samedi 12 mars 2016

N°10 - L´ÉPIDERME


UNE HISTOIRE DE PEAU






Votre peau reçoit et donne. Elle est faite pour la douceur. Qui pourrait imaginer un monde où l’on ne se toucherait pas, où l’on ne s’embrasserait pas ? Même quand on ne se connaît pas, on s’étreint après une grande frayeur.

En même temps, notre peau est le premier organe atteint quand nous sommes blessés. Un hématome la distend et elle va passer par toutes les couleurs de l’arc-en-ciel pour retrouver sa couleur originelle.

Votre peau s’ouvre plus vite qu’elle ne se referme. Elle demande alors des soins d’une attention extrême. Nos infirmières sont admirables car elles ont les mains plus douces que les nôtres.

Votre peau signe aussi ce qui se passe à l’intérieur de vous-même. Une éruption d’une maladie enfantine forge les défenses immunitaires. Un zona sur le thorax traduit souvent une anomalie profonde et exige une radiographie des poumons ou un scanner. Une peau grasse et à problèmes signale de mauvaises habitudes alimentaires, trop de produits laitiers, pas assez de fruits frais de saison et de proximité… Une peau écailleuse ou décolorée par endroit souffre et s’améliore pendant les vacances car les stress s’amenuisent. Le rouge sur le visage peut traduire une consommation excessive d’alcool fort, ou le début d’un lupus érythémateux qui signe une maladie auto-immune.

Votre peau est capable – par les glandes sudoripares – d’éliminer les pesticides que vous stockez sans le savoir ni le vouloir dans le petit pannicule adipeux qui la sépare des muscles et des os.

Votre peau est très délicate, quel que soit votre âge. En regardant le dos de votre main, je sais à peu près votre âge. En la pinçant délicatement, je vérifie votre état d’hydratation ou de déshydratation si vous êtes à un âge avancé.

Bref, votre peau me parle, elle me dit tant de choses !

Rien de mieux pour décoder ses mystères que de la laisser s’exprimer.

Ah, si vous me connaissiez! Combien vous m’apprécieriez davantage, vous me feriez moins souffrir !

Mon lieu de résidence : de la tête aux pieds
J’entoure tout votre corps. En terme de surface, je mesure 1,7 à 1,8 mètre carré pour une taille de 1m70 selon l’individu que j’enveloppe. Si vous m’évaluez en poids, j’atteins 4 kg, et suis le plus lourd de tous les organes mous. Evidemment, je pèse davantage si vous ajoutez la petite couche de gras que vous nommez « pannicule adipeux » et tout ce qui m’est attaché, les muqueuses, les ongles, les cheveux et les poils.

Je ne suis pas très épaisse, allant de 0,5 mm au niveau des paupières, du mamelon, du creux de l’oreille, à 2,5 mm au niveau des membres, du thorax, de la paume de la main, et de 4 à 5 mm sous la plante des pieds. Ma température varie entre 32 et 36°C, les extrémités des membres restant les plus fraîches. Partout je suis imperméable, même dans l’eau.

De quoi suis-je faite ? Les couches de cellules qui me constituent font que je suis très organisée.

Je suis délicate déjà par ma composition : de l’eau pour 70 % de mon poids, de 27 % de protéines, 2 % de lipides et près de 1 % de minéraux et oligo-éléments.

Pour bien me faire comprendre, surtout de ceux qui sont avides de détails, je suis obligée de me présenter en différentes couches de la superficie à la profondeur : l’épiderme, le derme et l’hypoderme.

– L’épiderme d’abord est fait de plusieurs couches : en superficie, la couche cornée de protection, « sentinelles immunologiques », faite de 4 à 8 couches de cellules sous forme de fines lamelles sans noyau et de grande taille. Ces cellules dites «kératinocytes» desquament, se régulièrement, lors de frottements. C’est donc une très fine pellicule de peau remplacée par les cellules de la profondeur. Juste en dessous, la couche granuleuse est faite de 1 à 5 couches de cellules aplaties de grande taille.

C’est la couche dite « Malpighienne » constituée de 5 à 6 couches de cellules polyédriques qui s’aplatissent au fur et à mesure de leur ascension. Enfin, en profondeur, c’est la couche basale. Elle est formée de cellules en forme de petits cubes, séparés par des mélanocytes, cellules qui donnent ce qu’on appelle « les taches de rousseur ». Cette couche se régénère en permanence. Ses cellules vivent 3 à 4 semaines, en général 28 jours.

L’épiderme est traversé par les structures sous-jacentes d’origine dermique, les canaux excréteurs des glandes sudoripares ou sébacées et les follicules pileux.

– Le derme est irrigué par le sang qui nourrit la peau (jusqu’à 10 % de la masse sanguine totale) et contient les très fins vaisseaux lymphatiques qui transportent les cellules du système immunitaire. Son épaisseur ne dépasse par le millimètre. Il est fait de grosses molécules protéiques, constituant des fibres dites de « collagène » et d’« élastine » qui me donnent ma teneur et mon élasticité. Le derme est 4 fois plus épais que l’épiderme, il peut atteindre près de 10 mm dans votre dos.

Les protéines captent l'eau dans le derme à la manière d'une éponge et ainsi sont un réservoir d'hydratation. Cela se voit bien chez les personnes âgées qui ne boivent jamais assez et dont la peau est sèche, trop fine quand on la pince.

C’est cette partie de la peau qui joue un rôle primordial dans la régulation thermique (véritable thermostat) et dans la cicatrisation quand la peau doit régénérer après une plaie. C’est elle aussi qui élimine les pesticides par la sueur et autres produits de dégradation.

– L'hypoderme est évidemment la couche profonde de la peau. Il reçoit beaucoup de vaisseaux et contient du tissu graisseux en réserve. Il est l’interface entre le derme et les couvertures des muscles que sont les aponévroses. On parle de « pannicules adipeux » minces au niveau du front, épais au niveau des fesses et du bas ventre où il peut représenter 15 à 30 % du poids du corps en cas d’obésité.

Le gras en trop, c’est du sucre que vous stockez, vous ne pouvez l’éliminer dans vos urines ou ailleurs. Je vous rappelle que 1 g de sucre c’est 4 calories, et 1 g de graisse 9 calories. Avec quasiment 2 g de sucres vous faites 1 g de gras que vous stockez sous mon épiderme et vous me rendez disgracieuse.

Ces pannicules ne sont que des amas de cellules graisseuses nommées adipocytes, spécialisées pour stocker le gras.

L’hypoderme est donc présent sur la quasi-totalité du corps, à l’exception des paupières, des oreilles, du pénis et du scrotum (bourses de l’homme qui enveloppent les testicules).

Quand on parle de « cellulite », il ne s’agit pas de tissu gras mais d’inflammation par infiltration de liquide dans les cellules adipeuses, d’où la pression sur les fibres de collagènes. Je prends alors un aspect « peau d’orange ».

Faites du sport sérieusement, bougez vous, consommez moins de produits sucrés et de gras et la peau d’orange redeviendra votre rêve de peau de bébé.

Vous l’avez compris, je suis sensible, très sensible même. Je possède des annexes nombreuses et essentielles. Des glandes sudoripares, des poils et leurs follicules, et aux extrémités, des ongles. Tous me sont très nécessaires pour vous protéger.

Je suis l’organe du sens « primordial », équipé de récepteurs sensoriels et de nerfs largement répartis sur tout votre corps, selon vos besoins qui évoluent avec l’âge.

Parmi les 5 sens, je suis le seul à être installé sur toute la surface de votre corps.

– Quand j’appartiens à un bébé, les récepteurs ne veulent connaître que la douceur de ceux qui m’ont donné la vie ou m’ont adopté, ma maman et mon papa. Je suis avide de leur tendresse, tellement différente. Je perçois déjà la différence entre la main rugueuse de papa et la douceur délicate de celle de maman. Quand j’ai faim, je sais comme il faut faire pour recevoir le lait de maman. Mes papilles ne sont pas encore sur ma langue mais sur mes lèvres. J’adore tirer sur le mamelon de ma maman. J’aime son odeur. Quand je serre mes lèvres et que je tire légèrement sur le mamelon de maman, le lait vient en jet dans mon palais des saveurs. J’adore !

– En grandissant je vais prendre de la surface. Je remarque que mes perceptions ne sont pas les mêmes sur tout le corps que j’enveloppe. Mes mains, et surtout mes doigts, sont très sensibles, bien plus que mes pieds car je ne marche pas encore. Je sens le sol avec mes fesses. Le devant de mon corps est bien plus sensible que mon dos. J’aime qu’on me caresse la tête, cela me donne des frissons de bonheur.

– À l’adolescence, et jusqu’à la vieillesse, de nombreuses sensations différentes apparaissent. Il y a des coins de mon corps intime que je découvre. Ils réagissent drôlement. Quand je caresse le bout de mon nez, je n’ai pas les mêmes sensations et réactions que si je caresse les zones intimes de mon corps. Vous parlez entre vous de zones érotiques qui vous donnent du plaisir. Moi, votre peau, je suis bien placée pour comprendre que vous accordez une grande importance à ces zones du corps.

Je suis douce et lisse, plus chez les femmes que chez les hommes.
Je fabrique grâce à mes glandes sébacées annexées aux poils – présentes dans le derme – un « sébum » (du mot latin « suif ») destiné à lubrifier ma surface. Celui-ci empêche le dessèchement et a un rôle bactéricide. Il maintient donc mon hydratation, me protège, moi votre peau, et en particulier au niveau du cuir chevelu entretient la souplesse de vos cheveux.

– À un âge avancé, moi la peau, j’ai besoin encore et encore d’être touchée délicatement plus que jamais, peut-être autant que lorsque je sortais du ventre de ma mère. Je sais bien que c’est la fin de ma vie, mais toute vieille peau que je suis devenue, j’ai toujours besoin d’amour.

J’ai besoin d’une saine alimentation pour être comme vous le souhaitez

J’ai donc besoin en particulier que vous m’apportiez par vos aliments et nutriments cet acide aminé qu’est la tyrosine. La mélanine est présente en d’autant plus grande quantité que la peau est foncée. L’exposition au soleil ou aux rayons ultraviolets stimule l’activité des mélanocytes dont la production accrue de pigments engendre le bronzage (mécanisme de défense de l’organisme).

- Le carotène ou prévitamine A ou bétacarotène est le pigment indispensable à la croissance des cellules qui me constituent et préserve la peau des agressions du soleil et des risques infectieux. Cette prévitamine A prévient aussi mon propre vieillissement. Elle est nécessaire à la cicatrisation et réduit les phénomènes inflammatoires locaux grâce à ses propriétés antioxydantes. Si je n’en ai pas assez je me dessèche, je deviens rugueuse, je souffre.

À quoi est-ce que je sers ?
Je suis impliquée grâce à toutes les cellules qui me constituent dans de nombreuses actions :

– vos empreintes digitales, présentes dès le sixième mois de la vie intra-utérine, dues aux petites crêtes des faces palmaires des mains nommées dermatoglyphes (du grec derma, « peau », et gluphê, « gravure »). Elles sont aussi présentes sur la plante des pieds et de chaque orteil. La dermatoglyphie est l’étude scientifique de ces empreintes.

- votre régulation thermique, car la température du corps doit rester stable, constante, entre 36,1°C et 37,8°C quand vous êtes en bonne santé. C’est l’hypothalamus, un des noyaux au centre du cerveau, qui possède le centre thermorégulateur, recevant les informations en particulier des récepteurs que je possède.

Quand il fait trop chaud, l’hypothalamus provoque la transpiration pour abaisser la température de votre corps par évaporation de la sueur. Inversement, quand il fait trop froid l'hypothalamus stimule la thermogenèse. Les vaisseaux qui parcourent mon derme se rétrécissent aux extrémités quand le froid augmente.

La chair de poule, par tension des muscles érecteurs des poils, crée de la thermogenèse, mais elle est peu efficace du fait de ma faible pilosité. La température varie dans le cycle jour-nuit, mais aussi chez la femme selon la phase de son cycle menstruel : en dessous de 37°C avant l’ovulation, elle augmente de plusieurs dixièmes après l’ovulation, signant qu’elle a bien eu lieu. Les technologies modernes se servent de moi pour détecter l’ovulation quand vous voulez avoir un bébé ou l’éviter.

– votre défense immunitaire, quand je suis blessée ou quand un micro-organisme menace, les lymphocytes interviennent pour protéger ou lutter contre une éventuelle infection. Je possède des acides gras et des protéines antimicrobiennes, barrière cutanée chimique, dont la psoriasine directement bactéricide, en particulier anticolibacille. Cela ne veut pas dire que vous pouvez vous passer de vous laver les mains après être allé aux toilettes !

Grâce au soleil, je fabrique de la vitamine D, dite « anti-rachitisme »
– Ce sont les rayonnements UVB apportés par le soleil qui me permettent de fabriquer cette formidable Vitamine nommée D. Elle est bien meilleure que celle des laboratoires pharmaceutiques que vous vend votre pharmacien.

Dès que le soleil est là, je me régale à fabriquer de la vitamine D3 (cholécalciférol), substance liposoluble (qui se dissout dans les graisses) synthétisée dans le derme à partir d'un dérivé du cholestérol sous l'action des rayonnements ultraviolets B de la lumière.

Vous en avez besoin pour que le calcium de vos aliments passe la barrière intestinale et soit distribué à tout le système osseux selon ses besoins de croissance et de l’état adulte. Des mois de novembre à mars vous vivez sur vos réserves. Trente minutes d’exposition quotidienne au soleil me permettent de synthétiser près de 90 % des apports journaliers recommandés en vitamine D.

La vitamine D permet l'absorption intestinale du calcium et du phosphore, renforce sa fixation sur les os et les dents, contribue à leur formation, à la croissance et au renouvellement toute la vie durant, et plus spécifiquement pendant la période de grossesse et d’allaitement. Elle joue donc un rôle essentiel pour maintenir l’équilibre phosphocalcique, mais aussi le fonctionnement des muscles, et indirectement dans la coagulation du sang qui a besoin de l’ion calcium lui-même.

Vous vivez tellement à l’intérieur que vous êtes souvent carencés en Vitamine D. Les experts se disputent sur ce sujet car, évidemment, les laboratoires souhaitent vous apporter moyennant finances la vitamine qui vous manque.

Vous comprenez aussi pourquoi la burqa ou niqab, le voile intégral d'origine afghane porté par les femmes principalement en Afghanistan, au Pakistan et en Inde, est totalement contre-indiqué. C’est un contresens de santé publique !

- L’Inuit Paradox dans les froids canadiens.

Les Inuits du Canada et du Groenland et les Yupiks de Sibérie et d'Alaska, très vêtus et habitants des contrées très froides, vivent là où l’exposition aux UVB est faible. Chez eux, moi la peau, je ne suis pas claire mais cuivrée. C’est la consommation régulière des animaux marins, graisse de phoque ou de baleine riche en vitamine D qui évite les carences.

J’élimine la sueur grâce à mes glandes sudoripares et je fabrique des phéromones.

Deux sortes de glandes sont situées dans l’épaisseur du derme. Elles fabriquent surtout la sueur en s'ouvrant sur l'extérieur grâce aux pores sudoripares. La transpiration est nécessaire à votre santé. Faire du sport deux fois par semaine au moins 30 minutes chaque fois, voilà le meilleur moyen pour moi d’évacuer les pesticides de l’environnement ou de l’alimentation que vous me faites consommer sans vous en rendre compte.

Les glandes sudoripares qui fabriquent la sueur
Ce sont les plus nombreuses, de 3 à 5 millions, avec une densité moyenne de 200 glandes par cm2. Elles sont présentes sur presque tout le corps mais surtout sur la paume des mains, sur la plante des pieds où elles atteignent une densité maximale de 600 glandes/cm2 et aussi sur le front.
Elles sont cependant absentes au niveau des   zones génitales de l’homme comme de la femme.

Elles jouent un rôle important dans la thermorégulation et ont aussi un rôle de protection immunologique. La sueur est composée à 99 % d'eau et de minéraux, en particulier le chlorure de sodium qui donne à la sueur une légère saveur salée, et en plus un peu de potassium, de calcium et de magnésium. Elle possède aussi un peu d’acides lactique, propionique, butyrique et d’urée proche de celle que nous éliminons dans les urines.
Son pH est donc acide entre 3,8 et 6,5 ce qui    freine la reproduction de certaines bactéries.
Les glandes sudoripares qui fabriquent des phéromones
Ces glandes sont surtout sous les aisselles et autour des zones intimes de l’érotisme, génitalité et mamelons. Les phéromones qu’elles fabriquent sont des molécules protéolipidiques que les bactéries que je possède transforment en « odeur de transpiration ». Ces glandes ne fonctionnent qu’à partir de la puberté sous l’influence des hormones de la puberté.
Chez les animaux, les sécrétions de ces glandes permettent les reconnaissances mutuelles par leur odorat très développé.
Mes souffrances, je vous les livre facilement : observez moi 

Evidemment, les dermatologues me connaissent parfaitement. Ils n’arrêtent pas de voir des érythèmes, de l’acné, de l’herpès, des eczémas, du psoriasis, des vitiligos, des allergies, des zonas, des brûlures et gelures, des dermites et éruptions de tous ordres, des escarres…

Votre rêve est que je sois douce comme quand vous étiez bébé ! Vous avez compris que mes qualités dépendent à la fois de votre alimentation mais aussi de votre état psychologique et affectif.

Plus je vis dans un organisme stressé, angoissé, malade…, plus j’ai besoin de recevoir de la douceur en paroles et en actes. Que ce soit la douceur des enfants ou des petits-enfants, celle d’un mari-compagnon ou d’une épouse-compagne… Que vos mains effleurent délicatement le corps de l’autre sur toute ma surface, voilà mon dernier secret !

J’allais oublier de vous dire que j’ai aussi une très bonne mémoire.
Je me permets de vous rappeler tout ce que l’on dit en parlant de moi. Une véritable exploitation : « je l’ai dans la peau », « j’aurai sa peau », « à fleur de peau », « une peau de chagrin », « la peau sur les os », « vieille peau », « peau de vache », « se mettre dans la peau de l’autre », « bien ou mal dans sa peau », « vendre sa peau », « avoir la peau dure », « faire peau neuve », « risquer sa peau », « vendre chèrement sa peau », « glisser une peau de banane », « sauver sa peau »…

Qu’est-ce que tout cela signifie ? Mon importance évidemment !

Voilà pourquoi je vous laisse sur ces mots, sachez-le, je suis au service de votre bonheur, j’ai toujours besoin de douceurs…


L´Épiderme

La peau est un organe composé de plusieurs couches de tissus. Elle est la première barrière de protection de l’organisme.

la partie superficielle, la plus mince, nommée : épiderme.       Elle est rattachée à une partie inférieure,

la partie interne la plus épaisse : le derme. 

une couche plus profonde : l’hypoderme.

Chez l´homme, elle est l'organe le plus étendu et le plus lourd du corps au regard de sa surface et de sa masse : chez l'adulte, environ 2 m2 pour 3 kg chez la femme et 5 kg chez l'homme (soit 7 % de son poids total). Sa surface d´échange est cependant bien plus petite que l'intestin (300 à 400 m2, environ deux terrains de tennis) et le poumon (80 m2).




Le corps dispose d'ouvertures naturelles donnant issue aux substances des sécrétions de l'organisme; ces voies évacuent sueurs, urines, matières fécales, glaires, crachats, morve, cérumen, mucus, pertes blanches. Afin d'éliminer tous ces surplus, le flux énergétique canalisé dans le corps anime dix émonctoires: sept ouvertures supérieures, deux orifices inférieurs et une sorte d'organe comportant des milliers de petites sorties (500 trous par cm2) : la peau et ses pores. 

Les sept ouvertures supérieures se trouvent dans la tête et comprennent: les yeux, les narines, la bouche et les oreilles. 

Les orifices inférieurs sont au nombre de deux chez l'homme: le rectum et l'urètre, et de trois chez la femme puisque le vagin constitue un émonctoire supplémentaire. La peau représente une superficie impressionnante d'environ deux mètres carrés. Son épaisseur est variable, de 1 à 4 mm, selon les parties du corps. 






C'est un organe de rejet et d'absorption, véritable filtre parsemé de ses innombrables et minuscules ouvertures. C'est aussi un appareil sensitif, sens d'une extrême précision puisque, tel un radar, il capte les informations provenant de l'environnement grâce à un équipement comprenant 60 millions de récepteurs nerveux. 

En réalité, au niveau de l'épiderme, les nerfs se terminent par des amas cellulaires ou corpuscules spécialisés dans la détection. En permanence, ils correspondent avec une représentation topographique du cerveau où les messages sont analysés, identifiés, interprétés. 

Les fonctions sensibles de la peau sont multiples, cependant, nous étudierons ici particulièrement que sa fonction d'élimination. 

La peau définit sur toute sa superficie la limite entre le milieu intérieur de l'organisme et l'environnement. Un de ses rôles essentiels consiste à préserver la constance du milieu intérieur (température et hydratation) par rapport aux variations climatiques par exemple: grand froid, sécheresse, canicule, etc ... 

Elle sert autant à éviter la déperdition d'éléments vitaux et de chaleur, qu'à éliminer un excès de chaleur ou de toxines en cas de nécessité. 

Par exemple, lorsqu'il y a plénitude de chaleur, la peau évapore une grande quantité de sueur par les pores, d'une façon non-apparente, (transpiration) en particulier lorsque le corps doit fournir un travail musculaire important; elle peut évacuer jusqu'à vingt litres d'eau par jour dans une ambiance tropicale ... 

Les gouttes de sueur perlent à travers les pores de la peau y déposent une substance acide qui forme un filtre bactéricide protecteur et qui contient de l'eau, des chlorures de sodium et un peu d'urée. 

La peau réalise l'élimination d'une grande quantité de substances toxiques grâce aux glandes sudoripares, comparées à des reins en miniature. Leur activation est accompagnée d'une dilatation des vaisseaux sanguins avoisinants, c'est pourquoi la peau rougit pendant une forte transpiration. Lorsque leur fonctionnement est entravé et que les glandes sébacées sont engorgées, les déchets, les toxines stagnent sous la peau, occasionnant des boutons ou éruptions diverses. Un engorgement au niveau des glandes sébacées a tendance à durcir et à obstruer les pores. 

Des expositions prolongées au soleil, une alimentation surabondante, chargée de produits animaux, détériorent la finesse et l'élasticité de la peau; même les tissus sous-jacents perdent leur vitalité originelle. 


L'épiderme est situé à la périphérie de l'organisme et, du fait de la règle des antagonistes et complémentaires, reflète donc les parties les plus profondes du corps. Lors de déséquilibre des organes et glandes internes et des fluides corporels comme le sang et la lymphe, les symptômes se manifestent sur la peau. La fonction principale de la peau est l'ajustement de l'environnement externe aux conditions organiques internes. Elle révèle également les variations de l'environnement. Le diagnostic de la condition de l'épiderme se fait généralement avec ces trois caractéristiques principales: 

  1. La condition de l'épiderme. 
  2. La coloration. 
  3. Les taches et grains de beauté. 


1. La condition de l'épiderme 

Une peau normale et saine devrait être claire, lisse, légèrement brillante et humide. Tout autre aspect résulte de troubles organiques. Comme nous l'avons déjà vu dans cet ouvrage, chaque problème physique ou mental est produit par une alimentation désordonnée et, par conséquent, toute condition anormale de l'épiderme a aussi la même cause. Les esthéticiens modernes insistent davantage sur les traitements externes, et des efforts infinis sont faits dans ce sens, souvent sans résultats satisfaisants, alors qu'une belle peau est facilement créée par une alimentation macrobiotique équilibrée. 


A. L'épiderme trop humide. - Cette condition est facile à détecter si les paumes sont spécialement humides. Les paumes, comme les autres parties du corps, devraient maintenir une légère humidité, mais ne jamais être mouillées. Cette condition est provoquée par un excès de liquide, une cuisine trop aqueuse, des boissons, fruits, jus de fruits, lait, etc. Le sucre et les sucreries se transforment également en eau dans l'organisme. 

L'épiderme trop humide est le signe d'un sang trop fluide, d'un métabolisme rapide, d'un pouls accéléré et d'une transpiration et des mictions trop abondantes. Cette condition est en rapport avec divers troubles physiques et mentaux comme l'épilepsie, les vertiges, la diarrhée, les pensées voilées, le manque de mémoire, le décollement de la rétine, le glaucome, la perte des cheveux ainsi que des douleurs dans certaines parties du corps (oreilles, dents et gencives). 

L'équilibre de l'eau dans le corps se traduit par le nombre de mictions journalières, qui chez les adultes ne devraient pas dépasser trois ou quatre. Les conseils médicaux préconisant une grande consommation de liquide sont à éviter dans la plupart des cas, sauf lorsqu'il s'agit de mesure temporaire pour éliminer un état de déshydratation, des poisons ou un excès de produits animaux. Le besoin en eau est proportionnel à la consommation de sel, protéines et hydrates de carbone et, par conséquent un changement de régime à long terme nécessite une consommation de liquide différente. 

B. La peau grasse. - Une peau normale doit être légèrement grasse, mais si elle l'est excessivement, surtout à la périphérie du corps (front, nez, cheveux ou paumes), c'est un signe de surconsommation d'huiles et de graisses, ou d'un déséquilibre du métabolisme des graisses. On peut observer des troubles du foie, de la vésicule biliaire et du pancréas. Les poumons, les fonctions respiratoires, les reins et les fonctions excrétoires sont déséquilibrés. 

L'épiderme gras révèle souvent certains symptômes, reliés entre eux, comme la formation de calculs dans la vésicule biliaire et aux reins, celle de kystes ou tumeurs aux seins, aux ovaires, dans l'utérus et d'autres zones du corps; des troubles pancréatiques, y compris le diabète, l'accumulation de mucosités dans diverses parties du corps, des problèmes d'ouïe, de cataracte, de sclérose et un grand nombre d'autres problèmes. 

Pour améliorer cette condition, il convient de réduire la consommation de tous les aliments gras (viande, volaille, œufs, produits animaux et farineux, sucre, fruits et leurs jus, huiles végétales). L'excès de protéines et d'hydrates de carbone peut aussi produire cet état de la peau. Donc une réduction du volume de la nourriture est recommandée. 

C. La sécheresse de l'épiderme. - La sécheresse de l'épiderme peut être produite par la déshydratation ou par l'excès de graisses et d'huiles. Ce dernier est le plus répandu à l'heure actuelle. La médecine recommande très souvent d'augmenter la consommation d'huile pour améliorer l'état de l'épiderme, mais ceci est généralement inefficace, car cette sécheresse est souvent provoquée par la formation de couches graisseuses sous la peau, empêchant l'élimination de l'humidité à l'extérieur. Il est donc plus judicieux de réajuster son alimentation en supprimant les graisses et les huiles. 

La sécheresse de l'épiderme reflète un taux relativement élevé de graisses et de cholestérol dans le sang et, dans ce cas, il est commun d'avoir une accumulation de graisses et de cholestérol autour du cœur, dans les artères, ainsi que dans les principaux organes (foie, vésicule biliaire, poumons, intestins, rate/pancréas, prostate ou utérus). On peut constater un durcissement des artères, un pouls irrégulier, de la rigidité mentale, la formation de kystes, tumeurs et, dans certains cas, de cancers, ainsi qu'une tension anormale des organes atteints et de leurs méridiens. Afin de réajuster cette condition, il est recommandé d'éliminer toutes les viandes, volailles, œufs, produits laitiers, sucre et sucreries. 

D. La rugosité de l'épiderme. - (peau d’orange) Cette condition provient de deux causes possibles. 

  1. La surconsommation de protéines et de graisses lourdes. 

  1. L'excès de sucre, sucreries, fruits, jus de fruits, boissons sucrées, drogues ou médicaments. La première cause est plus difficile à rectifier. La seconde cause a pour caractéristique des glandes sudoripares plus ouvertes et une peau légèrement rouge. 

La rugosité du premier type reflète une condition interne caractérisée par le durcissement des artères et par l'accumulation de graisses et de cholestérol autour des organes et des artères. Le plus souvent ce sont le foie et les reins qui sont concernés par ces problèmes et les symptômes suivants apparaissent très fréquemment: protéines dans les urines, déséquilibre intestinal, tension musculaire, douleurs articulaires, raideur de la nuque et des épaules, fatigue générale et rigidité mentale. 

Dans le second cas, cette rugosité est un signe de déséquilibre des fonctions circulatoires, excrétoires et nerveuses et on peut souvent constater un pouls irrégulier, une transpiration excessive, des mictions fréquentes, de la diarrhée, des vertiges, de l'hypersensibilité et de l'instabilité émotionnelle. 

Dans les deux cas, la condition peut s'améliorer par la réduction de la consommation de produits animaux, graisses et huiles, sucre, sucreries, fruits, jus de fruits, drogues ou produits chimiques et par la pratique d'un régime alimentaire équilibré. 

E. L'apparence pâteuse de l'épiderme. Cette condition est très répandue à l'heure actuelle. La peau paraît blanchâtre, flasque et manque d'élasticité. Elle se manifeste sur n'importe quelle partie du corps, mais plus particulièrement sur la partie avant du corps (visage, poitrine et zones abdominales). Ces troubles sont causés principalement par la surconsommation de produits laitiers, de farineux raffinés et de sucre. 

Cette condition de l'épiderme est le signe d'accumulation de graisses et de mucosités dans diverses zones du corps (sous le front, dans les cavités nasales, l'oreille interne, les seins, les poumons, le foie, la vésicule biliaire, les reins, l'utérus, les ovaires, la prostate et les glandes thyroïdiennes). Les symptômes qui accompagnent cette condition sont souvent le rhume des foins, des difficultés de l'ouïe, la toux, l'expectoration, les mucosités, la formation de kystes et de tumeurs aux seins, à l'utérus, aux ovaires ou à la prostate, la rigidité des artères, les pertes blanches, la formation de calculs rénaux ou biliaires, la fatigue générale, les pensées confuses et la paresse. Il y a aussi un potentiel de cancer. 

Il est possible de corriger cette condition en éliminant les graisses animales, les produits laitiers et les farineux raffinés, le sucre, et en réduisant les fruits et leurs jus, les boissons industrialisées et l'huile, et en augmentant les céréales et les légumes. 

2. La coloration de l'épiderme 
La teinte de l'épiderme varie selon les individus. Certaines différences sont bien connues comme par exemple : blanche pour les Caucasiens, plus foncée pour les Latins, jaune chez les Orientaux, cuivrée pour les peuples du Moyen-Orient, brune pour les Indiens, les peuples d'Amérique centrale et du Sud, foncée ou noire pour les Africains et noire bleutée pour les Aborigènes australiens. Cependant, ces différences ne sont pas seulement inhérentes aux races, puisque la coloration de la peau est influencée par l'environnement extérieur, la condition interne et l'alimentation. Schématiquement, les variations de la coloration de l'épiderme peuvent se résumer ainsi : 

  • Un climat froid et nuageux crée une peau blanche. 
  • Un climat plus chaud et ensoleillé, une peau plus foncée. 

  • Les aliments yang produisent un épiderme clair, 
  • Les produits yin produisent une peau plus foncée. 

Par exemple, les races noires originaires d'Afrique, développent une teinte foncée ou noire causée par un climat chaud et la consommation de tapioca, de bananes et d'autres produits tropicaux yin. Leur pigmentation tend à se modifier lorsqu'ils vivent en Amérique du Nord, où ils consomment plus de produits animaux yang, ainsi que des produits laitiers.

Chez les jaunes, il est bien connu que lors d'une installation dans une région enneigée, où ils consomment une alimentation plus salée et plus cuite, leur peau devient plus blanche. 

Les diverses colorations n'apparaissent pas seulement au niveau de l'épiderme, mais également sur tout le corps (cheveux, yeux, lèvres, ongles).


COULEUR DU DERME : 

• Rouge: Les vaisseaux sanguins apparaissent à la surface de la peau et parfois se sclérosent: c'est l'indice de la dilatation du système circulatoire et de l'affaiblissement du cœur; ne pas confondre avec une rougeur épisodique réactionnelle après un effort, une émotion, un verre d'alcool. Une rougeur permanente signale éventuellement une surcharge d'acides gras saturés dans les voies circulatoires, un excès de graisses animales. Il est prudent de faire une recherche du cholestérol pour le vérifier. 

• Brune ou sombre: peau souvent très exposée au soleil et criblée de tâches de rousseur, surtout dans la région des épaules et du visage. Ce genre d'épiderme dénote des troubles hépatiques et une tendance à l'abus des fruits. Lorsque la couleur est plutôt sombre c'est l'indice d'un mauvais fonctionnement des reins. 

En période estivale, certains citadins s'exposent abusivement au soleil et voient apparaître sur leurs mains des taches (fleurs de cimetière) qui peuvent évoluer ultérieurement en cancer de la peau. 

Dans les mêmes conditions, l'usage de certains médicaments tels que les sulfamides peut provoquer un eczéma et toutes sortes de marques tels des points blancs sur les épaules. La peau des roux et des blonds est particulièrement vulnérable et en tous cas les peaux sans pigments ne devraient pratiquement jamais se risquer à l'exposition solaire prolongée . 

  • Jaune: Un teint jaune indique des troubles de la rate/pancréas et de l'estomac. La teinte jaune pâle, exprime une perte d'énergie de la rate; un jaune verdâtre concerne une affection du foie, de la vésicule biliaire et du pancréas. Ces symptômes, sont occasionnés par un excès de viande, de sucre, et de sel ; à un degré avancé, cette couleur jaune vert apparaît dans le blanc des yeux. 


  • Verte: couleur généralement associée aux troubles du foie, elle est aussi la couleur typique annonçant une dégénérescence cellulaire. Quand elle apparaît sur le côté droit du visage, le risque d'une tumeur maligne du poumon n'est pas à écarter. Le côté gauche du visage concerne plus spécifiquement les troubles du foie; le menton, relève des reins. Lorsque la couleur verte apparaît sur le dos des mains, ce peut être l'indice d'un cancer des intestins. 





• Bleue ou violette: Couleurs fréquentes chez les personnes âgées ; elles indiquent la dilatation du cœur et une tension artérielle supérieure à la normale. La couleur violette est le signe d'une atteinte très avancée, surtout lorsqu'elle apparaît sur le bout du nez. . 

• Grise : Il n'est pas rare de voir un teint gris associé à une humeur maussade. C'est l'indice d'un mauvais état de santé autant que d'un état dépressif. Dans ce cas, l'atrophie du foie est concernée ainsi que l'état de constipation chronique. 

• Blanche: teinte laiteuse. En différents endroits des marbrures se dessinent au niveau des jambes et des avant-bras. Les pommettes des joues sont rosées, parfois rouges. trop riche en produits laitiers.


En résumé, la peau est un merveilleux système capable de traduire par d'innombrables messages, les troubles particuliers ou globaux de l'organisme. Elle, seule, peut résoudre toutes les évacuations non résolues par les divers émonctoires. Tant que la transpiration s'effectue normalement, la santé reste intacte. Elle décline lorsque la sueur stagne, ce qui peut être da à un excès de froid humide, à l'angoisse, à la peur ou à l'emploi de crèmes "cachemisère" qui obstruent les pores de la peau. 


APPRECIATION DE LA QUALITE DE LA PEAU 

Deux procédés de palpation seront associés afin d'apprécier l'élasticité, la souplesse et la tonicité de la peau: 

- PINCER-TIRER 

- PALPER-ROULER 

Pincer-tirer: En différents endroits du corps saisir une portion de la peau, la maintenir entre le pouce et l'index. Le pli formé du derme et du tissus sous cutané se soulève, en général, facilement. Parfois, le pli ne peut se former soit que la peau soit trop épaisse, soit que le tissus sous cutané adhère au plan sous-jacent. Normalement, la peau soulevée sans résistance est lâchée et elle s'étale instantanément dans sa position initiale. 

Palper-rouler: Comme pour apprécier la qualité d'une étoffe épaisse saisir un large pli de la peau entre la pulpe du pouce et les autres doigts. LE PALPER-ROULER, effectué lentement, met en évidence la consistance, les granulations, les nodosités ou les noyaux cellulitiques. Lorsque la peau a une apparence malsaine il convient de ne pas trop serrer entre les doigts et d'explorer avec précaution, selon la sensibilité des zones explorées. 

LES INTESTINS 

Tout le travail interne de l'organisme consiste à consommer, assimiler, investir, répartir. Un merveilleux travail de transformation se produit dans notre appareil digestif de la bouche à l'estomac, de l'estomac à l'intestin. L'intestin, du pylore à l'anus, est un conduit de 9 à 10 m de long comprenant l'intestin grêle qui s'élargit pour former le gros intestin. 

L'examen de la coupe de la cavité intestinale fait ressortir de l'extérieur vers l'intérieur, deux couches de fibres musculaires, l'une longitudinale, l'autre circulaire: le tissu conjonctif et des villosités.





Ces villosités s'étalent comme des racines sur la paroi interne de l'intestin grêle, et en tapissent les moindres replis sur une superficie de 50 m2 ; il en existe jusqu'à 3000 au cm2. L'observation microscopique d'une villosité fait apparaître que celle-ci fonctionne comme une algue. Elle est capable d'absorber des éléments nutritifs, ensuite utilisés par l'organisme pour la construction de ses tissus et de ses cellules. 

Les cheveux sont les pendants des villosités intestinales.  Leurs disparitions partielle ou totale (chauve) démontrent l’état réel de la paroi interne de l’intestin grêle. Actuellement énormément d’hommes sont chauves. Cela provient d’une mauvaise alimentation et d’un excès de boisson, abus de café, de sucre, d’alcool, de jus de fruit, etc. qui détruisent les villosités.

Moins il y a de villosités dans les intestins, moins l´assimilation des nutriments s’effectue correctement.

Résultat : il devient nécessaire de manger de plus grande quantité de nourriture ce qui contribue une atonie intestinale.

Un autre nutriment, autrefois inoffensif, et devenu l’ennemi public N°1 de nos intestins : LE GLUTEN - 

Le gluten est la fraction protéique insoluble du grain c'est-à-dire la substance azotée visqueuse, obtenue par lavage à l’eau d'une pâte de farine panifiable, tirée de certaines céréales comme le blé ou le seigle et dans une moindre mesure l´orge.
Il est principalement constitué de deux protéines : la gliadine et la gluténide. Ce sont ces protéines insolubles qui donnent à la farine des propriétés visco-élastiques, exploitées en boulangerie lors du pétrissage de la farine avec de l'eau et qui permettront à la pâte de lever lors de la fermentation.

Les céréales panifiables, contiennent toutes du gluten. Cet élément constitue 80% des protéines du blé, tiré en particulier des gliadines et gluténines. On trouve également des protéines albumines et globulines. Seules les gliadines sont allergènes mais leurs natures et proportions varient selon l'espèce de blé. Les blés anciens contiennent deux à trois fois moins de gliadines. 

Certaines personnes présentent une intolérance au gluten appelée maladie coeliaque.

Cette maladie est une intolérance permanente à l'une des fractions protéiques (la gliadine) du gluten contenues dans le blé, le seigle, l'orge et l'épeautre. Elle provoque une atrophie des villosités intestinales au niveau de l´intestin entraînant une destruction de la paroi. Par conséquent, certains nutriments (calcium, vitamines, fer...) sont mal absorbés et provoquent de graves carences.

Le seul traitement aujourd'hui est un régime strict sans gluten à vie. 

En effet, aucun traitement médicamenteux n’existe.

Seule possibilité, consommer du pain ou des pâtes fabriqués avec d´anciennes variétés de blé.

Un boulanger bio explique pourquoi le blé et le gluten sont devenus toxiques 




L´URINE

Dans les médecines anciennes et traditionnelles, l'examen des urines est fréquemment utilisé en vue de l'établissement du diagnostic autant que du pronostic. Selon l'état pathologique, la couleur des urines change de même que l'odeur.. 

La couleur normale des urines est blonde légèrement dorée (comme une bière blonde). L'aspect très limpide indique une carence en minéraux. 

Parmi les troubles urinaires, les cystites se manifestent par des sensations de brûlure au moment de l'émission, accompagnée parfois de dépôts. 

La formation des calculs urinaires est du aux excès de boissons, à la stagnation de l'urine et à l'inflammation de l'appareil urinaire. 

Il faut signaler que la présence d'un calcul se manifeste notamment par des cystites à répétition, que rien ne soulage complètement. Si le calcul migre vers la vessie, le sujet atteint fait une crise de coliques néphrétiques qui se manifeste par deux signes : 

  1. une douleur très vive qui irradie du bas du dos vers le pli de l'aine, et la face interne des cuisses. 
  2. l'agitation physique: le sujet "ne tient pas en place". Toujours est-il que tout calcul aboutit fatalement à une altération du rein; 


Il existe trois formes de calculs: 

- Les phosphates, calculs plutôt volumineux et de forme arrondie. Ils sont très fréquents et ils peuvent résider très longtemps dans les reins. 

- Les oxalates, véritables petits oursins, provenant de la consommation excessive de chocolat, de rhubarbe et d'oseille. 

Les urates, de plus en plus fréquents dans notre civilisation habituée à consommer dans des proportions exagérées viande, charcuterie, lait et fromage.









Il est bien connu qu'il y a un certain nombre de facteurs qui peuvent contribuer à la formation de calculs rénaux. La composition chimique peut varier. Les pierres de calcium (dont la composition majeure est l’oxalate de calcium) sont peut-être le type de calcul le plus souvent trouvé chez les patients. Leur formation est largement liée à la forte concentration de calcium ou oxalate dans les voies urinaires. 


Ces phénomènes peuvent être entraînés par un certain nombre de facteurs, comme la consommation excessive d’aliments riches en oxalate (qui peuvent être trouvés dans les épinards, les noix, le chocolat, les pommes de terre, le soja, les haricots et les fraises), des apports excessifs de suppléments en vitamine D et certains troubles digestifs qui rendent l’intestin plus actif, provoquant une augmentation de l'absorption du calcium ou d'oxalate.


Dans la généralité des cas d'affaiblissement de la fonction rénale, apparaissent des cernes bleutés ou noirs sur la face antérieure de la paupière inférieure, des maux de tête répétés, des douleurs sourdes au dessus de la région lombaire, une somnolence dans la journée, des troubles visuels et auditifs, un gonflement des chevilles et des jambes (œdème), une sensation de grande fatigue, des mictions rares et réduites en quantité ou inversement et bien sûr une augmentation d'urée dans le sang. 


En conclusion, pour un meilleur fonctionnement de notre organisme, il est nécessaire d'entretenir les émonctoires et d'en bien surveiller en permanence le fonctionnement. 

On pourrait dire en un sens que l'art de conserver la santé consiste à donner au corps ce qui lui manque et à le débarrasser du superflu. 

Il convient aussi que le corps ne soit ni surchargé de ce qu'il absorbe, ni épuisé par ce qu'il évacue. 

LE REIN 

Le rôle du rein ne se réduit pas à une fonction d'élimination. Le rein sélectionne, réabsorbe et rejette. Au stade de la sélection, le rôle du rein est d'apprécier la quantité de substances nécessaires à l'organisme: eau, glucose, phosphates, sulfates, sodium, potassium, sels minéraux. Grâce à lui les surplus sont éliminés. Cependant, incorporer trop se sel à notre nourriture, correspond à submerger le rein sous une masse de sodium. En conséquence il se dilate car le rein n'est pas conçu pour éliminer des doses importantes de sel; l'homme, dans une société primitive, ne faisait pas usage de sel; il était pourtant doté de reins. Disons qu'en proportion raisonnable le sel soutient l'activité rénale, et aussi le cœur: à chacun d'étudier ce qui lui convient. 

L'ABUS DU SEL 

En dehors de toute affection concernant les voies respiratoires l'abus de sel est signalé par des éternuements répétés, car le sel agit sur les muqueuses pulmonaires, tissus fragiles entre tous! Il est néfaste pour les asthmatiques. L'excès de sel diminue en outre l'efficacité de l'odorat et du goût ; il hypertrophie les glandes salivaires, irrite les muqueuses du palais, fait éclater les capillaires, provoque des phénomènes inflammatoires ou infectieux. 

Abuser du sel (s'il domine la "palette des saveurs"), c'est risquer non seulement de nuire au fonctionnement rénal mais aussi de perturber l'activité sexuelle; chez la femme la conséquence peut être une réduction des sécrétions lubrifiantes vaginales et chez l'homme l'éjaculation précoce. 

Les néphrons 

Le rein se comporte comme un véritable filtre capable d'éliminer les déchets toxiques accumulés dans le sang. Comparables aux intestins, les reins disposent d'un système filtrant autonome composé de 13.100 néphrons, constituant deux milliards d'unités cellulaires. 

Chaque néphron est constitué d'un filtre, le glomérule, se prolongeant par un tuyau sinueux: le tubule. Chaque minute, un livre de sang traverse les deux reins dont le dixième passant dans le filtre du néphron est éliminé. 

Donc le rôle du rein n'est pas exclusivement d'éliminer mais d'épurer et de réabsorber plus de 99 % du liquide sanguin. Comme s'il possédait la connaissance innée des besoins fondamentaux de l'organisme, le filtre rénal décide de réabsorber ou de rejeter les éléments tels que l'urée, l'eau, le sel, le potassium; il y a excès d'urée lorsque la fonction d'élimination du rein est insuffisante et que le foie en produit trop. 

Pour déterminer si les reins fonctionnent de façon non satisfaisante, plusieurs signes sont à prendre en considération: 

- une lourdeur, de part et d'autre de la colonne, à la hauteur des dernières vertèbres dorsales et des premières lombaires. 

Les taches sur l'épiderme 

Un grand nombre de taches peuvent apparaître sur l'épiderme pendant la durée de la vie. A la naissance, nous n'avons généralement pas de taches, mais il peut y avoir des exceptions. Quelquefois un nouveau-né peut avoir une tache verte en bas des fesses, connue sous le nom de « marque de Mongol» chez les Asiatiques, ou bien nous pouvons observer des taches rouge vif ou marron sur certaines parties du corps lorsque la mère a pris des drogues ou des médicaments pendant la grossesse. La « tache de naissance» est un de ces cas. Pour les mêmes raisons, un nouveau-né peut avoir des taches noires connues sous le nom de « grains de beauté ». Elles signifient que la mère a été malade ou a eu une fièvre élevée pendant la grossesse, mais ceci est relativement rare. 

La plupart des grains de beauté apparaissent après la naissance, puisqu'ils sont une élimination de certains excès causés par un déséquilibre alimentaire ou par le réajustement d'une maladie. Les exemples suivants illustrent les variations de couleur des taches de l'épiderme. 

A. Les taches noires. Plus connues sous le nom de «grains de beauté», elles apparaissent généralement sur les points d'acupuncture et sur les méridiens à travers lesquels l'énergie vitale pénètre et est évacuée du corps, et également la jonction des tissus reliés. 

Elles reflètent l'élimination des carbones composés, produite par la consommation d'excès d'hydrates de carbone, de protéines et de graisses contenus dans l'organisme. Par conséquent, elles apparaissent souvent après une maladie accompagnée de forte fièvre, comme dans le cas de la pneumonie, la bronchite, la fièvre stomacale ou intestinale, les infections des reins et de la vessie. En observant l'emplacement de ces taches, et surtout sur quel méridien elles surgissent, il est possible de déterminer quel organe était concerné lors de la maladie. Par exemple, des taches noires sur le méridien du poumon prouvent qu'une pneumonie ou une bronchite se sont déclarées dans le passé. Le même genre de taches, mais sur la zone de la poitrine, révèle qu'il s'agissait d'une maladie infectieuse de la région du cœur. 

Par conséquent, chaque grain de beauté du visage peut refléter une faiblesse de certains systèmes, organes ou glandes, et les tendances physiques et mentales en découlant. En observant attentivement l'emplacement de ces taches, nous pouvons développer notre compréhension du caractère de chaque personne.

Exemples de grain de beautés sur le visage.



B. Les taches brunes foncées (ou taches de rousseur) sont très répandues à notre époque. Elles surgissent sur les zones périphériques du corps les plus exposées (visage, mains, bras, épaules et diverses parties du corps). Généralement elles ont tendance à apparaître sur la partie supérieure du corps et ceci est dû à leur cause. 

Les taches de rousseur sont une élimination de surplus d'hydrates de carbone, surtout les mono et disaccarides (sucre raffiné, miel, fructose, lactose). Le caractère yin de ces substances est attiré par le soleil yang et c'est ainsi que les taches de rousseur apparaissent le plus souvent en été. Il y a quelques générations, on les appelait «taches de mort», surtout lorsqu'elles étaient d'une taille assez grande et sur le dos des mains. Les personnes vivant dans un climat sombre et nuageux, ou qui ne consomment pas ces sucres n'ont habituellement pas beaucoup de taches de rousseur. L'élimination de ces produits de l'alimentation peut faire disparaître graduellement les taches de rousseur. 

L'apparition de ces taches sur certains méridiens, ou zones correspondant à divers organes, est un signe de surconsommation de sucre affectant les organes en question. Par exemple, les taches de rousseur situées sur le dos des mains et des bras, sur les méridiens du gros intestin, reflètent des fonctions intestinales quelque peu déséquilibrées par l'excès de sucre, il en va de même si elles surgissent sur les épaules. 


C. Les grains de beauté proéminents sont en fait de minuscules protubérances brunes foncées reflétant l'excès de protéines. Ces accumulations de protéines ne proviennent pas nécessairement de la consommation de protéines elles-mêmes, mais aussi de surconsommation en général, surtout d'hydrates de carbone et de graisses. C'est la raison pour laquelle, dans l'ancien Orient, ces protubérances étaient connues comme le signe d'une nature égocentrique. Ces grains de beauté peuvent se résorber naturellement et disparaître si le régime alimentaire est correctement modifié. 

Leurs emplacements peuvent être situés (1) sur les méridiens et (2) suivant certains muscles. Dans le premier cas les fonctions organiques correspondantes au méridien concerné ont été troublées par l'excès de protéines ou par une suralimentation générale. Dans le second cas, l'organe correspondant à cette zone a été atteint par les mêmes causes.



Mélanomes :   Ce type de cancer est très dangereux , il n’y a rien à faire pour ce cancer, ni opération, ni rayons, ni chimie.




Carcinomes épithéliaux sans métastase, les plus répandus.

Moins dangereux que le précèdent, il nécessite néanmoins un traitement rapide et efficace. (voir le traitement macrobiotique sous la rubrique « Soins et traitements »)





D. Les verrues peuvent avoir la même coloration que la peau, ou légèrement plus foncée. Elles sont plus molles que les grains de beauté et ont une forme irrégulière. La cause fondamentale des verrues réside dans la combinaison de protéines et de graisses en excès, ou dans la suralimentation en général. Cependant, elles surgissent le plus souvent chez les personnes consommant de grandes quantités de graisses ou de sucre. Elles peuvent disparaître avec une alimentation correcte. 


Les verrues apparaissent plus particulièrement sur la partie supérieure du corps dû à leur nature yin et peuvent se manifester irrégulièrement et sans rapport apparent avec l'emplacement des méridiens et de leurs points (comme dans le cas des taches de rousseur). Elles reflètent des troubles généraux des fonctions digestives, circulatoires et excrétoires. Les organes spécialement concernés sont le gros intestin, qui dans ce cas est stagnant, ou les reins accumulant des graisses. Les personnes développant des verrues sont sujettes aux kystes, tumeurs et cancers des seins, du côlon et des organes reproductifs, ainsi qu'aux maladies de la peau, à l'indigestion et aux infections des voies urinaires. 






E. La nature des boutons est plutôt yin par conséquent ils apparaissent surtout sur la partie supérieure du corps. Il sont provoqués par l'excès de graisses, de sucre et de produits farineux. Généralement leur couleur est rouge ou blanche, causée par l'expansion des capillaires sanguins ou des tissus graisseux. Les boutons se manifestent plus particulièrement sur les joues, le front, le nez, la région entourant la bouche, les mâchoires, les épaules, la poitrine ou le dos. Leur emplacement traduit des troubles des organes correspondants par l'accumulation de graisses et de mucosités, par exemple : 

Emplacement Organe     ou       région du corps atteint 

Front                                       La région intestinale   
Joues                                      La région des poumons   
Nez                                         La région du cœur   
Autour de la bouche               La région reproductive   
Mâchoires                               La région rénale   
Épaules   Le tube digestif   
Poitrine   Les régions des poumons 
Dos   La région des poumons   

Les boutons peuvent être éliminés en évitant les aliments contribuant directement à l'accumulation de protéines, de graisses, de mucosités et d'excès de liquide dans ces organes ou systèmes. 


F. Les varices surgissent la plupart du temps à l'intérieur et sur le dos des jambes et elles apparaissent comme des veines en expansion. Leur couleur peut être vert clair, bleu clair, rouge foncé et dans certains cas violet foncé. Les femmes en sont souvent affectées lors d'une grossesse. 


Cette condition reflète des troubles de la digestion intestinale et des fonctions excrétoires, et elle est souvent accompagnée de problèmes du foie, de la vésicule biliaire, de la rate/pancréas. Les migraines et les fonctions reproductives irrégulières sont également possibles. 




Les varices sont produites par l'excès de liquides (toutes les boissons et jus de fruits), mais l'huile peut aussi les provoquer. 


Cette condition peut être améliorée en réduisant graduellement ces aliments et boissons, et également en diminuant les produits animaux et le sel. Il est possible d'activer la circulation sanguine par des applications chaudes externes. 











J. L'eczéma. Les zones sèches et protubérantes de l'épiderme pouvant être blanches, jaunes ou rouges, sont très courantes à l'heure actuelle. Elles reflètent la très forte élimination d'excès graisseux, provoqués surtout par les produits animaux et, plus particulièrement par les produits laitiers. Parmi eux, le fromage est le principal agent de cette condition, bien que les œufs cuits avec du beurre puissent aussi y contribuer. 

Cette condition révèle des troubles des fonctions circulatoires et excrétoires, une accumulation de graisses et de cholestérol dans les organes principaux (cœur, foie et reins) et une tendance aux kystes, tumeurs ou cancers. On peut souvent observer d'autres symptômes comme le durcissement des artères, les pellicules, la peau sèche, l'insomnie et l'insécurité émotive. 


L'eczéma peut être réduit en éliminant tous les aliments gras et en augmentant la consommation des céréales, des légumes et des algues. 




Toutes les anomalies de l'épiderme, y compris celles décrites plus haut, sont les manifestations des rapports existants entre l'environnement interne (l'organisme) et externe. Si le régime alimentant l'organisme est adapté aux variations de l'environnement externe (saisons, climat, temps), et qu'il correspond à l'activité physique et mentale quotidienne, l'épiderme peut maintenir une condition saine et stable, reflétant un terrain en bon équilibre. 










Prochain article à suivre dans la rubrique diagnostic : 
N° 11 - Le système digestif.









Gérard Wenker -  février 2016 - La Sarraz 1315 - CH.










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Prochain article :


N° 11 –  SANPAKU ET MALADIES DE L'OEIL.