann Sutter arrive en Californie en 1840, il obtient une concession de 20 000 hectares, au confluent des rivières American et Sacramento. Il développe à cet endroit un immense domaine agricole qu’il appelle « La Nouvelle-Helvétie ». (plus connu sous le nom de « Fort-Sutter »). Lorsqu’en 1847, les États-Unis annexent la Californie, John Sutter possède 12 000 têtes de bétail (1000 porcs, 2 000 chevaux et 10 000 moutons) il emploie 150 personnes. Son domaine comprend également un atelier de tissage, une distillerie, un moulin et une tannerie. Sutter, a 44 ans, il est alors un des hommes les plus riches de Californie.




Le 24 janvier 1848 :
C’est alors qu’un événement vient tout bouleverser. James Wilson Marshall, un charpentier embauché par Johann Sutter pour la construction de la scierie, découvre de l’or sous quinze centimètres d’eau. Mi-mars, la découverte de l’or en Californie atteint San Francisco puis se répand dans tout le Pacifique. Le 19 août 1848, la nouvelle est annoncée à toute la côte Est. Le 5 décembre, le président fait part au congrès de la découverte de « fabuleuses mines d’or » en Californie. Le monde entier est alors au courant.
Sutter décide de vendre son fort et de se retirer un peu plus au nord, dans sa propriété de Hock Farm. C’est là qu’à partir de janvier 1850 viennent le rejoindre sa femme et 3 de ses plus jeunes enfants, après quinze années de séparation. 
La fille cadette de Sutter, Christina, restée en Europe s’est mariée entretemps à un certain Ferenc Matteyaz, maître ciseleur hongrois. Elle habite désormais à La Chaux-de-Fonds en Suisse où son mari a créé un atelier de joailler-ciseleur renommé, situé dans la grande avenue Léopold Robert de la cité horlogère suisse.
Le couple Matteyaz-Sutter qui possède maintenant la nationalité suisse sous le nom de Matteï a un fils en 1875 du nom de Stanislas. Stanislas se marie avec Caroline Cochet, ils sont mes grands-parents maternels, ils auront une fille, ma mère Hélène née en 1910 qui se marie avec Tobias Le Wenk, cadet d’une famille de 11 enfants. Eux en auront un, unique, fait rare en 1930… moi Blaise-Basile. (Gérard Le Wenk)
C’est quoi… ? Ces prénoms insolites ?
Blaise : Blaise en référence à Blaise Cendrars, ami des parents de ma maman, à qui elle vouait une grande admiration.
Basile pour Vassili = Basile en mémoire des origines Hongroises de Stanislas mon grand-père.
La maison de mes grands-parents Matteï à La Chaux-de-Fonds jouxtait celle de Frédéric Louis Sauser, un écrivain plus connu sous le nom de Blaise Cendrars. C’est en 1925 qu’il écrit, « L´Or » les aventures, du général Sutter en Californie qui le rendra célèbre. La proximité avec la demeure de mes grands-parents Matteï laisse à penser que Cristina, mon arrière grand-mère et fille de Sutter, a eu des contacts avec M.Sauser alias Cendrars et lui aura confié l’extraordinaire histoire de sa famille aux États-Unis d’Amérique. 



Louis-Joseph Chevrolet : ce pionnier constructeur et pilote automobile de grand talent qui naquit le jour de Noël 1878 également à La Chaux-de-Fonds. L’emblème des « Chevrolet » est inspiré par la croix suisse. Doté d’un courage conquérant, Louis Chevrolet, cette force de la nature (1 m 80, 100 kg) doit sa notoriété à sa bravoure. Une fois émigré aux États-Unis, Chevrolet glane de multiples coupes dans des courses automobiles. Sa folle dextérité au volant de sa Buick lui vaut sans tarder une immense notoriété sur le territoire américain. C’est précisément la renommée de Chevrolet, doublée du talent inné du Neuchâtelois pour la mécanique, qui intéresse en 1911 Bill Durant, patron de Buick et futur fondateur de la General Motors. L’industriel et le pilote créent à la fin de la même année à Detroit, dans le Michigan, une marque qui porte le patronyme déjà si célèbre de Louis Chevrolet.

Le Corbusier : Architecte le l’ère et de l’art moderne. Le 6 octobre 1887, naissance au 38 rue de la Serre, à La Chaux-de-Fonds, de Charles-Édouard Jeanneret (dit Le Corbusier), Charles-Édouard Jeanneret est, par son père, le descendant d’une lignée d’artisans, protestants émigrés du sud-ouest de la France, et par sa mère, de famille d’industriels essentiellement horlogers de Suisse. En 1900 Charles-Édouard entame une formation de graveur-ciseleur à l’école d’art de La Chaux de Fonds dans le Jura suisse. Mais l’évolution catastrophique de sa vue – il ne voit que d’un œil – ne lui permet plus d’envisager la poursuite de cette formation. Charles L’Eplattenier, émule de l’Art Nouveau, l’accueille dans son cours de dessin d’art, et le dirige vers l’architecture et la décoration en 1904. Il deviendra par la suite un des plus importants architectes de l’époque moderne. Il décède en 1965.
Rare photo de Le Corbusier avec Albert Einstein




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Mes ancêtres paternels vers 1925 avec leurs 8 enfants



Mes grands-parents paternels et leurs 8 enfants (sur 11) en haut à droite mon père.


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MA TRIPLICI VITA

L’action se déroule au départ principalement à Genève (Pâquis), en Suisse, avec des incursions en Europe, derrière le rideau de fer, une suite U.S. et une finale dans un paradis fiscal.
J’écris depuis que je suis à la retraite (25 ans déjà) des ouvrages philosophique, métaphysique et quelques romans autobiographiques au format numérique e-Pub et PDF ou Word pour impression sur papier.
Avant de partir pour le grand voyage, je vide mes valises. Pour aller loin, faut voyager léger, alors je m’allège. À mon âge je peux enfin dire tout ce que je veux. Je provoque, je disloque, je soliloque, je me moque. 
Ayant eu une vie longue et aventureuse ma mémoire déborde. 1000 mois que je vis cette vie. Ce quelle fut, ce quelle est ? Vous allez l’apprendre dans ces romans ou je dévoile mes deux faces, la sombre et la lumineuse.
Ce n’est pas du littéraire, c’est de la vraie vie : tendre, ardente, amoureuse, violente, mortel.

TRIPLICI VITAE — Tome I
« GRAINE DE POTENCE » 
Traite de mes années d’enfance heureuse et de mon adolescence tumultueuse. 
Tobias mon père ; joueur, antiquaire, libertaire, anarchiste et la belle Hélène ma mère ; écrivaine, rêveuse, poétesse, pudique, modiste.  
Moi Blaise le «bo-bb» à sa maman enfant gâté, bien éduqué qui devient peu à peu une graine de potence sous l’influence pernicieuse d’un père sans foi ni loi.
Ce récit traite de cette dérive qui m’amènera après de multiples larcins à rendre des comptes à l’injuste justice des hommes et à la divine, plus radicale et définitive.

TRIPLICI VITA — Tome II
«REVOLUTION - ALGERIE les années douleurs »
C’est pour tenter d’échapper a cet inquiétant destin que les dés décideront de m’expédier en Algérie à la mauvaise date, ou je vais m’impliquer, bien malgré moi, du bon ou du mauvais côté de la barrière, c’est selon… dans cette sanglante guerre de libération.
L’odyssée d’un « petit-suisse » (c’est moi) parti a la mauvaise date et a la mauvaise époque, pour une lune de miel, qui sera pris malgré lui dans la tourmente tragique des années rouge sang de la révolution algérienne.
Il lui faudra choisir entre son petit confort et ces convictions sociales héritées de son pays d’origine et la révolte de sa conscience devant l’exploitation abusive d’indigènes frustrés de leurs terres ancestrales par les dérives d’une colonisation qui ne dit pas son nom.
Engagé par un des plus riches propriétaires d’Algérie, il sera confronté à la dure réalité du terrain, à l’injustice, à l’impitoyable tyrannie, à la brutalité allant jusqu’à la mort, dans l’indifférence aveugle et cupide des maîtres du jeu.
Il ralliera la cause de l’indépendance, aidant les rebelles ou combattants de la liberté, c’est selon… — suivant quel côté on ce trouve !
Lorsque l’heure de régler définitivement les comptes viendra, la main de Dieu ou d’Allah, c’est selon ! étendra sa protection le préservant d’une mort certaine.

TRIPLICI VITA — Tome III
« TRAFICS » 
De retour dans la pacifique Helvétie, mes vieux démons d’antan me reprennent. Jeux, maîtresses, trafics en tout genre occupent à nouveau tout mon temps. La mort dramatique de mon épouse avec laquelle j’ai vécu la sanglante aventure algérienne, provoque enfin l’électro-choc qui me ramène à repentance, après m’avoir jeté dans les profondeurs du désespoir. 
Un nouvel amour enflamme mon corps et mon âme.
Le coup de foudre m’a touché. Je tombe éperdument amoureux.
Quelques mois plus tard, je me marie.
Eh oui, l’amour fou rend fou…
Dès cet instant ma vie bascule ; 1°) parce qu’elle est belle et fraîche, elle a 18 ans… 2°) parce que moi, pas très frais, j’en ai 38. 
Atteint du syndrome de Faust je me lance à corps perdu dans la recherche utopique de ma jeunesse perdue.
Martina, avec sa beauté perverse, ce sont les amants qu’elle collectionne et rejette après usage. 
Ça suffit, c’est insupportable. Le dernier qui la veut pour lui seul, un coup de couteau dans le bide, met fin à ces prétentions. Crime passionnel, circonstances atténuantes, condamnation légère, prison, séparation. La mort du fils dans un amas de ferraille me replonge dans une douleur incommensurable que seul l’alcool a haute dose calme provisoirement.
La rencontre de l’ultime chance avec la douce Cléo apaise enfin mes démons intérieurs. 
La rédemption survient dans les boites à jazz de La Nouvelle-Orléans, après avoir fait un doigt d’honneur à la grande faucheuse.
L’argent sale accumulé dans mes trafics est finalement investi et blanchi dans une fondation qui œuvre dans les médecines parallèles. 
La retraite venue, une vieillesse paisible remplie de mes souvenirs est la récompense à une résilience gagnée dans les tourbillons d’une vie aventureuse.






MA TRIPLE VIE - BLOG




Blaise Le Wenk - 2015

mardi 23 juin 2015

MA BIOGRAPHIE

Bonjour, Gérard Wenker alias littéraire Blaise Le Wenk


1 an - cour St. Pierre - Genève
Né à Genève en 1934 – Agrobiologiste. Retraité. Philosophe. Écrivain. Pacifiste. Mondialiste. Aventuriste et j’en passe…

Les dramatiques circonstances de la mort de mon épouse, mère de deux enfants, décédée d’un cancer à l’âge de 36 ans, seront à l’origine d’une révolte constructive qui orientera mon combat contre la résignation due à l’ignorance, et contre l’orientation mutilatoire et réductrice de la médecine scientifique moderne. Ces recherches m’amèneront à établir d’une manière irréfutable la relation directe qu’il y a entre l’alimentation actuelle frelatée et la dégradation accélérée de la santé.

J’ai maintenant 82 ans et mes enseignements sont l’aboutissement de 50 ans de pratique, de consultation de santé et de recherche dans les profondeurs de la philosophie taoïste. Un seul principe et les deux lois yin et yang unifient et expliquent la totalité des phénomènes à l’origine de l’univers.

Approfondissant sans discontinuer mes connaissances dans de nombreux séminaires animés par Michio Kushi. Je participe également aux stages spécialisés du Kushi Institut de Boston (1980) et de l’IMI, Institut Macrobiotique International de Kiental, Suisse (1993) dont je suis diplômé.

Études et pratique, ajoutée à une longue expérience, mon permis d’aider de nombreuses personnes lors de consultations pour des problèmes de santé ou pour des conseils alimentaires. Actuellement ces consultations se poursuivent toujours, principalement par internet (Facebook, Google+, Skype, Wordpress, etc.)

Je me propose à travers ce blog de vous faire découvrir les secrets de cette dialectique ainsi que les applications pratiques de yin et de yang, sans lesquels la doctrine taoïste n’est qu’une baudruche vide et inutile.

Il existe une Voie de bonheur et de santé à disposition de chaque être humain vivant sur cette planète, des plus pauvres aux plus riches, quels que soient sa race, ses croyances et son niveau social, qui permettent de préserver la Vie dans ces multiples aspects, et de rétablir l’homme dans son intégrité corporelle, mentale et spirituelle, à tout âge et dans n’importe quelle circonstance, sans l’aide d’aucun spécialiste professionnel. De tout temps cette démarche a été connue et reconnue, parfois tenue secrète, certains ayant voulu en conserver l’exclusivité, en raison justement de son extrême efficacité. 

Cet Art de Vivre a traversé les âges, les civilisations, les continents jusqu’à nous, en s’adaptant et en se renouvelant constamment. L’application pratique de ce principe philosophique qui sous-tend cet art de vivre est connue en Occident depuis des siècles sous son nom grec de « macrobiotique » et de néo-Platonisme. La version japonaise de cet art de vivre est nommée I-do – la Voie du Principe Unique, comme I-King est le grand livre chinois du Principe Un.

Ces méthodes de traitements et de soins sont la réponse à l’ignorance et à l’injustice d’une fatalité qui semble frapper indifféremment, distribuant au hasard échec ou réussite, maladie ou santé, malheur ou bonheur et finalement vie et mort. 

Ceux et celles qui maitrisent cette science ont un grand pouvoir, faites en bon usage ; pour vous, pour votre entourage et pour le bien de l’humanité. Maintenant, chaussez les lunettes magiques qui permettent de voir simultanément la relation entre le macrocosme et le microcosme, entre la face et le dos de toutes choses.




85 ans plus tard














Gérard Wenker - Juin 2017