mercredi 24 mai 2017

L’OGRE BIG-PHARMA



C'est qui ce grand bonhomme ?


         Je n’hésite pas à dupliquer pour vous visiteurs et amis lecteurs de mon blog ALERTE cette lettre très instructive sur les pratiques de  l’ogre Big-Pharma qui finira par tous nous assujettir pour son unique profit. 


Bonjour,

Je ne sais pas si vous êtes un lecteur de Jean-Marc Dupuis, mais ses lettres me font parfois l'effet d'un uppercut au foie !

Elles me coupent le souffle car il arrive à décrire avec maestro l'arrière du décor de la santé publique et la corruption, tant morale que financière, de Big Pharma !

Très souvent, après l'avoir lu, je me dis "Mais, ils nous prennent vraiment pour des crétins ! Pourquoi les gens se laissent-ils faire ? C'est leur vie, leur santé, qui est en jeu ! Qu'ils se mettent tous à la médecine chinoise, zut alors !".
Mais à la lecture de sa lettre du 21 mai, intitulée trop sagement à mon goût "Nouvel assaut contre les médecines naturelles", je ne peux pas.

Non, là c'est trop. Ce n'est plus pour des "crétins" qu'ils nous prennent, mais pour leurs "choses", leurs "objets" d'expériences qu'ils aimeraient sans doute parquer dans des camps spéciaux pour mieux nous imposer ce qu'ils souhaitent et pour mieux nous surveiller !
Lisez plutôt : 
"Deux chercheuses, Jessica Martucci et Anne Barnhill, ont publié un article dans la revue scientifique Pediatrics, consacrée à la santé des enfants, où elles dénoncent tout usage du mot « naturel » dans le cadre médical. 
Leur conclusion est même qu'il faudrait interdire les mots « naturel », « non naturel » et même « nature » dans toute communication scientifique ou médicale officielle. 
Leur raisonnement est le suivant. Il part de la question de l'allaitement et de la vaccination : 
« Promouvoir l'allaitement maternel comme la solution “naturelle” pourrait être problématique sur le plan éthique et, plus troublant encore, cela pourrait encourager la croyance selon laquelle les approches “naturelles” sont supposées meilleures pour la santé. Cela peut aller à l'encontre d'objectifs de santé publique dans d’autres contextes, en particulier la vaccination des enfants. » 

Elles ajoutent : 
« Les études ont montré que les parents qui étaient rétifs à l'égard de la vaccination avaient tendance à vivre dans des réseaux d'individus partageant leurs opinions et entretenant des croyances similaires. Ces poches de résistance à la vaccination ont tendance à se recouper avec celles qui pratiquent ou s'intéressent aux médecines complémentaires et alternatives, qui manifestent du scepticisme face à l'autorité institutionnelle et qui ont une forte implication et un grand intérêt pour les connaissances en matière de santé, l'autonomie et l'adoption d’un mode de vie sain. » 



     Oui, vous ne rêvez pas. Pour ces chercheuses, les personnes qui cherchent à accroître leurs connaissances en matière de santé, à vivre sainement et de façon plus autonome, sont présentées comme dangereuses ou, pour le moins, suspectes (et donc à surveiller). 

Leur raisonnement repose sur une mise en parallèle abusive et trompeuse entre l'allaitement, d'une part, qui est une pratique qui ne pose aucun problème, et la vaccination, de l'autre, qui, elle, comporte des risques reconnus par les études et indiqués sur la notice même des produits ! 

Plus loin, les chercheuses précisent leur pensée : 
« L'idée de “naturel” implique une notion de pureté, de bonté, d'innocuité. En revanche, les substances synthétiques, les produits et technologies fabriqués en masse par l'industrie (notamment les vaccins) sont considérés comme “non naturels” et suscitent des soupçons. Une partie de ce système de valeurs repose sur l'idée que ce qui est “naturel” est plus sûr, meilleur pour la santé et moins risqué. Ce problème du naturel opposé au non-naturel concerne un grand nombre de questions médicales et scientifiques actuelles au-delà de la vaccination, dont le rejet des aliments génétiquement modifiés, une préférence pour le bio plutôt que pour la nourriture issue de l'agriculture conventionnelle, et le rejet des technologies d'assistance reproductive, ainsi que des inquiétudes sur les toxines dans l'environnement et l'ajout de fluor dans l’eau du robinet. » 

Mais les chercheuses ne se contentent pas de mettre dans le même sac la méfiance à l'égard des OGM, les toxines dans l'environnement, la vaccination et la préférence pour l'allaitement. 
Elles franchissent un pas supplémentaire dans le ridicule en accusant les partisans de la santé naturelle de favoriser les préjugés… sexistes ! 

« Faire un parallèle entre nature et maternité peut involontairement encourager le préjugé de déterminisme biologique sur les rôles du père et de la mère dans la famille (par exemple, que les femmes seraient plus aptes à s'occuper des enfants). Faire référence à l'aspect “naturel” dans la promotion de l'allaitement pourrait alors, involontairement, promouvoir un ensemble de valeurs controversées sur la vie de famille et le rôle de chaque genre, ce qui serait éthiquement inacceptable. Brandir le mot “naturel” est aussi déplacé parce qu'il n’a pas de définition claire. Pour des raisons similaires, le récent rapport de bioéthique Nuffield affirme que les agences publiques, les gouvernements et organisations contribuant aux débats politiques et publics sur la science, la technologie et la médecine devraient éviter l'usage des termes “naturel”, “non-naturel” et “nature”, à moins de désigner explicitement les valeurs et les croyances qui les sous-tendent. »  

Moi, cela me fait froid dans le dos ! La dictature est là, bientôt nous n'aurons même pu le droit de réfléchir, de choisir comment nous soigner. Et je repense à Benjamin Rusch, signataire de la déclaration d'indépendance des Etats-Unis d'Amériques "Si nous n'y prenons pas garde, les médecins finiront pas instaurer une dictature ».

Patrick Ledrappier


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Pour aller plus loin :



G.W. - Mai 2017

Patrick Ledrappier